Même si on ne s'intéresse pas à la conquête de l'espace, les aventures actuelles de l'équipage liégeois font penser aux cinq glorieuses de René Hauss (coach de 1968 à 73) qui a marché sur la Lune : trois titres consécutifs (1969, 70, 71), vice-champion (1973), deux finales de Coupe de Belgique (défaites 1-0 et 2-1 contre Anderlecht en 1972 et 73). En 1969, Hauss était le Neil Armstrong de Sclessin et Laszlo Bölöni doit, quelque part, l'imiter en décrochant, pour la deuxième fois de l'histoire du club, un triplé à l'échelle nationale tout en progressant sur la scène européenne. Le T1 des Balkans a fait fructifier le magnifique héritage laissé par Michel Preud'h...

Même si on ne s'intéresse pas à la conquête de l'espace, les aventures actuelles de l'équipage liégeois font penser aux cinq glorieuses de René Hauss (coach de 1968 à 73) qui a marché sur la Lune : trois titres consécutifs (1969, 70, 71), vice-champion (1973), deux finales de Coupe de Belgique (défaites 1-0 et 2-1 contre Anderlecht en 1972 et 73). En 1969, Hauss était le Neil Armstrong de Sclessin et Laszlo Bölöni doit, quelque part, l'imiter en décrochant, pour la deuxième fois de l'histoire du club, un triplé à l'échelle nationale tout en progressant sur la scène européenne. Le T1 des Balkans a fait fructifier le magnifique héritage laissé par Michel Preud'homme (champion en 2008) mais le plus difficile n'est-il pas à venir ? A-t-il assez d'armes pour gagner sa deuxième guerre des étoiles ? En n'encaissant que 26 buts (en 34 matches), ce secteur fut le meilleur de l'élite et assuma un rôle considérable la saison passée. Ce pan de l'équipe suscite désormais des inquiétudes. Le départ d' Oguchi Onyewu (fin de contrat) vers l'AC Milan a laissé un chantier au c£ur de la défense. Ce thème de réflexion est important, peut-être vital. L'Américain s'était élevé au-dessus de la mêlée et contrôlait à la perfection tout le trafic aérien défensif. Le duo Mohamed Sarr- Tomislav Mikulic devrait s'installer dans l'axe en misant sur son métier et un an de vie en commun à l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Le Sénégalais est à la recherche de son aura après une saison en demi-teinte. Le Croate aura-t-il plus de galons que ceux de dépanneur hyper professionnel ? En cas de soucis dans les airs, le Brésilien Alex Moraes ou Eliaquim Mangala peuvent rendre service mais leur inexpérience au top pose un problème. Marcos est une certitude à droite, comme Sinan Bolat devant les filets. Landry Mulemo a pris ses habitudes à gauche mais il devra tenir compte de la concurrence de Cédric Collet quand l'ex-Montois aura assimilé les secrets de son nouveau job d'arrière gauche. Cette ligne a résolu un gros problème la saison passée : le transfert de Marouane Fellaini à Everton. Steven Defour a bien évolué en devenant un accélérateur de jeu, un roquet qui sait mettre la pression sur le porteur du ballon adverse. Il est la dynamo du Standard. Dans l'axe, Axel Witsel complète de mieux en mieux le jeu de son capitaine. Malgré une baisse de régime après la conquête du Soulier d'Or, il a progressé en dépouillant son jeu mais devra évoluer et penser plus vite. Defour et Witsel constituent les pierres angulaires du Standard. Benjamin Nicaise leur rendra service quand il faudra assurer un résultat. Wilfried Dalmat est une valeur sûre à droite mais devra être plus concret (4 buts seulement la saison passée) s'il ne veut pas être embêté par Réginal Goreux et Gregory Dufer. La sensation pourrait s'appeler Mehdi Carcela, magnifique pied gauche qui a déjà montré le bout du nez la saison passée. Si aucun merle blanc ne quitte le nid liégeois, cette division ne sera pas secouée. Le trio Dieumerci Mbokani- Igor de Camargo- Milan Jovanovic allie technique, puissance, vitesse et intelligence tactique. Jova et Prince Igor ne se transforment-ils pas en médians quand c'est nécessaire ? Des jeunes se tiennent en Réserve de la république : Christian Benteke, Cyriac et surtout Moussa Traore qui, dès les premiers matches de préparation, a étonné par son abattage, sa vitesse, sa technique et son sens du but. La formule jeunesse est l'élixir du Standard, mais l'excès peut nuire en tout. L'effectif est de taille pour faire la course en tête de la D1. Mais, en cas de départ de l'une ou l'autre valeur confirmée, les Rouches Boys ont-ils assez de métier, de roublardise, de présence et de maturité pour aborder tous les rendez-vous d'une saison importante ? Cette question torture Bölöni... par pierre bilic