Pour son deuxième match face à un adversaire ambitionnant la qualification pour l'Euro 2008 (le premier à domicile), la Belgique a de nouveau été défaite sur un score Arsenal.
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Pour son deuxième match face à un adversaire ambitionnant la qualification pour l'Euro 2008 (le premier à domicile), la Belgique a de nouveau été défaite sur un score Arsenal. Sur l'ensemble du match, les Belges ont bénéficié d'un seul corner (à la dernière minute) pour 5 aux Polonais, n'ont pas eu une seule occasion de but et ont réussi un seul tir cadré des pieds de Thomas Vermaelen d'une frappe écrasée de 25 mètres sans aucun danger pour le gardien polonais. La Belgique a réalisé quelques rares séquences à plus de 4 passes mais celles-ci se sont déroulées pour la plupart entre nos 4 défenseurs et dans notre propre moitié de terrain. Certains invoquent le mauvais état de la pelouse pour justifier notre circulation de balle défaillante mais les hommes de Leo Beenhakker ont prouvé qu'il était possible de maîtriser le cuir sur une telle surface. La Pologne fut tout simplement supérieure dans tous les domaines (technique individuelle, organisation, présence dans les duels) mais ce qui est plus inquiétant, c'est que chaque joueur adverse a paru beaucoup plus affûté physiquement que nos Diables. Mon analyse n'ira pas dans le sens facile de dire après coup : le coach aurait dû faire cela, aurait dû sélectionner celui-là plutôt que celui-ci. Mon but est simplement de commenter ce qui s'est passé durant ces 90 minutes d'un niveau pitoyable. Je me suis par exemple concentré sur le jeu long (dont on a usé et abusé) mais j'ai décidé à la mi-temps d'arrêter de comptabiliser ce paramètre tant cela devenait grotesque. 31 ballons de plus de 40 mètres donnés à l'aveuglette vers l'avant (dont 14 soit 45 % par le seul Philippe Léonard) avec une réussite de moins de 7 % (2 sur 31 en comptant un deuxième ballon récupéré par nos Diables). Le 4-4-2 mis en place par l'entraîneur fédéral était privé de véritable joueur de flanc, avec des arrières latéraux s'aventurant très peu dans le camp adverse et des demis d'aile qui n'en sont pas ou plus ( Anthony Vanden Borre est plus un arrière qu'un médian et déborde très rarement, de l'autre côté Bart Goor joue dans une position plus centrale à Anderlecht et n'a plus ses jambes de 20 ans pour arpenter le flanc). Comme dans le milieu de l'entrejeu, Timmy Simons et Karel Geraerts ne sont pas des joueurs créatifs, Vandereycken montre encore une fois son style défensif de coach et ce n'est pas son organisation sur corner défensif avec le retour des 11 joueurs dans les 20 derniers mètres qui me démentira. Le remplacement de Vanden Borre par Stijn Huysegems a transformé le 4-4-2 en 4-3-3 avec des ailiers figés (le joueur d'AZ à gauche et Emile Mpenza à droite ) qui n'ont ni l'un ni l'autre réussi un seul débordement en 45 minutes. A leur décharge, il faut admettre que les bons ballons qu'ils ont reçus furent très rares et le manque de créativité des médians fut un élément primordial dans la faible prestation des Belges. L'entrée au jeu de Luigi Pieroni à l'heure de jeu en remplacement de KevinVandenbergh ne changea pas grand-chose à la qualité du jeu belge. Le choix de pratiquer par jeu long se justifiait-il quand on aligne Mpenza et Vandenbergh en pointe qui sont tout sauf des attaquants pivots et qui de plus recevaient très peu de soutien de la deuxième ligne ? par Étienne Delangre