Le coach Stefan Tarkovic

né le 18 février 1977
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né le 18 février 1977 Après une modeste carrière écourtée par une blessure à 24 ans, le sélectionneur a débuté au plus haut niveau, à 37 ans, à Kosice, puis il est devenu l'entraîneur du Tatran Presov. Zilina l'a engagé comme directeur technique des jeunes, mais il est rapidement devenu coach principal dans un club où les entraîneurs font rarement de vieux os. À cette époque, il travaillait déjà comme scout pour l'équipe nationale. Le sélectionneur Jan Kozak l'a pris comme assistant en 2013. C'est dans cette fonction qu'il a pris part à l'EURO 2016 en France, où la Slovaquie est parvenue à s'extraire de la phase de poules avant d'être éliminée par l'Allemagne en huitièmes. Lorsque Kozak (qui a brièvement joué à Seraing dans les années 80) a démissionné en octobre 2018, il a conseillé à la Fédération de ne pas hésiter et de prendre son assistant Tarkovic pour lui succéder. Mais la Fédé a d'abord préféré engager le Tchèque Pavel Hapal. Lorsque celui-ci a été limogé en octobre 2020 après une défaite à domicile contre Israël en Nations League, Tarkovic a finalement reçu sa chance, devenant le treizième sélectionneur depuis que la Slovaquie a acquis son indépendance en 1993. Tarkovic a remporté le barrage contre l'Irlande du Nord et a qualifié son équipe pour l'EURO. Son premier grand tournoi comme coach principal. Côté foot, il est considéré comme un homme calme et correct, qui a repris, sur le plan tactique, les idées de Kozak. Il se base sur la mentalité et une bonne ambiance de groupe, avec un respect mutuel. Il n'a que six matches internationaux à son compteur. Il en a gagné trois et n'a subi qu'une seule défaite, contre le voisin tchèque. "Nous avons une équipe expérimentée, avec des trentenaires qui jouent ensemble depuis longtemps. Mais derrière, on n'a pas de véritable arrière gauche. Au point que le sélectionneur a demandé à trois joueurs qui avaient déjà raccroché s'ils ne voulaient pas revenir pour l'EURO. On n'a pas non plus de véritable finisseur. Notre meilleur attaquant est Ivan Schranz. Malgré ses 27 ans, il n'a pas encore joué souvent pour l'équipe nationale. Un autre bon avant arrive: David Strelec (vingt ans) du Slovan Bratislava, le plus grand talent depuis Peter Dubovsky, qui avait évolué au Real Madrid au début des années 90. Marek Hamsik, qui a quitté la Chine pour Göteborg, reste notre meilleur atout. Derrière, la pièce-maîtresse est Milan Skriniar. Patrik Hrosovsky de Genk n'est pas toujours titulaire. C'est un joueur fantastique, mais il réédite rarement ses prestations en club une fois en sélection. On n'attend pas grand-chose de l'EURO. Sur papier, l'Espagne, la Pologne et la Suède sont plus fortes. Si on pratique un jeu ouvert contre ces équipes-là, on n'aura aucune chance. On devra donc jouer intelligemment." Dans chaque sélection, on trouve des talents précoces et d'autres qui mettent un certain temps à s'imposer. Schranz (27 ans) appartient à la deuxième catégorie. Même s'il est considéré aujourd'hui comme le meilleur attaquant et l'homme en forme de la Slovaquie, il n'a encore défendu les couleurs de l'équipe nationale qu'à sept reprises. Il a débuté en septembre 2020, à l'âge de 26 ans, onze mois et 22 jours. Il a directement trouvé le chemin des filets, lorsqu'il est monté au jeu contre la République Tchèque, le pays où il a évolué ces dernières années. Au niveau du club, Schranz a aussi tardé à s'imposer. Formé à l'Inter Bratislava, il a été transféré au Spartak Trnava, un club de tradition réputé pour donner leur chance aux jeunes talents. Mais au Sparta Prague, son club suivant, il n'a pas réussi à gagner sa place de titulaire, et est retourné à Trnava. Au Dukla Prague, il a mieux joué, mais à l'AEL Limassol, à Chypre, il a encore échoué. Ce n'est qu'il y a deux ans qu'il a réellement réussi à percer: d'abord à Ceske Budejovice, et surtout cette saison au FC Jablonec, où il marque tous les deux matches. Jusqu'à la dernière journée, il s'est retrouvé en course pour le titre de meilleur buteur. Schranz est rapide, costaud et possède un bon tir à distance. Il a l'avantage d'être encore peu connu au niveau international. L'effet de surprise pourrait donc jouer. Lorsque la Tchécoslovaquie est devenue championne d'Europe en 1976, huit des onze titulaires étaient Slovaques. Deux d'entre eux ont joué en Belgique: Karel Dobias à Lokeren et Anton Ondrus au Club Bruges. Le T2 de l'époque, Jozef Venglos, était aussi Slovaque. Lorsque la Slovaquie a acquis son indépendance en 1993, il en est devenu le premier sélectionneur. Dans la sélection actuelle, cinq internationaux ont décroché un titre de champion dans le pays où ils évoluent: Michal Duris et Tomas Hubocan avec l'Omonia Nicosie à Chypre, Jakub Hromada avec le Slavia Prague en République Tchèque, Milan Skriniar avec l'Inter en Italie et Robert Mak avec Ferencvaros en Hongrie. Lorsque la Slovaquie s'est séparée de la République tchèque en 1993, elle figurait à la 150e place du ranking FIFA. Aujourd'hui, elle occupe la 36e position. Son meilleur rang jamais atteint? Le quatorzième, en août 2015. Tarkovic a débuté avec un 4-2-3-1, mais préfère actuellement un 4-3-3 qui peut se transformer en 4-2-3-1, un système devenu populaire dans de nombreuses équipes. Derrière, le retour d' Hubocan à l'arrière gauche peut se révéler utile à cour terme. La défense est au point, avec l'expérience de Skriniar, qui n'a encore que 26 ans, mais joue à l'Inter depuis 2018. Le vieux serviteur Kucka, de Parme, est normalement le milieu défensif titulaire, avec Hrosovsky comme alternative. Hamsik reste le patron. Il n'y a plus de joueurs rapides et techniques capables de faire la différence en attaque sur les flancs, ou alors ils sont en méforme, comme Vladimir Weiss. Un jeune pourrait se révéler: l'attaquant David Strelec du Slovan Bratislava. Il fait partie des cinquante plus grands talents à suivre et n'a débuté qu'en mars en équipe nationale.