Zulte Waregem reste sur une saison turbulente et n'a dû son maintien qu'au retour du fils prodigue, Francky Dury. Il entame ce championnat de transition en quête de stabilité. Contrairement à la saison dernière, le club n'a pas effectué de déclarations trop ambitieuses. Il n'a pas davantage transféré de grands noms. Il a déjà consenti un gros effort en janvier dernier pour enrôler Franck Berrier et Mbaye Leye. Or, après ses coûteux achats de l'été précédent, Zulte ne dispose plus de moyens illimités. Il a donc préféré des jeunes belges ou étrangers qui doivent éclore au Gaverbeek, dans l'ombre des piliers de l'exercice précédent.
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Zulte Waregem reste sur une saison turbulente et n'a dû son maintien qu'au retour du fils prodigue, Francky Dury. Il entame ce championnat de transition en quête de stabilité. Contrairement à la saison dernière, le club n'a pas effectué de déclarations trop ambitieuses. Il n'a pas davantage transféré de grands noms. Il a déjà consenti un gros effort en janvier dernier pour enrôler Franck Berrier et Mbaye Leye. Or, après ses coûteux achats de l'été précédent, Zulte ne dispose plus de moyens illimités. Il a donc préféré des jeunes belges ou étrangers qui doivent éclore au Gaverbeek, dans l'ombre des piliers de l'exercice précédent. Après une arthroscopie et l'ablation d'un ménisque, Sammy Bossut ne retrouve plus son niveau. Trop d'erreurs ont entamé sa confiance. SébastienBruzzese, un ambitieux nouveau venu a fait bonne impression pendant la préparation, surtout dans sa relance, et est prêt à prendre la relève. On ne sait pas qui sera titulaire attitré. Dury place l'accent sur la stabilité défensive et mise à nouveau sur le quatuor défensif qu'il a aligné au second tour : Davy De fauw, le capitaine et le leader, à droite, Karel D'Haene et Steve Colpaert dans l'axe et Brian Hamalainen, qui a éclos sous sa houlette, à gauche. Pour cette dernière position, il possède en Pietro Perdichizzi (19 ans), en plus de NielsVandenbroucke (21 ans), un défenseur gaucher supplémentaire, ce qui faisait défaut la saison passée. David Vandenbroeck, de retour, constitue une bonne alternative au c£ur de la ligne mais Miguel Dachelet est superflu. JuniorMalanda, âgé de 17 ans mais particulièrement costaud, est une bonne doublure de De fauw. Dury reste fidèle à son 4-3-3/4-5-1, un système qui change selon qu'il est en possession du ballon ou pas mais qui vise une transition rapide. Les deux arrières latéraux ont la latitude de gicler en avant, puisque l'entrejeu dispose de deux éléments contrôleurs : Jonathan Delaplace, qui a un grand rayon d'action et réalise de bonnes infiltrations, et Olafur Skulason, un leader chevronné et un pare-chocs impeccable. Paulo Hernan Hinostroza (18 ans) a dévoilé son bagage footballistique pendant la préparation mais il est trop léger pour prendre place aux côtés du petit Delaplace, d'autant que Dury accorde beaucoup d'importance à l'équilibre des gabarits. Si le Péruvien poursuit sur sa lancée, il sera plutôt un partenaire à Skulason. En avant du triangle, Berrier doit amorcer les attaques. Il a joué un rôle essentiel dans le maintien, dès son retour, mais le Français a été irrégulier. Maintenant qu'il a effectué une préparation complète, il peut redevenir le roi des assists. Il y a une certitude en attaque : Leye joue en pointe. Le Sénégalais est fort de la tête, surtout sur les phases arrêtées, il a un bon tir mais il rate parfois des occasions. Le nouvel avant croate Ivan Lendric (20 ans) a dévoilé ses qualités de finisseur pendant la préparation mais il est trop jeune pour porter le poids de l'attaque dans le système de Dury, à moins que celui-ci ne recule d'un cran Berrier et Leye, en soutien du Croate. A gauche, le coach a le choix entre Aleksandar Trajkovski (19 ans), talentueux mais irrégulier, Frédéric Gounongbe, issu de Zaventem (D3) et Habib Habibou, presque fit mais capricieux. A droite, Jens Naessens (21 ans, six buts la saison passée) semble avoir conquis ses galons, même s'il peut permuter avec Trajkovski. Ils ne sont cependant pas de purs ailiers et leur jeu manque parfois de profondeur. A l'instar de Leye, ils ne sont pas des killers. Dury veut permettre aux jeunes de progresser mais il misera avant tout sur l'expérience et la stabilité pour survivre à son difficile début de saison (Standard, Gand, Courtrai et Genk lors des six premières journées). Ensuite, il devra conserver un bon équilibre, un art difficile si blessures et suspensions venaient à s'accumuler. Dury est un organisateur-né et il sait jouer le résultat mais son équipe manque actuellement de sens du but et de puissance. Elle ne peut donc pas espérer plus que le ventre mou. PAR JONAS CRETEUR