"Jamais cru que le Challenge tiendrait aussi bien le coup"

Le 17 décembre 1986, un grave accident de la circulation mettait fin, tragiquement, à la carrière d' Edhem Sljivo, un des plus grands joueurs à avoir évolué en Belgique. Après un passage par Cologne et Nice, Sljivo était revenu, quelques mois plus tôt, aider le FC Liégeois à faire le premier pas qui allait le mener jusqu'en quarts de finale de la Coupe de Belgique. Il était le parrain d'une jeune génération qui comprenait, entre autres, Jean-François de Sar...

Le 17 décembre 1986, un grave accident de la circulation mettait fin, tragiquement, à la carrière d' Edhem Sljivo, un des plus grands joueurs à avoir évolué en Belgique. Après un passage par Cologne et Nice, Sljivo était revenu, quelques mois plus tôt, aider le FC Liégeois à faire le premier pas qui allait le mener jusqu'en quarts de finale de la Coupe de Belgique. Il était le parrain d'une jeune génération qui comprenait, entre autres, Jean-François de Sart et un certain Benoît Thans. Deux ans plus tard, alors que Sljivo peinait à retrouver l'usage de ses jambes et que son moral était au plus bas, Alain Darcis, qui gérait la cafetaria du Bois Saint-Jean au Sart-Tilman, eut l'idée de lancer un tournoi à la gloire de celui que tout le monde surnommait affectueusement Edkho. C'est ce tournoi que Benoît Thans, rejoint plus tard par la société Sportizon, a développé. " Je n'aurais jamais imaginé que mon nom se répéterait encore 18 ans plus tard ", dit Edhem Sljivo, aujourd'hui patron d'une taverne qui porte son numéro fétiche, le 8, en plein c£ur de Liège. " Je me rappelle la toute première édition : il y avait 30 équipes. Aujourd'hui, ce nombre a été multiplié par dix. Tout ça grâce, surtout, à Benoît Thans. "Lorsqu'il assiste en spectateur au Challenge qui porte son nom, Edhem Sljivo se régale de la technique de certains acteurs. " Chaque année, il y a des gars très doués ", dit-il. " Mais ce que j'apprécie le plus, c'est l'ouverture du tournoi vers les jeunes. Quel plaisir de voir ces gamins s'amuser. Mais aussi la frénésie des parents et des grands-parents ! "Pour Edhem Sljivo, l'ambiance a toujours été un ingrédient important de la joie du football. " Et la période des fêtes y est propice ", dit-il. " De plus, avec ses grands buts, ses grands terrains et le système du boarding, le Challenge favorise le jeu offensif. "Il se souvient notamment d'une édition, voici trois ans, qui avait rassemblé des artistes brésiliens au sein de la même équipe. " Un des plus grands moments de l'histoire du tournoi ", dit-il. Son rêve serait désormais de faire venir en Belgique l'un de ses anciens équipiers les plus prestigieux : Pierre Littbarski. " Sûr qu'il apprécierait l'organisation ", dit celui qui, le week-end dernier, n'a pu malheureusement rehausser le tournoi de sa présence.