Tu as travaillé pour la télé durant les Jeux olympiques. Ton bilan ?

Michel Lecomte était très satisfait. Le collectif que nous formions avec Hervé Gilbert et Anne-Laure Macq était bon. C'est un souvenir super positif mais je n'ai pas reçu d'autres propositions. Je ne dirais pas non à l'une ou l'autre pige. Mais la radio occupe 95 % de mon esprit. Je préfère me concentrer sur le média que je connais le mieux.
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Michel Lecomte était très satisfait. Le collectif que nous formions avec Hervé Gilbert et Anne-Laure Macq était bon. C'est un souvenir super positif mais je n'ai pas reçu d'autres propositions. Je ne dirais pas non à l'une ou l'autre pige. Mais la radio occupe 95 % de mon esprit. Je préfère me concentrer sur le média que je connais le mieux. Avant chaque match du championnat belge, je passe environ 1 h 30 à préparer et imprimer des documents avec des statistiques (meilleurs buteurs, etc.). Je sélectionne des captures d'écran, je découpe des articles de la presse écrite,... Je complète ces infos avec celles que je recueille tous les jours en lisant la presse. Un journaliste est comme un musicien qui répète ses gammes : s'informer est dans sa nature. Quand je suis dans ma cabine, j'étale ces feuilles devant moi. Si le match est lié à une compétition européenne ou aux Diables Rouges, le temps de préparation est deux fois plus important. Plus jeune, je passais ma vie à écouter la radio. Jean était la vedette à l'époque. Sa voix était immédiatement reconnaissable. Il mélangeait rigueur et humour avec sa gouaille particulière. J'ai commencé à travailler avec lui : il commentait tandis que je m'occupais du terrain. Puis, j'ai été pris en charge par Dominique Delhalle, Pierre Dozot et Manuel Jous. Jous corrigeait mes travaux à l'université. Je me rappelle d'un 12/20 qu'il m'avait collé ! En télé, mes idoles étaient Marc Delire et Frank Baudoncq. A Bruges, il y a toujours un mec insupportable, un abonné qui nous accoste à chaque fois qu'on commente. Il se lève et il nous pose un tas de questions. Je veux bien dépanner quand le micro est débranché mais, le reste du temps, c'est invivable. Un jour, je lui ai demandé de s'asseoir, le ton est un peu monté et il m'a insulté en néerlandais ! A Zurich, au cours de l'Euro, j'ai croisé Tony Parker qui se baladait avec Eva Longoria. J'ai courageusement demandé à ses deux gardes du corps si une radio venue de Belgique pouvait lui poser une question. Ils m'ont remballé mais Parker m'a entendu et accepté. A la fin de l'échange, je lui ai dit : " Tu ne trouves pas qu'on se ressemble ? " Il a éclaté de rire et il m'a tapé dans la main. Du temps où il évoluait à Roulers, j'ai titillé Wagneau Eloi sur l'affaire des matches truqués et il a menacé de me casser la gueule. Après un Charleroi-Standard, j'ai interpellé Laszlö Boloni qui m'a complètement nié. Albert Cartier m'a permis d'assister à la préparation de Brussels-Genk. A 15 h, j'étais avec les joueurs pour écouter la théorie. A 16 h, ils faisaient un peu les malins et, une heure plus tard, ils s'éclipsaient aux toilettes à cause du stress ! Le plus drôle ? Le match n'a pas eu lieu à cause d'une panne de courant ! Mais le reportage a quand même été diffusé. par Simon Barzyczak