Dans quelle mesure la réaction de Weiler à votre micro, après Bayern-Anderlecht, a-t-elle conditionné sa démission ?

Je ne pense pas qu'elle ait eu un impact. Herman Van Holsbeeck l'a bien expliqué : ce sont les sifflets après le but d'Anderlecht contre Courtrai qui ont fait déborder le vase. L'interview, c'est juste un élément de plus dans la réflexion. J'ai côtoyé Weiler et c'est quelqu'un d'intelligent. Je pense qu'il s'est rendu compte qu'il perdait le contrôle, que la pression médiatique était très forte et qu'il était dans un combat perdu d'avance. Mais bon, c'est vr...

Je ne pense pas qu'elle ait eu un impact. Herman Van Holsbeeck l'a bien expliqué : ce sont les sifflets après le but d'Anderlecht contre Courtrai qui ont fait déborder le vase. L'interview, c'est juste un élément de plus dans la réflexion. J'ai côtoyé Weiler et c'est quelqu'un d'intelligent. Je pense qu'il s'est rendu compte qu'il perdait le contrôle, que la pression médiatique était très forte et qu'il était dans un combat perdu d'avance. Mais bon, c'est vrai qu'il m'a surpris. J'ai moi aussi un caractère sanguin et, même si un coach d'Anderlecht ne devrait pas réagir de la sorte, je ne lui en ai pas tenu rigueur. On s'est croisé après la conférence pour la presse écrite. En repartant vers le car, il m'a souri et adressé un clin d'oeil ! C'était une réaction assez déconcertante. Il savait que la question était légitime. Est-ce que, à ce moment, il n'avait déjà plus la tête à Anderlecht ? On n'aura jamais la réponse... Aussi cash, avec un regard exprimant autant de choses, non... Pourtant, ma question était correcte et polie. Par contre, j'ai eu un petit accroc avec Justine Henin. Ma carrière débutait, je devais avoir 23-24 ans et j'étais au tournoi d'Anvers. J'interroge la joueuse mais, suite à un problème, la séquence n'est pas enregistrée. Or, il est inconcevable que je rentre à la rédaction sans matière. Bref, je passe sous le nez du responsable de la WTA et je rattrape Justine. Je m'excuse deux fois en lui expliquant la situation et elle me répond en haussant le ton : " Je dois aller me faire masser ! " C'est la première fois qu'on me parlait comme ça. Finalement, elle a accepté de recommencer pendant deux minutes. De manière un peu sèche, à vrai dire... J'avais toujours rêvé d'en courir un pour mes 40 ans. Grâce à des amis, j'ai obtenu un dossard pour celui de Berlin. A 38 ans, je me suis dit que c'était l'occasion. J'ai joué au foot et au mini-foot, j'allais courir de temps en temps mais je n'étais pas un assidu du jogging. Bref, je m'y suis mis et j'ai même demandé à Carlos Rodriguez, l'ancien préparateur physique du Standard, de me concocter un programme d'entraînement. J'ai couru en 4h05, sans connaître de gros problème et après quand même avoir bien douté. PAR SIMON BARZYCZAK" Peu après l'interview, René Weiler m'a adressé un clin d'oeil " - Emiliano Bonfigli