La saison dernière, la hype en Serie A se nommait Alexis Sanchez. Cette saison, elle évolue toujours en bianconero et nous vient toujours du Chili. Si Arturo Vidal n'avait pas encore acquis la dimension internationale avant de signer à la Juve, c'est chose faite. Il est l'un des éléments clefs du onze d' Antonio Conte qui vient de décrocher le Scudetto au nez et à la barbe du Milan AC. Conte fait les comptes : " La signature d'Arturo a été très importante car elle m'a poussé à essayer de nouvelles idées. Je ne me voyais pas me priver de Marchisio, de Pirlo ou de lui dans mon équipe de départ. Du coup, nous avons mis en place différentes tactiques et Arturo a immédiatement apporté sa qualité et son intensité. "
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La saison dernière, la hype en Serie A se nommait Alexis Sanchez. Cette saison, elle évolue toujours en bianconero et nous vient toujours du Chili. Si Arturo Vidal n'avait pas encore acquis la dimension internationale avant de signer à la Juve, c'est chose faite. Il est l'un des éléments clefs du onze d' Antonio Conte qui vient de décrocher le Scudetto au nez et à la barbe du Milan AC. Conte fait les comptes : " La signature d'Arturo a été très importante car elle m'a poussé à essayer de nouvelles idées. Je ne me voyais pas me priver de Marchisio, de Pirlo ou de lui dans mon équipe de départ. Du coup, nous avons mis en place différentes tactiques et Arturo a immédiatement apporté sa qualité et son intensité. " Intensité le terme est d'à-propos. Voici quelques chiffres qui le prouvent : cette saison, Vidal a effectué 178 tacles, autrement dit le total le plus important pour un joueur évoluant dans l'un des cinq grands championnats européens. Vidal, c'est aussi 12 cartons jaunes et une rouge qui l'ont valu une acclimatation quelque peu compliquée à la Serie A. Techniquement très bon et doté d'une frappe exceptionnelle, l'international chilien est surtout réputé pour sa combativité de tous les instants. D'où ce surnom : El Guerrero. Avant de signer pour cinq ans à la Juventus l'été dernier, Vidal avait passé quatre ans en Bundesliga du côté de Leverkusen. Et là aussi, il avait multiplié les tampons avec comme conséquence 30 jaunes récoltées lors de ses trois premières saisons avec le Bayer ! En 2007, Rudi Völler avait déniché l'oiseau rare lors de la Coupe du Monde des -20 disputée au Canada. Le jeune Chilien s'était fait remarquer sur le terrain (deuxième meilleur buteur de l'épreuve) mais aussi en dehors. Après une élimination jugée injuste en demi-finales face à l'Argentine, Vidal et ses potes s'étaient frittés avec les flics canadiens sur le parking du stade. Résultat des courses : une soirée au poste. Malgré ce fait divers peu glorieux, l'ex-renard des surfaces du foot allemand, devenu directeur sportif de Leverkusen, avait flairé le bon coup. Pour près de huit millions de dollars, Vidal rejoignait l'Allemagne. Son club, Colo-Colo voyait ses caisses se remplir mais perdait son élément le plus talentueux. Vidal avait rejoint le club au blase le plus cool du monde en pleine adolescence. Le paternel, Erasmo, ayant quitté le domicile conjugal très tôt, c'est son oncle qui l'inscrit à Colo-Colo. Arturo ne reverra plus jamais son père qui a, par ailleurs, été arrêté le 1er décembre 2011 pour trafic de cocaïne... En 2006, l'enfant de San Joaquin (quartier ouvrier de Santiago) fait ses grands débuts avec l'équipe première lors de la finale aller du Tournoi d'Ouverture du championnat chilien face au rival historique, autre grand club de la capitale, l'Universidad. Difficile de faire pire comme baptême du feu. Le Juventino ne connaîtra que deux campagnes avec l'équipe fanion de Colo-Colo avant de découvrir le championnat allemand. Durant la saison 2010-2011, Vidal explose véritablement. Ce milieu polyvalent dispute 31 rencontres de championnat, plante 10 buts et distille 11 assists. La suite doit logiquement l'amener au Bayern Munich mais c'est la Juventus qui se montre la plus convaincante. Pour 10 millions d'euros et un contrat de cinq ans, Vidal goûte au Calcio. Dix mois plus tard, personne à Turin ne se plaint d'un tel débours. Avec sept réalisations et trois assists, le Chilien a dynamité le jeu des nouveaux champions. " J'ai eu la chance de voir à l'£uvre de grands milieux de terrain et je l'avais déjà dit en début de saison : un joueur comme Arturo aurait même pu jouer au sein de la grande Juve d'il y a quelques années ", assure Gigi Buffon. Le Real Madrid s'est récemment renseigné auprès de son agent Fernando Felicevich en vue d'un éventuel transfert. Mais le directeur général de la Juve, Giuseppe Marotta, a répondu dans la foulée : " Arturo est aujourd'hui un des piliers de la Juve. Il le sera aussi demain !" Un bonheur ne venant jamais seul, après avoir fêté le gain du Scudetto, Vidal a appris qu'il pouvait réintégrer la sélection qui doit affronter en juin la Bolivie et le Venezuela. En décembre dernier, lui et quatre autre équipiers avaient écopé d'une lourde sanction de la part de la fédération après s'être présentés particulièrement éméchés et avec 45 minutes de retard à un entraînement. Les cinq fautifs venaient de fêter le baptême de la fille d'un des joueurs... Mais le sélectionneur Claudio Borghi se félicite de pouvoir à nouveau compter sur son guerrero qui fut un élément essentiel dans le joli parcours du Chili lors des dernières Coupe du Monde et Copa America. A bientôt 25 ans, Arturo Vidal devrait encore monter en puissance. Et les tacles continuer de pleuvoir. PAR THOMAS BRICMONT" Arturo aurait pu jouer au sein de la grande Juve d'il y a quelques années. "(Gigi Buffon)