" Il ne fait aucun doute que Kevin et Jonathan sont incroyablement talentueux. " D'emblée, Coach K. (Ken Harnden) annonce la couleur. N'importe quel autre mentor, au nom de l'autorité, du chemin restant à accomplir, voire de la fierté de la contribution personnelle, aurait mis un bémol. Pas lui. Sa deuxième assertion va dans le même sens : " En plus, ce sont des garçons charmants. J'ai eu l'occasion de passer un peu de temps avec eux en Belgique et je m'en s...

" Il ne fait aucun doute que Kevin et Jonathan sont incroyablement talentueux. " D'emblée, Coach K. (Ken Harnden) annonce la couleur. N'importe quel autre mentor, au nom de l'autorité, du chemin restant à accomplir, voire de la fierté de la contribution personnelle, aurait mis un bémol. Pas lui. Sa deuxième assertion va dans le même sens : " En plus, ce sont des garçons charmants. J'ai eu l'occasion de passer un peu de temps avec eux en Belgique et je m'en suis rapidement rendu compte. " Harnden n'a rien à envier aux jumeaux sur le point de la sympathie. Le Zimbabwéen de 36 ans est d'un abord agréable et communique avec aisance. Diplômé de l'Université de Caroline du Nord en 95, ce spécialiste du 400 m. plat et 400 m. haies (meilleurs temps personnel de 48.05 secondes à Paris en juillet 98) a connu une belle carrière. Il est en actuellement à sa huitième année comme entraîneur adjoint à la Florida State University, le sommet national en matière d'athlétisme puisqu'elle a décroché les trois derniers titres nationaux chez les hommes. Il a la chance d'y travailler avec petit groupe de 16 athlètes. Récemment, il s'est entre autres occupé de deux célèbres sprinters : l'Américain Walter Dix, médaillé de bronze à Pékin en 9.91 secondes et Brian Dzingai, porte-drapeau de la délégation olympique zimbabwéenne à Pékin, 4e de la finale du 200 m. en 20.22 secondes. " L'avantage de Kevin et de Jonathan ", observe Ken, " est qu'ils se sont très vite adaptés à la vie universitaire américaine. Le fait qu'ils soient deux n'est sans doute pas étranger à ce mimétisme, mais ce n'est toutefois pas donné à tout le monde. Ils se sont remarquablement fondus dans le groupe et dans le team de l'université. Au point de demander à participer aux championnats nationaux indoor. C'est la preuve très positive qu'ils considèrent l'athlétisme aussi comme un sport d'équipe. Un autre atout est qu'au contraire de la plupart des étudiants-athlètes, ils sont déjà passés là où les autres aspirent arriver : les grandes compétitions internationales, les Jeux olympiques... Mais par-dessus tout, ce que j'apprécie chez eux, c'est le fait qu'ils travaillent dur. Malgré ce qu'on en pense, il n'est pas si courant que des athlètes conjuguent à la fois talent et volonté. " Comment juge-t-il les progrès accomplis ces trois derniers mois ? " C'est difficile à dire, car nous sommes encore en pleine phase de préparation. Ils resplendissent de santé. Je les devine un peu plus puissants aussi. "Et jusqu'où sont-ils capables d'aller ? " Honnêtement, je les vois parvenir en finale du 400 m aux JO de Londres dans trois ans. Et quand on est en finale, on a une chance de médaille, non ?"