On avait présenté La Louvière-Cercle comme un match que les Loups devaient absolument gagner. Résultat : un triste 0-0 et des Loups toujours scotchés aux places descendantes. Le coach louviérois ne s'inquiète pas pour autant.
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On avait présenté La Louvière-Cercle comme un match que les Loups devaient absolument gagner. Résultat : un triste 0-0 et des Loups toujours scotchés aux places descendantes. Le coach louviérois ne s'inquiète pas pour autant. Emilio Ferrera : Les circonstances ne nous ont pas été favorables. Egutu Oliseh a dû sortir après une demi-heure et l'exclusion de Sergio Sanchez nous a obligés à jouer presque une mi-temps à dix. Il y a deux ans, je suis venu gagner 0-3 ici avec le Lierse. Il a presque fallu escorter Ariel Jacobs à la sortie du stade. A-t-on encore dû l'escorter quand il a quitté ce club après lui avoir offert une Coupe de Belgique ? L'humeur des supporters est fort changeante. Ils n'espéraient quand même pas un 12 ou un 15 sur 15 alors que je devais intégrer autant de nouveaux et de jeunes ? Le Standard a pu conserver son ossature, pas La Louvière... Tout ne va pas se mettre en place d'un coup de baguette magique parce que je ne suis pas un magicien, tout simplement. Les supporters en connaissent peut-être un ? Ils doivent comprendre que nos nouveaux joueurs sont essentiellement des jeunes du cru ou des gars qui n'avaient pas leur chance ailleurs. La Louvière n'a pas transféré le meilleur joueur de Lokeren, de Gand ou de Westerlo, hein ! Ce n'est pas la philosophie de ce club. On ne tire pas de conclusions après cinq matches. Quand nous sommes revenus à la hauteur du Standard, beaucoup de gens ont trouvé que mon équipe était en gros progrès. Aujourd'hui, elle ne vaudrait plus rien. Il faut arrêter de tirer de nouvelles conclusions chaque semaine. L'administrateur du Brussels qui a essayé de le faire signer là-bas m'a appelé en me le proposant, vu les réticences de Johan Vermeersch. Mais Stoica ne viendra pas ici. Ce n'est pas le profil que nous recherchons. Tout le monde est impatient ici : la direction, les joueurs, moi-même. Mais il faut surtout arrêter de comparer mon équipe avec celles des deux dernières saisons. Tout a été chamboulé. Même une partie de la direction. Si on veut faire une comparaison, qu'on la fasse avec l'équipe de la première saison en D1. Ou avec celle des débuts d'Ariel Jacobs et de Roland Louf. On leur a laissé du temps pour travailler et regardez où ils ont conduit le club. (P. Danvoye)P.Danvoye