Votre nom a été cité dans la campagne de restructuration de la chaîne. Qu'en est-il ?

En soi, mon histoire est banale. J'ai 61 ans et je souhaitais arrêter. J'en avais marre de me lever à 3 h du matin pour aller travailler. J'y pensais depuis quelques mois. J'ai donc " profité " de la restructuration pour signer les documents de départ. Depuis mardi dernier, je n'appartiens plus au personnel de la chaîne !

Avec quel état d'esprit partez-vous ?

Je quitte une rédaction et des copains. Mais aussi des personnes avec qui le courant ne passait pas. C'est le propre de chaque environnement de travail. Le contact avec le public, le micro et la lampe rouge qui s'allume... Ces éléments me manqueront. Mais pas le lever à 3 heures du matin et les 200 km à parcourir ! Au début, tu t'habitues, tu es dans le rythme. Mais, avec le temps et l'âge, quelque chose s'est cassé en moi et l'envie a disparu.

Votre arrivée dans le métier est insolite...

J'ai d'abord travaillé comme assistant social. Etre confronté pendant 20 ans à des gens qui réclament de l'aide m'a usé. En 1995, j'ai vu que Gérard Valet, directeur de l'Institut du journalisme, cherchait à former des journalistes. La seule condition était de passer un examen de culture générale. Nous étions une vingtaine et j'ai suivi des cours du soir en journalisme tout en continuant mon métier d'assistant social en journée. J'ai fini premier de ma promotion et, à 42 ans, j'ai commencé à travailler à Bel RTL ! Je me suis d'abord occupé de reportages avant de prendre en charge les journaux des sports le matin, à partir de 2005. Changer de métier à 40 ans, ce n'est pas donné à tout le monde !

Devenir journaliste sportif à 40 ans n'est pas donné à tout le monde ! " Eddy Daniel

Quelle est la plus belle rencontre que vous avez pu réaliser ?

En 2011, Eddy Merckx était venu parler de Philippe Gibert au RTL+, juste avant le JT de 13 h. J'étais un des intervenants. Quand j'ai reconduit Merckx, je lui ai avoué que je ne pouvais pas me comporter en journaliste avec lui tellement je l'avais admiré plus jeune. Merckx, avec son humilité et sa modestie, ne comprenait pas comment je pouvais agir de la sorte ! (il rit)

Qu'allez-vous faire désormais ?

Je suis récemment retourné au foot : il y avait une éternité que je n'avais plus mis les pieds dans un stade. Je vais regarder du sport à la télé. Je m'intéresse à beaucoup de disciplines : NBA, hockey sur glace, Indy Car, ... J'ai un paquet de livres à découvrir et de ballades à réaliser avec ma femme. Que personne ne s'inquiète : je serai bien occupé !

Votre nom a été cité dans la campagne de restructuration de la chaîne. Qu'en est-il ? En soi, mon histoire est banale. J'ai 61 ans et je souhaitais arrêter. J'en avais marre de me lever à 3 h du matin pour aller travailler. J'y pensais depuis quelques mois. J'ai donc " profité " de la restructuration pour signer les documents de départ. Depuis mardi dernier, je n'appartiens plus au personnel de la chaîne ! Avec quel état d'esprit partez-vous ? Je quitte une rédaction et des copains. Mais aussi des personnes avec qui le courant ne passait pas. C'est le propre de chaque environnement de travail. Le contact avec le public, le micro et la lampe rouge qui s'allume... Ces éléments me manqueront. Mais pas le lever à 3 heures du matin et les 200 km à parcourir ! Au début, tu t'habitues, tu es dans le rythme. Mais, avec le temps et l'âge, quelque chose s'est cassé en moi et l'envie a disparu. Votre arrivée dans le métier est insolite... J'ai d'abord travaillé comme assistant social. Etre confronté pendant 20 ans à des gens qui réclament de l'aide m'a usé. En 1995, j'ai vu que Gérard Valet, directeur de l'Institut du journalisme, cherchait à former des journalistes. La seule condition était de passer un examen de culture générale. Nous étions une vingtaine et j'ai suivi des cours du soir en journalisme tout en continuant mon métier d'assistant social en journée. J'ai fini premier de ma promotion et, à 42 ans, j'ai commencé à travailler à Bel RTL ! Je me suis d'abord occupé de reportages avant de prendre en charge les journaux des sports le matin, à partir de 2005. Changer de métier à 40 ans, ce n'est pas donné à tout le monde ! Quelle est la plus belle rencontre que vous avez pu réaliser ? En 2011, Eddy Merckx était venu parler de Philippe Gibert au RTL+, juste avant le JT de 13 h. J'étais un des intervenants. Quand j'ai reconduit Merckx, je lui ai avoué que je ne pouvais pas me comporter en journaliste avec lui tellement je l'avais admiré plus jeune. Merckx, avec son humilité et sa modestie, ne comprenait pas comment je pouvais agir de la sorte ! (il rit) Qu'allez-vous faire désormais ? Je suis récemment retourné au foot : il y avait une éternité que je n'avais plus mis les pieds dans un stade. Je vais regarder du sport à la télé. Je m'intéresse à beaucoup de disciplines : NBA, hockey sur glace, Indy Car, ... J'ai un paquet de livres à découvrir et de ballades à réaliser avec ma femme. Que personne ne s'inquiète : je serai bien occupé !