Tu commentes Wimbledon jusqu'au 8 juillet. Comment s'organise une journée de direct ?

J'arrive à la rédaction de Bruxelles vers 11 h. Je prends l'antenne à 14 h, sauf si un Belge joue avant. Le consultant est là vers 11 h 30. Nous lisons les journaux, nous analysons l'actu, nous préparons nos interventions, etc. Les sites de l'ATP et de la WTA sont des mines d'or pour les statistiques. Puis, c'est le direct jusqu'à 19-19 h 30. La consigne est de ne pas rendre l'antenne si un match n'est pas terminé. Donc, parfois, nous prolongeons jusqu'à 20 h, voire 22 h quand un Belge est engagé. Un duel entre Novak Djokovic et Olivier Rochus s'est u...

J'arrive à la rédaction de Bruxelles vers 11 h. Je prends l'antenne à 14 h, sauf si un Belge joue avant. Le consultant est là vers 11 h 30. Nous lisons les journaux, nous analysons l'actu, nous préparons nos interventions, etc. Les sites de l'ATP et de la WTA sont des mines d'or pour les statistiques. Puis, c'est le direct jusqu'à 19-19 h 30. La consigne est de ne pas rendre l'antenne si un match n'est pas terminé. Donc, parfois, nous prolongeons jusqu'à 20 h, voire 22 h quand un Belge est engagé. Un duel entre Novak Djokovic et Olivier Rochus s'est un jour achevé à minuit. Il est tard quand je rentre chez moi. Mais je ne me couche pas tout de suite. Je prépare déjà un peu la journée du lendemain. Bref, à la fin de la quinzaine, je suis sur les rotules et j'ai besoin de décompresser. Je m'y suis habitué. Quand tu travailles depuis Wimbledon, tu disposes d'une cabine sur le court central. Si le match n'a pas lieu à cet endroit, tu es forcé de le commenter grâce à l'un des écrans montrant ce qui se passe sur les autres terrains. L'avantage d'être sur place, c'est que tu sens l'atmosphère, tu parles avec les joueurs, tu as accès aux dossiers de presse,... Vercauteren te regarde dans le blanc des yeux, sans cligner des paupières. On dirait qu'il fouille dans ton cerveau ! En Champions League, nous avons essayé plusieurs fois d'avoir Axel Witsel mais l'attaché de presse de Benfica n'a jamais rien voulu savoir. Eden Hazard m'a laissé un mauvais souvenir. Il était avec l'équipe nationale quand il a tweeté qu'il partait à Chelsea. Il a refusé toutes les interviews. Il ne pouvait probablement pas parler mais le public attendait une réaction. C'était maladroit de sa part. J'ai été surpris par David Trezeguet, après un match amical entre le Standard et la Juventus. C'est le dernier joueur à être resté dans la zone mixte. Il a répondu à toute la presse belge alors que son car l'attendait. En Belgique, Jean-Michel Saive est toujours très disponible. Quand Johan Boskamp a signé au Standard, j'ai essayé de l'interroger en français. Il a fait un effort mais, même en réécoutant la bande 15 fois, je n'ai rien compris ! Un grand moment de solitude... Roberto Bisconti avait aussi l'habitude de donner des réponses courtes. L'une de mes premières interviews avec lui a duré 30 secondes. Inutilisable... Avant un match de foot, j'aime bien regarder l'échauffement pour me plonger dans l'ambiance. Je relis mes notes et j'écris quelques idées pour préfacer la rencontre. Et je reçois toujours le même sms de ma compagne. Lors d'un journal des sports sur Bel RTL, je devais donner un résultat de Jean-Michel Saive face à l'Allemand Suss. Pas très fin, c'est vrai, mais le fou rire nous a pris dès le début du journal. J'en ai eu des crampes au ventre. PAR SIMON BARZYCZAK