Au coup d'envoi du match contre le Rapid Vienne, le team manager Gunther Schepens s'est-il souvenu des propos prophétiques de son ancien coach, Patrick Remy (66 ans) ? Le Français est désormais scout du club, mais il y a débuté au poste d'entraîneur il y a près de vingt ans. Avec un credo : " Bien jouer, c'est gagner. " En traduction libre : seul le résultat compte.
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Au coup d'envoi du match contre le Rapid Vienne, le team manager Gunther Schepens s'est-il souvenu des propos prophétiques de son ancien coach, Patrick Remy (66 ans) ? Le Français est désormais scout du club, mais il y a débuté au poste d'entraîneur il y a près de vingt ans. Avec un credo : " Bien jouer, c'est gagner. " En traduction libre : seul le résultat compte. Remy, qui procédait en 4-5-1, accordait sept secondes aux joueurs, une fois le ballon reconquis, pour se présenter dans le rectangle adverse. Son concept avait été un succès, car La Gantoise avait terminé cinquième. Il gagnait souvent par un but d'écart et sans offrir beaucoup de spectacle. Son règne a pris fin le 28 février 2002, malgré une quatrième place. Le noyau en avait marre de Saint-Patrick, qui parlait constamment des " petits Belges " et leur ôtait tout plaisir de jouer avec sa tactique extrêmement prudente. Schepens, qui avait dû rendre son brassard, avait obtenu le soutien d' Ivan De Witte. " Un départ dans l'intérêt du club ", avait souligné le président. " C'est un problème d'alchimie. Le groupe a perdu sa rage de vaincre et son enthousiasme. J'ai tranché. " La position de Laszlo Bölöni (67 ans) paraissant intenable, Ivan de Witte a été obligé de trancher une fois de plus. C'était en fait la chronique d'un départ annoncé, car entraîneur et équipe ne se sont pas trouvés. Le conseil des joueurs a donné le coup de grâce, bien que De Witte ait décidé d'embaucher Bölöni. " C'était sans doute une erreur de casting ", a reconnu le président de 73 ans, en s'empressant d'impliquer le manager général Michel Louwagie dans l'erreur. Celui-ci n'a pu que formuler un bref " oui " suite au mea culpa présidentiel. Louwagie a en effet eu recours à l'ancien conseiller sportif Roger Henrotay, qui reste souvent consulté en seconde ligne, afin de préparer l'arrivée de Bölöni. Martin, le fils d'Henrotay, est le manager de deux Gantois, Roman Yaremchuk et Giorgi Chakvetadze.Le président s'est fendu d'une autre déclaration marquante : " Vous savez à quel point la voix des supporters m'importe. Durant mon mandat, j'ai rarement ressenti pareille réticence de leur part. Je ne pouvais pas laisser ce sentiment perdurer trop longtemps. " Aux yeux des supporters, c'est De Witte, et pas Frans Verheeke de vdk bank, qui a sauvé le club de la faillite, ce qui conforte sa popularité. " La sensibilité des supporters est très importante. " Jamais encore De Witte n'a été hué depuis les tribunes. C'est Louwagie qui est la tête de Turc des supporters, en général. Ces derniers mois, Mogi Bayat occupe un rôle prédominant dans la gestion des transferts. Récemment, c'est lui qui a transféré Brecht Dejaegere à Toulouse et c'est encore grâce à son intervention que Gand a payé au moins six millions d'euros au Charleroi de Mehdi Bayat pour l'embauche de Núrio Fortuna, et qu' Alexandre De Bruyn est arrivé sans crier gare de Saint-Trond. " Plus la lutte est dure, plus le triomphe est glorieux ", a déclaré le manager sportif Tim Matthys, à propos des dernières péripéties en date. Wim De Decker, chargé de ramener le calme dans l'équipe et de la qualifier pour la phase de poules de la Champions League avec l'aide du directeur technique Peter Balette, a retenu une des expressions favorites de Bölöni : " Le diable ne dort jamais ! " Traduction : il faut être très concentré pour atteindre ses objectifs. Dans les jours à venir, les deux prochains mercredis, avec le match à domicile contre le Dynamo Kiev, puis le retour en Ukraine, l'ancien credo de Patrick Remy sera plus que jamais d'actualité : seul le résultat compte. La Gantoise aime à se profiler en candidate au titre, mais elle se laisse souvent abuser. Notamment par le très ambitieux De Decker, qui a insisté auprès de la direction pour être au-dessus de Balette, alors qu'il est T2. Lors d'entretiens précédents, il a raconté qu'il organisait à peu près tout à l'Antwerp, ce qui n'était pas très loyal envers Bölöni. Et comment expliquer que le gardien Sinan Bolat ait obtenu un contrat sans qu'aucun des dirigeants n'ait su que le Belgo-Turc faisait l'objet d'une suspension européenne de trois matches ? De Decker doit maintenant prier pour que le capitaine, Vadis Odjidja, retrouve rapidement sa vitesse de croisière. La stabilité de la défense représente un fameux chantier. Ensuite, Balette devra user de tout son enthousiasme pour réveiller la joie de jouer au sein de l'équipe. En coulisses, le club oeuvre à son plan pour récupérer son Messie. Hein Vanhaezebrouck (56 ans) n'a pas rejoint l'Antwerp de Paul Gheysens à cause d'une opération qui vient d'avoir lieu. Il semble que l'entraîneur flandrien, qui a conduit La Gantoise à son unique titre en 2015, ait besoin de quatre à cinq semaines pour se rétablir. De Witte aime les personnalités, comme Michel Preud'homme et Georges Leekens. Mais le président va devoir convaincre Louwagie et Schepens de récupérer Vanhaezebrouck, qui est représenté par Mogi Bayat. C'est que, comme Bölöni, l'ancien défenseur n'est pas un homme de compromis. Ce n'est un secret pour personne : Vanhaezebrouck veut avoir le dernier mot, partout où il passe. Ça n'a pas changé depuis qu'il a quitté la Ghelamco Arena, en septembre 2017.