L'Union Belge a récemment donné les chiffres de tickets vendus au cours de la dernière saison. La D1 fait recette. En 2002-2003, on a vendu 2.907.146 tickets contre 2.555.604 la saison précédente, soit une augmentation de 351.542 tickets et de 13 %. L'augmentation est constante : pour la saison 1998-1999, on n'en était qu'à 2.301.268 tickets.
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L'Union Belge a récemment donné les chiffres de tickets vendus au cours de la dernière saison. La D1 fait recette. En 2002-2003, on a vendu 2.907.146 tickets contre 2.555.604 la saison précédente, soit une augmentation de 351.542 tickets et de 13 %. L'augmentation est constante : pour la saison 1998-1999, on n'en était qu'à 2.301.268 tickets. D'excellentes nouvelles, alors que les trésoriers de la majorité des clubs de l'élite font grise mine, que les clubs riches du G5 (pompeusement baptisés membres du Pro-Ject) veulent le rester en contrôlant les treize autres et que tous les autres chiffres sont en baisse (de la D2 qui a perdu 40 % de son public à toutes les séries provinciales). Vous avez dit paradoxe ? Non, c'est la loi du football spectacle, celle qui a fait entrer le business dans le sport. La Coupe du Monde marche, l'EURO et la Ligue des Champions aussi. Il est normal que la D1 écrase la concurrence belge. Face à l'offre toujours plus importante dans le cadre des loisirs, l'engouement de notre bon peuple ne se focalise plus que sur le haut niveau. Il y a une donnée essentielle qui n'apparaît pas dans les statistiques de la fédération : le pourcentage de femmes dans le public. Or, on vous parie un abonnement à vie à Sport/Foot Magazine que le nombre de spectatrices est en hausse constante dans nos stades. Et pas seulement en football, dans les autres disciplines également. Signe des temps, le sexisme n'est plus de mise (il ne manquerait plus que ça !). Elles sont chez elles. Normal, donc, qu'on leur donne plus d'espace d'expression que d'habitude cette semaine. La Saint-Valentin fournissait un bon repère pour faire le point et on n'a pas hésité. Résultat : un numéro très original avec, en évidence dans les reportages, des femmes qui ont vraiment quelque chose à dire et qui ne sont d'ordinaire pas interviewées. A des titres différents, elles font toutes partie de notre paysage, sont des plus intéressantes et des plus agréables. Compagnes, rivales, championnes, amoureuses, arbitres, journalistes, employées de clubs, pom-pom girls : elles sont toutes là. Vous les découvrirez au fil de photos exceptionnelles et de textes intimistes. Des pages de toute beauté, à partager avec l'âme s£ur de préférence car les confidences de nos divines sonnent très justes. Elles rappellent sans cesse à l'autre sexe que la vie n'est jamais riche que de ses déclinaisons. Nos interviewées sont toujours actrices ; sur le terrain ou dans la vie de leur compagnon ou mari. Et plus personne n'échappe au star-system à son niveau. Si on est d'accord pour dire que le plus modeste joueur de D1 pratique un métier plus proche de celui de David Beckham que d'un cosmonaute, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait souvent du Victoria dans l'air. Samedi soir, juste avant le match contre le Lierse, la salle de presse du Standard fut soudainement en émoi lorsque l'épouse d' Emile Mpenza, la flamboyante Nathalie, fit son apparition pour dire qu'il " n'allait vraiment pas bien et avait encore vomi ". L'avant des Rouches était sur le flanc et c'était sa moitié qui l'excusait pour son malheur. C'était fatalement très cru, mais également sympa, familial et authentique. Au-delà des paillettes d'un vedettariat qui vaut ce qu'il vaut, on a rencontré des bonnes femmes qui vivent le sport de l'intérieur, avec leur tripes et leur c£ur et dont les paroles sont toujours très touchantes. Fair-play, elles ont accepté de jouer le jeu avec votre magazine pour le meilleur et pour le pire. Elles ont toutes été vraiment à la hauteur. Pas étonnant... par John Baete" Au-delà du vedettariat, elles vivent le sport de l'intérieur, avec leur tripes et leur c£ur. ELLES SONT TOUCHANTES "