Comment avez-vous déterminé cette sélection ?

Pour évoquer 2018, je voulais un Diables qui soit un cadre de l'équipe. J'ai choisi Hazard car c'est un gars sympa et relax, auquel beaucoup de gens s'identifient. Le convaincre a été facile mais il a été plus compliqué de caser un moment dans son agenda. Finalement, j'ai pu le rencontrer une heure entre ses deux matches de Ligue des Champions contre Barcelone. Pour les autres années, mes critères ont varié. Van Himst a été le joueur emblématique de 1970. Grün (1986) est devenu un ami à force de le côtoyer à RTL. Scifo (1990) a été le footballeur emblématique de mon enfance. Deflandre (1998) m'a marqué quand il a remplacé Crasson après vingt minutes de jeu contre les Pays-Bas. J'étais joueur à l'époque et Dieu sait la honte qu'on ressent dans ces moments... Le choix de Chadli (2014) a été dicté par un souhait : donner la parole à un élément qui a joué 4 matches sur 5 mais en étant la plupart du temps réserviste.

Vous avez essuyé des refus ?

Le seul qui n'a pas répondu positivement est Marc Wilmots. J'ai essayé de le convaincre via divers canaux (famille, etc.) mais il ne veut plus entendre parler de la presse belge. À l'inverse, un garçon comme Thomas Meunier a tout de suite accepté de rédiger la préface. J'avais envie d'un joueur sur le point de vivre son premier mondial. Je lui ai laissé carte blanche. Il aurait pu évoquer ses ambitions mais il a choisi un souvenir, le match des Diables contre le Brésil en 2002, qui l'a fait rêver d'une carrière de footballeur. Il a lui-même rédigé le texte et je n'ai rien dû changer.

Lors de vos rencontres avec les Diables, qu'est-ce qui vous a marqué ?

L'amertume de Philippe Albert et d'Enzo Scifo. Le premier n'a toujours pas digéré l'arbitrage de Kurt Röthlisberger ( condamné quelques années plus tard pour corruption, ndlr) en 8e de finale contre l'Allemagne (1994). Quant au second, c'est le but de Platt qui constitue une souffrance. Scifo dit qu'il revécu et analysé la phase des milliers de fois. Il y a une forme de nostalgie teintée de regret...

Que ferez-vous durant le mondial russe ?

Je pars le 13 juin avec la presse belge. Je vais suivre les Diables pour RTL (télé et web) et je reviendrai avec eux. J'espère qu'ils iront le plus loin possible...

Comment avez-vous déterminé cette sélection ? Pour évoquer 2018, je voulais un Diables qui soit un cadre de l'équipe. J'ai choisi Hazard car c'est un gars sympa et relax, auquel beaucoup de gens s'identifient. Le convaincre a été facile mais il a été plus compliqué de caser un moment dans son agenda. Finalement, j'ai pu le rencontrer une heure entre ses deux matches de Ligue des Champions contre Barcelone. Pour les autres années, mes critères ont varié. Van Himst a été le joueur emblématique de 1970. Grün (1986) est devenu un ami à force de le côtoyer à RTL. Scifo (1990) a été le footballeur emblématique de mon enfance. Deflandre (1998) m'a marqué quand il a remplacé Crasson après vingt minutes de jeu contre les Pays-Bas. J'étais joueur à l'époque et Dieu sait la honte qu'on ressent dans ces moments... Le choix de Chadli (2014) a été dicté par un souhait : donner la parole à un élément qui a joué 4 matches sur 5 mais en étant la plupart du temps réserviste. Vous avez essuyé des refus ? Le seul qui n'a pas répondu positivement est Marc Wilmots. J'ai essayé de le convaincre via divers canaux (famille, etc.) mais il ne veut plus entendre parler de la presse belge. À l'inverse, un garçon comme Thomas Meunier a tout de suite accepté de rédiger la préface. J'avais envie d'un joueur sur le point de vivre son premier mondial. Je lui ai laissé carte blanche. Il aurait pu évoquer ses ambitions mais il a choisi un souvenir, le match des Diables contre le Brésil en 2002, qui l'a fait rêver d'une carrière de footballeur. Il a lui-même rédigé le texte et je n'ai rien dû changer. Lors de vos rencontres avec les Diables, qu'est-ce qui vous a marqué ? L'amertume de Philippe Albert et d'Enzo Scifo. Le premier n'a toujours pas digéré l'arbitrage de Kurt Röthlisberger ( condamné quelques années plus tard pour corruption, ndlr) en 8e de finale contre l'Allemagne (1994). Quant au second, c'est le but de Platt qui constitue une souffrance. Scifo dit qu'il revécu et analysé la phase des milliers de fois. Il y a une forme de nostalgie teintée de regret... Que ferez-vous durant le mondial russe ? Je pars le 13 juin avec la presse belge. Je vais suivre les Diables pour RTL (télé et web) et je reviendrai avec eux. J'espère qu'ils iront le plus loin possible...