1 L'analyse est toujours la même, y compris suite au revers 3-0 contre Ostende: trop peu efficace en attaque, l'équipe encaisse trop de buts facilement évitables. Y a-t-il une réelle explication? Trop peu de talent, de mauvais choix tactiques, un jeu trop basé sur la possession du ballon?
...

1 L'analyse est toujours la même, y compris suite au revers 3-0 contre Ostende: trop peu efficace en attaque, l'équipe encaisse trop de buts facilement évitables. Y a-t-il une réelle explication? Trop peu de talent, de mauvais choix tactiques, un jeu trop basé sur la possession du ballon? C'est une combinaison de facteurs. La responsabilité de ce mauvais début de compétition et les solutions se situent à différents niveaux. Je suis convaincu que notre staff sportif va procéder à la bonne analyse avec les joueurs et continuer à chercher des solutions. Le management se penche aussi sur sa responsabilité et la composition du noyau. Nous espérons que les joueurs vont aussi se regarder dans la glace. Ne sous-estimez pas l'aspect mental. À Ostende, nous avons bien joué pendant une demi-heure, mais nous avons encaissé trois buts malheureux en l'espace de six minutes. C'est un fameux coup. Tout n'est pas lié à la tactique ni au talent. 2 Autre problème, dit-on, le manque de leadership. N'est-ce pas bizarre pour une formation qui aligne des trentenaires comme Deschacht, Seck, Marcq et Vossen, qui a un entraîneur très chevronné, Francky Dury, et deux assistants, Timmy Simons et Davy De fauw, qui ont disputé des centaines de matches au plus haut niveau belge? En effet, beaucoup de joueurs ont de l'expérience et ils devraient se diriger davantage les uns les autres, les jeunes comme les autres. Mais les circonstances ne sont pas favorables à cette prise de responsabilités. Nous aurions tout aussi bien pu ouvrir la marque à Ostende. Nous aurions alors assisté à un tout autre match et nous aurions lu des commentaires plus positifs dans les journaux. 3 Avez-vous commis des erreurs durant le dernier mercato? Vous avez par exemple prêté Saido Berahino, mais Tomas Chory n'est pas une réussite en pointe, jusqu'à présent. Nous aurions préféré conserver Saido, mais il ne souhaitait pas rester et sa concentration s'en ressentait. Le prêter à Charleroi constituait une bonne solution. Tomas n'est arrivé qu'il y a dix jours et sa famille est en train de déménager. Il n'est pas non plus évident de porter d'emblée une équipe qui est seizième. On voit pourtant déjà une partie de ses qualités. Je dois aussi souligner que la pandémie nous a limités, mais que nous avons malgré tout pu enrôler De Bock et Opare, deux valeurs sûres à l'arrière gauche et droit. 4 Vous avez gagné cinq points sur trente avant l'interruption du dernier championnat, vous en comptez maintenant sept sur trente. Aucune autre équipe n'a pris aussi peu de points dans les vingt derniers matches. Les arrivées de Davy De fauw et de Timmy Simons ne portent pas encore ses fruits. Quel délai accordez-vous encore à Francky Dury et à son contrat jusqu'en 2024? Nous ne pouvons pas continuer à accepter des résultats pareils. Nous avons déterminé un cap. Quand nous en dévions, nous étudions ce qui doit changer, être amélioré. Après la défaite contre le Club Bruges ( 0-6, ndlr), nous avons longuement discuté avec le staff sportif. Timmy, Davy et Francky étaient très motivés et ont procédé à une analyse pointue. Nous n'éludons pas la discussion maintenant non plus. Nous allons relever les points négatifs. Avec Francky aussi. Nous examinons les résultats au jour le jour avec lui. Mais nous n'avons pas l'habitude de le crier sur tous les toits. Nous n'avancerons qu'en prenant des décisions tous ensemble et en continuant à travailler d'arrache-pied. 5 Le derby va se dérouler dans un stade vide, pour la première fois. Si la situation devait se prolonger plusieurs mois, voire jusqu'en fin de saison, à quel point cela affecterait-il les finances de Zulte Waregem? Jouer sans supporter est une catastrophe sportive et financière. Nous ne pouvons boucler notre budget qu'avec les rentrées issues de la billetterie, du catering et des réceptions. Ça représente un tiers de nos revenus. Mais nous n'avons pas le choix. Il faut tenir bon, aussi pénible cela soit-il.