Comment se sont déroulés les événements ?

Nous avions prévu un repas de Noël dans un restaurant. Après être entrés dans l'établissement, nous avons entendu des détonations, à une centaine de mètres. Au début, nous avons pensé à des pétards. Et puis, nous avons vu des policiers armés de mitraillettes courir. Ils sont entrés dans le restaurent en nous disant de rester confinés et de fermer les volets car ils cherchaient le tueur. Nous avons commencé à être inquiets car nous avions des collègues à l'extérieur. Les lignes ont vite été saturées et nous avons appris par le service de sécurité du Parlement qu'il y avait plusieurs corps à terre. Nous sommes restés là jusqu'à minuit. Ensuite, le restaurant a fermé et nous avons rejoint une taverne à côté, jusque tard dans la nuit. Au petit matin, nous avons pu quitter la zone, la police filtrant les sorties. Le paradoxe, c'est qu'on devait voter ce jour-là au Parlement un texte concernant la lutte contre le terrorisme...

C'est le troisième attentat que je vis en trois ans ! " Emmanuel Foulon

Vous avez craint pour votre vie ?

J'aurais pu craindre d'être à la place d'une des victimes mais je n'ai pas eu le temps d'être inquiet pour moi. Une sorte " d'habitude " s'est installée. C'est la 3e fois en 3 ans que je vis ce type de situation. J'étais à quelques centaines de mètres de la gare de Maelbeek et de la gare centrale quand elles ont été attaquées. À Strasbourg, je retiendrai le sang-froid des habitants qui ont accueilli des passants dans leurs commerces ou leurs domiciles pour les protéger. Cette solidarité est la meilleure réponse au terrorisme.

Sur le plan sportif, vous étiez à Strasbourg juste après avoir fini le semi-marathon des sables du Pérou (120 km en 3 jours), quelques semaines après le semi-marathon de Fuerteventura...

Je ne pensais pas qu'il serait plus dangereux de revenir ici (il rit). C'était à nouveau une chouette expérience, avec un niveau plus relevé. Il y avait des athlètes participant à des épreuves d'Iron Man, le champion et la championne de France de trail, ... J'ai aussi retrouvé des gens avec qui j'étais à Fuerteventura. Or, entre les deux semi-marathons, la seule fois où j'ai couru, c'est après le bus ! Je me suis nourri de ma première expérience. Mentalement, il fallait être fort. Quand tu arrives au sommet d'une dune alors que tu n'as quasiment plus d'appuis, tu découvres de merveilleux panoramas. Mais tu aperçois également la prochaine dune ! J'ai été victime de douleurs aux adducteurs mais j'aurais préféré mourir que d'abandonner.

Comment se sont déroulés les événements ? Nous avions prévu un repas de Noël dans un restaurant. Après être entrés dans l'établissement, nous avons entendu des détonations, à une centaine de mètres. Au début, nous avons pensé à des pétards. Et puis, nous avons vu des policiers armés de mitraillettes courir. Ils sont entrés dans le restaurent en nous disant de rester confinés et de fermer les volets car ils cherchaient le tueur. Nous avons commencé à être inquiets car nous avions des collègues à l'extérieur. Les lignes ont vite été saturées et nous avons appris par le service de sécurité du Parlement qu'il y avait plusieurs corps à terre. Nous sommes restés là jusqu'à minuit. Ensuite, le restaurant a fermé et nous avons rejoint une taverne à côté, jusque tard dans la nuit. Au petit matin, nous avons pu quitter la zone, la police filtrant les sorties. Le paradoxe, c'est qu'on devait voter ce jour-là au Parlement un texte concernant la lutte contre le terrorisme... Vous avez craint pour votre vie ? J'aurais pu craindre d'être à la place d'une des victimes mais je n'ai pas eu le temps d'être inquiet pour moi. Une sorte " d'habitude " s'est installée. C'est la 3e fois en 3 ans que je vis ce type de situation. J'étais à quelques centaines de mètres de la gare de Maelbeek et de la gare centrale quand elles ont été attaquées. À Strasbourg, je retiendrai le sang-froid des habitants qui ont accueilli des passants dans leurs commerces ou leurs domiciles pour les protéger. Cette solidarité est la meilleure réponse au terrorisme. Sur le plan sportif, vous étiez à Strasbourg juste après avoir fini le semi-marathon des sables du Pérou (120 km en 3 jours), quelques semaines après le semi-marathon de Fuerteventura... Je ne pensais pas qu'il serait plus dangereux de revenir ici (il rit). C'était à nouveau une chouette expérience, avec un niveau plus relevé. Il y avait des athlètes participant à des épreuves d'Iron Man, le champion et la championne de France de trail, ... J'ai aussi retrouvé des gens avec qui j'étais à Fuerteventura. Or, entre les deux semi-marathons, la seule fois où j'ai couru, c'est après le bus ! Je me suis nourri de ma première expérience. Mentalement, il fallait être fort. Quand tu arrives au sommet d'une dune alors que tu n'as quasiment plus d'appuis, tu découvres de merveilleux panoramas. Mais tu aperçois également la prochaine dune ! J'ai été victime de douleurs aux adducteurs mais j'aurais préféré mourir que d'abandonner.