Ils sont rares, les Belges en tête du classement mondial de leur discipline. Depuis le 11 juin, la navigatrice Emma Plasschaert est en tête de la classe Laser Radial féminine. L'Ostendaise démontre ainsi qu'elle était digne de prendre la relève de son idole, Evi Van Acker qui, en 2016, s'était encore qualifiée pour les J.O. de Rio à son détriment.
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Ils sont rares, les Belges en tête du classement mondial de leur discipline. Depuis le 11 juin, la navigatrice Emma Plasschaert est en tête de la classe Laser Radial féminine. L'Ostendaise démontre ainsi qu'elle était digne de prendre la relève de son idole, Evi Van Acker qui, en 2016, s'était encore qualifiée pour les J.O. de Rio à son détriment. Après un championnat du monde 2017 décevant (elle n'avait terminé que 17e), Plasschaert s'est reprise en octobre avec une deuxième place aux World Cup Series au Japon. En 2018, elle a poursuivi sur sa lancée avec deux autres deuxièmes places en Coupe du monde à Miami et à la Semaine Olympique de Cadix. Au championnat d'Europe en mai, à La Rochelle, la Flandrienne a décroché la médaille de bronze, sa première dans un grand championnat. Et lors de la finale de la Coupe du monde à Marseille, quelques semaines plus tard, elle a conquis sa première grande victoire internationale. Dans le top 10 mondial en classe Laser Radial depuis octobre 2016, Plasschaert (25) est désormais en tête et donc susceptible de décrocher une médaille lors des prochains championnats du monde à Aarhus (du 30 juillet au 12 août). Une épreuve importante car elle permettra déjà de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Ce sera le grand objectif de Plasschaert qui aura alors 27 ans et sera en pleine force de l'âge. Mais d'abord ces championnats du monde au Danemark, où l'Ostendaise d'origine, qui vit désormais à Gand, aura affaire à plus forte concurrence que lors de la finale de Coupe du monde à Marseille. Marit Bouwmeester, championne olympique, du monde et d'Europe, sera présente, tout comme la Danoise Anne-Marie Rindom (deuxième au classement mondial), qui naviguera dans ses eaux territoriales. Une première place au classement mondial ne garantit donc pas une médaille d'or au championnat du monde mais elle confirmerait les énormes progrès accomplis par Plasschaert ces derniers temps. C'est surtout sur le plan mental que notre compatriote a progressé. Par le passé, elle se mettait parfois trop de pression, comme au championnat du monde l'an dernier, ce qui la faisait douter. Dans un sport où il faut prendre rapidement des décisions tactiques, c'est fatal. Ces doutes sont désormais derrière elle. Son assiduité et son ambition - des traits de caractère communs à Evi Van Acker - lui ont permis de rejoindre le top mondial. Pourtant, Plasschaert reste modeste. Ses ambitions pour le championnat du monde ? " Poursuivre sur ma lancée de ce début d'année, faire de mon mieux et voir où ça me mène. " Un conseil d'Evi Van Acker, qui disait toujours que c'était son évolution qui l'intéressait, pas le résultat. Néanmoins, Plasschaert refuse de se comparer à la médaillée de bronze des Jeux Olympiques de Pékin. " Je n'aime pas cela. Je suis Emma, pas Evi. " Pourtant, à 25 ans, elle pourrait réaliser à Aarhus quelque chose que Van Acker n'a jamais fait : être championne du monde.