La Vuelta n'en est qu'à sa première semaine et déjà deux étapes se sont terminées au sommet. Huit autres arrivées en montagne suivront. " Ce parcours très exigeant a découragé de nombreux coureurs qui font des championnats du monde leur objectif ", explique le sélectionneur belge Carlo Bomans, qui divulguera le 10 septembre les neuf coureurs qui représenteront notre pays à Valkenburg. " Le Tour d'Espagne ne veut apparemment plus être une course de préparation. Bien sûr la Vuelta compte suffisamment de vedettes qui coloreront la course à étapes. Mais c'est dommage que l'équilibre entre montagne, étapes de transiti...

La Vuelta n'en est qu'à sa première semaine et déjà deux étapes se sont terminées au sommet. Huit autres arrivées en montagne suivront. " Ce parcours très exigeant a découragé de nombreux coureurs qui font des championnats du monde leur objectif ", explique le sélectionneur belge Carlo Bomans, qui divulguera le 10 septembre les neuf coureurs qui représenteront notre pays à Valkenburg. " Le Tour d'Espagne ne veut apparemment plus être une course de préparation. Bien sûr la Vuelta compte suffisamment de vedettes qui coloreront la course à étapes. Mais c'est dommage que l'équilibre entre montagne, étapes de transition et finish au sprint soit perdu. " La Vuelta est depuis des années la meilleure préparation au mondial : cela a toujours été le crédo de Bomans. " Et c'est toujours le cas ", assène l'ex-coureur. " Le plus grand avantage de disputer un grand tour est qu'il faut être tous les jours en forme sur le vélo. Même lorsqu'il pleut par exemple. On y est également très bien soigné. Celui qui termine la Vuelta en ressort en principe plus fort. "Même pour des coureurs de grands tours comme Jurgen Van den Broeck, Thomas De Gendt et Maxime Monfort, la combinaison Vuelta-Mondial est aujourd'hui plus abordable. " Auparavant, celui qui visait une belle place à Vuelta n'était nulle part au mondial ", poursuit Bomans. " Mais depuis deux ans, une semaine supplémentaire sépare les deux épreuves, ce qui laisse quinze jours de récupération aux coureurs. " A l'exception de Philippe Gilbert, la plupart de nos meilleurs coureurs ne sont pas présents en Espagne. Cela inquiète-t-il le sélectionneur ? " Non, pas vraiment. Cela dépend beaucoup du type de coureur. Les bons grimpeurs comme Gilbert digèrent bien mieux une Vuelta que ceux qui doivent se battre tous les jours pour arriver avant le camion-balai. " Le seul problème qui se pose au cycliste qui fait l'impasse sur la Vuelta, c'est de trouver une alternative valable en guise de préparation. C'est le cas de Tom Boonen, entre autres, qui prend aujourd'hui le départ du Tour du Danemark. " Lorsque l'on ne prend pas le départ de la Vuelta, il faut de toute façon beaucoup voyager ", explique Bomans. " Certainement si l'on s'inscrit aux épreuves canadiennes du WorldTour comme Greg Van Avermaet, Jürgen Roelandts et Jelle Vanendert. C'est parfois plus fatigant que la Vuelta, où on peut se contenter de manger, boire, rouler et dormir. " De plus, on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait profusion de courses à étapes de haut niveau en cette période de l'année. " Le Tour de Pologne était traditionnellement une bonne alternative mais les organisateurs polonais ont déplacé leur épreuve au début août et cette année, en raison des Jeux olympiques, carrément en juillet. " D'où la conclusion du coach fédéral : " Les coureurs qui ont disputé le Tour d'Espagne ont une longueur d'avance. La question est de savoir si cette longueur sera suffisante lors des championnats du monde à Valkenburg. L'an dernier, Mark Cavendish décrocha le maillot arc-en-ciel alors qu'il n'avait roulé que quatre jours à la Vuelta. Mais soulignons que le parcours de Copenhague était plat et n'avait rien de comparable à celui de Valkenburg. " BENEDICT VANCLOOSTER