Une fois n'est pas coutume, le manager du RSCA, Michel Verschueren, y est allé dernièrement de l'un ou l'autre dérapage verbal qui n'a pas manqué de susciter l'émoi. Sa première tirade concernait une frange des supporters anderlechtois, qu'il qualifia de drogués et alcooliques. Des propos qui lui valurent de se faire sermonner à son tour par la direction du club et son secrétaire général, Philippe Collin, en particulier. Mercredi passé, lors de la visite impromptue de l'ancienne gloire du club, Morten Olsen, Mi...

Une fois n'est pas coutume, le manager du RSCA, Michel Verschueren, y est allé dernièrement de l'un ou l'autre dérapage verbal qui n'a pas manqué de susciter l'émoi. Sa première tirade concernait une frange des supporters anderlechtois, qu'il qualifia de drogués et alcooliques. Des propos qui lui valurent de se faire sermonner à son tour par la direction du club et son secrétaire général, Philippe Collin, en particulier. Mercredi passé, lors de la visite impromptue de l'ancienne gloire du club, Morten Olsen, Mister Michel crut bon, dans le climat tendu ambiant, devoir présenter l'actuel coach de la sélection danoise comme le futur entraîneur du RSCA. Une allusion qui n'aura, à nouveau, pas fait que des heureux dans la maison mauve, même si l'intéressé fut bel et bien approché en ce sens, autrefois. Mais sans succès, en raison de ses prétentions financières jugées exorbitantes. A l'époque, le Sporting cherchait, dans le cadre de la double succession de Jean Dockx et Franky Vercauteren, un mentor susceptible de réhabiliter à la fois les résultats et le beau jeu. Outre Morten Olsen, le nom d'un certain Raynald Denoueix était alors tombé, prononcé par Franky Vercauteren qui l'avait côtoyé, en son temps, à Nantes. Le dossier eut toutefois tôt fait d'être classé sous prétexte qu'il s'agissait là d'un illustre inconnu n'ayant jamais rien prouvé au plus haut niveau. Pour rappel, le même Raynald Denoueix mène le bal, actuellement, en championnat d'Espagne avec la Real Sociedad. A présent que les résultats et la manière ne correspondent pas à l'attente, on ne s'étonnera pas que les responsables du club se sont mis en quête d'une solution de rechange "au cas où". Dans cette optique, deux administrateurs du club ont lâché le même nom récemment: celui d' Emilio Ferrera, le coach du Lierse, qui est en train de prouver avec les Jaune et Noir, moribonds la saison passée mais deuxièmes du classement aujourd'hui, qu'il possède bel et bien les compétences nécessaires, comme il en avait déjà donné un aperçu à Beveren et au RWDM. La direction lierroise, qui sent manifestement d'où vient le vent, tient comme par hasard à prolonger le contrat de son entraîneur, lié jusqu'en juin 2004 à la chaussée du Lisp. Mais celui-ci a fait savoir que le renouvellement de son bail n'était pas une priorité pour le moment. L'un serait-il donc lié à l'autre? Ce n'est pas impossible. Mais avant d'en arriver là, il reste un fameux obstacle à surmonter: ce n'est pas vraiment le grand amour entre Franky Vercauteren et le clan Ferrera qui ne l'a pas toujours ménagé. A cet égard, l'adjoint des Mauves n'a guère apprécié le pas de danse esquissé devant lui par le cadet des Ferrera à l'occasion du but de la victoire des Lierrois, signé par Stijn Huysegems, au Parc Astrid cette saison. Mais au même titre qu' Hugo Broos, Franky Vercauteren est-il bien en selle à l'ombre de Saint-Guidon? Là aussi, manifestement, il n'y a pas d'unanimité...