Plusieurs entraîneurs ont reçu pour mission de refaire de Waasland-Beveren une équipe stable, ces dernières années. En moyenne, ils ont à peine tenu une saison. Le prochain est Clement, dont c'est le premier poste d'entraîneur principal. Il a préféré la continuité à l'embauche de huit ou dix footballeurs. Il a repris un ancien T1, Geeraerd, comme adjoint.
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Plusieurs entraîneurs ont reçu pour mission de refaire de Waasland-Beveren une équipe stable, ces dernières années. En moyenne, ils ont à peine tenu une saison. Le prochain est Clement, dont c'est le premier poste d'entraîneur principal. Il a préféré la continuité à l'embauche de huit ou dix footballeurs. Il a repris un ancien T1, Geeraerd, comme adjoint. La saison passée, pour résoudre le problème des gardiens, le club a loué Köteles, du RC Genk, fin août. Le Hongrois a apporté de la stabilité à la défense mais comme il a 33 ans, le club a préféré ne pas poursuivre la collaboration. Goblet a été le numéro un pendant les derniers matches amicaux, même s'il sait qu'il va écoper d'un solide concurrent. Le Freethiel est en train de scanner le marché des portiers et cherche un gardien qui sache participer au jeu. Pour le reste, les défenseurs de la saison écoulée sont restés. Clement avait notamment posé une exigence : mettre fin au transfert d'une douzaine de joueurs chaque saison. Clement est partisan de la continuité, pas de la révolution. L'international luxembourgeois Jans suscitait de l'intérêt mais est resté. A l'arrière gauche, Demir est une certitude et au centre, Camacho apporte son expérience et son jeu de position tandis que Buatu est fort dans les duels. Moren, à la porte de l'équipe nationale de Finlande depuis quatre ans, constitue une bonne doublure, comme le jeune Caufriez, formé par Anderlecht et un moment par le Standard. Seul bémol dans cette ligne : il n'y a pas de véritables doublures aux deux valeurs sûres des flancs. Dans un premier temps, Clement veut procéder en 4-3-3, un système qu'il estime facile à assimiler, d'autant que les postes sont faciles à occuper en perte de balle comme en possession. Six joueurs entrent en ligne de compte pour les trois positions : Seck, Cools, Michel et Marquet pour les deux places devant la défense (dans un groupe qui doit miser sur la transition et un jeu compact, le triangle aura plutôt deux éléments contrôleurs). Un cran plus haut, l'arrivée et l'adaptation du Japonais Morioka constituent un gros point d'interrogation. Il débarque de Pologne, avec pas mal de lettres de noblesse. Ce n'est toutefois pas une garantie de succès, comme le Freethiel le sait. Il va bientôt disposer d'un renfort pour l'axe, Van Damme, qui vient de Malines après quelques péripéties. Polyvalent, De Schutter peut jouer à plusieurs positions mais il est blessé pour un certain temps encore. On ne sait pas non plus comment Vanzo se rétablira de ses problèmes de genou. Ici non plus, le club n'avait pas achevé ses devoirs la semaine passée. Langil avait laissé un trou sur l'aile gauche la saison passée, un vide comblé par son retour, sur base d'une location, en hiver. Il est reparti et les Waeslandiens cherchent un remplaçant. En attendant, Dhondt et surtout Ampomah profitent de ce vide et de l'effet de surprise. A droite, Boljevic (encore ailier gauche la saison passée mais Clement le voit mieux à droite) et Myny luttent pour le poste de passeur de Gano. L'avant doit plus que jamais être le maître-atout de Waasland-Beveren. Il marque bien à partir de certains mouvements mais le nouvel entraîneur veut qu'il soit plus surprenant en variant ses attaques. Cerigioni reste une alternative intéressante. Beaucoup de jeunes talents sont restés, tout le monde se connaît et l'équipe peut éventuellement viser plus haut qu'une 13e ou 14e place. Le club veut vivre une saison paisible et atteindre la dixième place.PETER T'KINT