E ddy Merckx a donc eu 60 ans et ce fut une secousse médiatique de grosse magnitude pour la Belgique. On a en a même ressenti les effets au-delà de nos frontières. Les journaux en ont empli des centaines de pages et les radio télévisions ont squatté quelques heures d'antenne. En point d'orgue, l'émission spéciale de la RTBF vendredi dernier. Superbement réussie. Elle aurait pu durer plus longtemps et on s'est dit que les invités avaient bien de la chance et qu'ils ont bien dû s'amuser après, connaissant Eddy.
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E ddy Merckx a donc eu 60 ans et ce fut une secousse médiatique de grosse magnitude pour la Belgique. On a en a même ressenti les effets au-delà de nos frontières. Les journaux en ont empli des centaines de pages et les radio télévisions ont squatté quelques heures d'antenne. En point d'orgue, l'émission spéciale de la RTBF vendredi dernier. Superbement réussie. Elle aurait pu durer plus longtemps et on s'est dit que les invités avaient bien de la chance et qu'ils ont bien dû s'amuser après, connaissant Eddy. Le Cannibale ou Pietje Scramouille ? Champion de chez les champions ou authentique ket, on a toujours eu le choix. Mais pourquoi gagnait-il autant ? Parce que son c£ur battait super lentement ? Non. Parce que ses fémurs étaient hyper longs ? Non... " Parce qu'il en avait besoin ", nous a un jour dit feu Raymond Goethals. " A l'époque, les coureurs avaient des petits fixes et se faisaient de l'argent grâce aux primes, tu saisis ?" Eddy lui avait un jour expliqué ça et Raimundo û un as de la motivation û avait trouvé ça formidable. Merckx s'est donc bâti un palmarès légendaire en étant mû par des incitants économiques. Mais il n'y a rien de mal à ça. Les plus grosses réussites artistiques ne se réalisent jamais non plus sans finances. Michel-Ange ou Victor Hugo n'auraient jamais produit autant de chefs-d'£uvre s'ils étaient nés riches et nantis. C'est ça qui est dommage avec Lance Armstrong, qui grâce à ses gros contrats, peut se " contenter " d'être un juilletiste en selle. Bref, Eddy a toujours été un entrepreneur. Il a créé sa boîte de cycles tout seul comme un grand et ça a marché. Et il a récemment rappelé, faussement ingénu, qu'ado, il a décidé de ne plus faire de livraisons pour son père, épicier, mais pour le laitier du quartier. " Parce que mon père ne me donnait pas d'argent pour mon travail... " Cela dit, tout ne fut pas toujours rose pour lui. Il s'est payé des gamelles comme tout le monde mais il est chaque fois reparti en jurant et le voilà, pétant la forme, ayant pris un fameux coup de jeune. A côté des 60 bougies d'Eddy, l'autre grosse nouvelle sportive de la semaine passée, fut les 36 chandelles que fit voir le Norvégien Trond Sollied au Club Bruges. Il connaît aussi la valeur de l'argent, bien que les choses aient toujours été plus claires avec Eddy. On sait que le coach norvégien de Bruges n'a qu'une envie : pouvoir s'occuper d'une équipe du top européen. Pour ne pas jouer la Ligue des Champions dans un rôle de figurant et parce que le fric c'est la sanction du succès. Les palmarès ont besoin d'argent parce qu'il vaut mieux partir à égalité avec les grosses écuries. Sollied flirte avec l'un ou l'autre club grec depuis quelques semaines malgré qu'il ait encore un an de contrat dans la Venise du Nord. La presse flamande s'est emparée de l'affaire et a transformé le stade Jan Breydel en cratère de volcan. Le DT Marc Degryse est le seul à avoir gardé la tête froide en faisant publier un message sur le site internet des champions. Il demandait aux supporters de rester calmes et de continuer à croire dans la compétence des dirigeants car rien de ce qui se racontait n'était vrai. Aucune parole déplacée à l'égard de Sollied, en tout cas, à l'inverse des sphères présidentielles ou du vestiaire. Et puis vint cette K7 dans laquelle Sollied annonçait son départ pour Olympiakos Le Pirée et que la main du diable déposa sur un bureau de la rédaction du Het Laatste Nieuws. Sollied argua qu'il avait fait faire un enregistrement identique en citant Stuttgart parce que c'était une autre possibilité... " au cas où mon transfert se faisait, je prenais congé de cette manière. Mais le but n'était pas de sortir une K7 avant une signature. J'ai été trompé ". Sollied s'y est très mal pris. Qu'un entraîneur négocie son départ et que des journalistes le marquent de près, soit. Mais que le premier donne aux autres un bâton pour le battre, là on ne comprend plus. Soit Sollied s'est planté, soit il tente machiavéliquement de pousser Bruges à bout afin qu'il le laisse partir sans demander de dédit pour l'année de contrat. On penche pour la première hypothèse. Sollied est un excellent entraîneur de football mais a des leçons à prendre en matière de communication. Eddy n'a jamais eu besoin de ça. par John BaeteA côté des 60 BOUGIES d'Eddy, l'autre grosse nouvelle fut les 36 CHANDELLES que fit voir Sollied au Club Bruges