Si l'été liégeois fut très mouvementé en coulisses, le Standard est, pour l'instant, resté très calme sur le terrain. Aucun titulaire de la saison dernière n'a encore quitté Sclessin, et Yannick Ferrera peut construire sur les bases établies depuis le début de l'année 2016. Le départ de Yatabaré, qui avait fait s'écrouler l'édifice mis en place lors de l'arrivée de l'ancien coach de Saint-Trond, a contraint le staff liégeois à repenser certaines idées directrices de son football.
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Si l'été liégeois fut très mouvementé en coulisses, le Standard est, pour l'instant, resté très calme sur le terrain. Aucun titulaire de la saison dernière n'a encore quitté Sclessin, et Yannick Ferrera peut construire sur les bases établies depuis le début de l'année 2016. Le départ de Yatabaré, qui avait fait s'écrouler l'édifice mis en place lors de l'arrivée de l'ancien coach de Saint-Trond, a contraint le staff liégeois à repenser certaines idées directrices de son football. Le départ de Valdés semblait laisser la voie libre à Hubert entre les perches, mais le transfert de l'expérimenté Gillet devrait renvoyer le jeune gardien dans un rôle de doublure. La présence vocale du Diable rouge sur le terrain est un atout important pour la jeune équipe de Ferrera. Au sein du quatre arrière, c'est Scholz qui joue les patrons. La blessure de longue durée de Kosanovic offrira certainement une place de titulaire à Arslanagic, à moins que le jeune Laifis, prêté par l'Olympiacos, ne s'adapte rapidement au système du Standard. Sur les côtés, l'irréprochable Fiore, révélation de la saison dernière, semble être une certitude à gauche, avec Andrade en guise de remplaçant. À droite, Goreux et Fai se livrent une lutte pour un poste de titulaire qui devrait tourner à l'avantage du second en début d'exercice. Ferrera poursuit avec un duo installé devant la défense, au sein duquel Trebel est indéboulonnable à la relance. Le Français avait des envies de départ, mais le manque d'offres semble l'avoir convaincu de poursuivre au sein du projet liégeois. À ses côtés, la lutte fera rage pour une place dans le onze entre l'expérience d'Enoh, les muscles de Cissé - revenu de Malines par la grande porte - et le volume de jeu de Touré, arrivé de Nantes. L'ex-Malinois part avec une longueur d'avance, sa puissance ayant son importance dans le projet mis en place par Ferrera. Devant eux, le poste de numéro 10 sera certainement occupé par Miya, dont le profil dynamique est plutôt celui d'un second attaquant, mais qui amène une énergie intéressante au pressing et de la vivacité entre les lignes. Cependant, c'est surtout sur les côtés que le Standard doit faire la différence : à gauche, Edmilson a entamé la préparation sur les chapeaux de roues et paraît prêt à affronter la saison de la confirmation à plein régime. Et de l'autre côté, Dossevi est tout simplement l'un des meilleurs joueurs du championnat. Ses percées balle au pied sont redoutées par toutes les défenses du Royaume. Dans l'ombre de ce trio, Dompé jouera les jokers de luxe pour dynamiter des défenses fatiguées lors des fins de rencontres. Legear reste un cran derrière l'ancien Trudonnaire, tandis que Badibanga semble jouir de moins de crédit que la saison dernière. Il n'y a qu'une place à attribuer dans le 4-2-3-1 de Ferrera, et beaucoup de candidats. Santini, monté en puissance la saison dernière, est le titulaire désigné. Emond, malgré une bonne préparation et beaucoup d'enthousiasme, reste dans l'ombre mais peut sortir du banc quand le Standard décide de passer en 4-4-2. Derrière ce duo, Tetteh ne parvient décidément pas à convaincre, et Yattara ne sera pas retenu en cas d'offre intéressante. Le troisième homme devrait donc être le jeune Mmaee, qui grimpe d'un échelon dans la hiérarchie mais ne devrait pas bénéficier d'énormément de temps de jeu pour autant. Le Standard navigue en eaux troubles, entre stabilité dans le noyau et éruptions volcaniques en coulisses. Ferrera est sur la sellette dès le début de saison, et devra mener ses hommes vers une entame de championnat irréprochable pour sauver son poste. La direction communique avec ambition, mais force est de constater que s'il ne s'est pas déforcé, le club ne s'est pas renforcé non plus, au contraire de ses concurrents pour une place en play-offs 1, comme Ostende ou Zulte Waregem. La forme d'Edmilson et la présence de Dossevi à la fin du mercato seront sans doute les clés de l'évolution de ce Standard. PAR GUILLAUME GAUTIER