Lorsqu'en juin 2004, FrancoDal Cin, un ex-dirigeant déclara qu'il existait en Italie un " gang " d'arbitres contrôlée par la Gea, un groupe de managers, il ne se doutait pas qu'il allait être à la base d'un scandale deux ans plus tard. Suite à ces insinuations, la police a effectué des écoutes téléphoniques pendant tout le championnat 2004-2005 dans le cadre d'une enquête sur les paris.
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Lorsqu'en juin 2004, FrancoDal Cin, un ex-dirigeant déclara qu'il existait en Italie un " gang " d'arbitres contrôlée par la Gea, un groupe de managers, il ne se doutait pas qu'il allait être à la base d'un scandale deux ans plus tard. Suite à ces insinuations, la police a effectué des écoutes téléphoniques pendant tout le championnat 2004-2005 dans le cadre d'une enquête sur les paris. Luciano Moggi, le directeur général de la Juventus, son fils Alessandro et tous les associés de la Gea à l'époque où a été entamée l'enquête par le procureur de Naples, ont été poursuivis pour association délinquante visant à la fraude dans les compétitions sportives. Ce chef d'accusation très grave s'ajoute à celui formulé par le procureur de Rome pour concurrence illicite avec violence et menaces. La semaine dernière, la presse italienne a publié de larges extraits des enregistrements réalisés et, incroyable, Moggi pilotait les désignations des arbitres devant diriger la Juve. " A Messine, envoie-moi Cassaro. A Livourne, Rocchi et au Trophée Berlusconi, Pieri ", lança Moggi à Pierino Pairetto, qui à l'époque était chargé des désignations et en outre vice-président de la commission des arbitres de l'UEFA. Mercredi dernier, le procureur de la République a confirmé qu'une dizaine de personnes étaient concernées par l'affaire ; parmi elles InnocenzoMazzini, le vice-président de la fédération, et Antonio Giraudo, l'administrateur délégué de la Juventus. Samedi dernier, les Agnelli et l'Ifil, la société propriétaire de la Juventus, sont sortis de leur réserve, via un communiqué envoyé à l'agence de presse, ApBiscom. Les patrons du club signalaient que " le silence observé par les propriétaires du club était dicté par la nécessité de conserver une bonne ambiance au sein du noyau avant les dernières rencontres du championnat. Le conseil d'administration devra effectuer des choix difficiles ". Ce n'est pas un mystère, les patrons n'apprécient plus vraiment le comportement (surtout au plan financier) du trio Giraudo- RobertoBettega-Moggi et tardaient à lui renouveler sa confiance. L'assemblée générale des actionnaires est prévue en septembre. Il est donc encore temps pour prendre des décisions. N. RIBAUDOF. VANHEULE