Günter Netzer, Alan Simonsen, Wolfgang Kleff, Patrick Andersson, Rainer Bonhof, Wilfried Hannes, Herbert Wimmer, Jupp Heynckes, Berti Vogts, Stefan Effenberg: la plupart de ces illustres joueurs se sont distingués dans les années '70, les années de gloire de 'Gladbach, qui a rempli sa vitrine de trophées: cinq titres nationaux, deux Coupes UEFA et une d'Allemagne, suivie d'une autre, en 1995, le dernier trophée gagné depuis cette décennie exceptionnelle. En 1998, le club est descendu en D2, pour la première fois depuis la création de la Bundesliga. Hans Meyer a sauvé 'Gladbach de la chute en D3 avant de ramener l'équipe parmi l'élite en deux ans.
...

Günter Netzer, Alan Simonsen, Wolfgang Kleff, Patrick Andersson, Rainer Bonhof, Wilfried Hannes, Herbert Wimmer, Jupp Heynckes, Berti Vogts, Stefan Effenberg: la plupart de ces illustres joueurs se sont distingués dans les années '70, les années de gloire de 'Gladbach, qui a rempli sa vitrine de trophées: cinq titres nationaux, deux Coupes UEFA et une d'Allemagne, suivie d'une autre, en 1995, le dernier trophée gagné depuis cette décennie exceptionnelle. En 1998, le club est descendu en D2, pour la première fois depuis la création de la Bundesliga. Hans Meyer a sauvé 'Gladbach de la chute en D3 avant de ramener l'équipe parmi l'élite en deux ans. L'ancien Allemand de l'Est, âgé de 60 ans, n'a obtenu sa chance puis sa reconnaissance en Bundesliga que par la petite porte, à savoir le FC Twente et la D2 allemande. Alors que 'Gladbach militait dans l'antichambre, Meyer a transféré Peter Van Houdt (Roda JC) et Stéphane Stassin (Anderlecht) Joris Van Hout a rejoint le duo en juillet. Nul ne se souvient du premier Belge. Roger Roebben a ensuite joué au Lierse et à Tongres mais il n'a pas décollé du banc de 'Gladbach, de 1974 à 1976. A cette époque, les clubs allemands ne pouvaient aligner que deux étrangers. Ses concurrents étaient Henning Jensen et Alan Simonsen. Le club n'a pas d'argent. La commission des licences a obligé 'Gladbach à assainir ses finances en 1998. Il s'est fixé une priorité: réduire sa dette, qui s'élevait à 15 millions d'euros. Le club a appris à investir intelligemment dans des joueurs bon marché mais utiles. Cette année, Van Hout est son transfert le plus cher: un demi-million. 'Gladbach a aussi enrôlé l'international luxembourgeois Jeff Strasser, gratuit, puisqu'il était en fin de contrat à Kaiserslautern. Cette politique fonctionne, financièrement et sportivement. Lors de son retour en Bundesliga, l'année dernière, le club n'avait plus que 2,5 millions de dettes et il aura apuré cette somme en fin de saison. En attendant, 'Gladbach a le plus petit budget de D1, après Rostock et Nuremberg: 13 millions d'euros. Le stade, ancien, n'offre guère de possibilités aux sponsors et aux VIP. Le Bökelberg n'a qu'une seule tribune assise couverte, sans services particuliers, et trois tribunes debout découvertes. éa va bientôt changer. Le 14 mars, on va poser la première pierre d'un nouveau stade à 'Gladbach Nord, près de l'autoroute 161. Une nouvelle arène devrait être en mesure d'accueillir 60.000 spectateurs dès la saison 2004-2005, soit près du double de la capacité actuelle (34.000 places).Le plus de fans après le Bayern!Mönchengladbach compte le plus de supporters en Allemagne, après le Bayern. En déplacement, la tribune réservée aux visiteurs est comble. A domicile, l'année dernière, le club a accueilli une moyenne de 30.000 spectateurs payants et pour cinq affiches, il a reçu deux fois plus de demandes qu'il ne pouvait en honorer. Même lorsqu'il joue contre des formations modestes, il attire 28.000 personnes. Le nouveau stade ne risque pas d'être vide, à condition que le club se maintienne en Bundesliga. Jusqu'en 2004, le seul mort d'ordre est: éviter la relégation. Ensuite, on pourra à nouveau rêver de coupe d'Europe. Les nouvelles normes l'interdisent de toute façon dans le stade actuel. Du coup, cette saison, la latte n'est pas haute: la 12e place, comme la saison passée, suffit. Hans Meyer: "Si nous sommes relégués cette année avec l'équipe que nous avons, nous aurons mal travaillé. Une neuvième, dixième ou 12e place suffit. Nous ne sommes qu'une modeste équipe de Bundesliga aux moyens limités, mais le groupe est soudé. Nous n'avons pas de vedettes aptes à faire la différence et nous appuyons sur le travail et la solidarité". Meyer évolue avec trois attaquants: "J'ai toujours joué comme ça. Avec trois avants, on gêne l'adversaire très haut et on le bloque". Joris Van Hout est son centre-avant. Meyer s'est souvenu de l'avant, transformé en défenseur: "Je l'avais déjà vu à l'oeuvre comme avant au FC Malines. Le noyau B d'Anderlecht l'envoyait aussi en attaque quand l'équipe était en difficulté et il marquait aisément. Joris est un bon footballeur, polyvalent et doté de caractère. Ce n'est pas un champion du monde, sinon, Anderlecht ne l'aurait pas laissé partir aussi facilement, mais nous n'avons pas de joueurs de cet acabit, seulement de solides footballeurs qui ne rechignent pas au boulot".Van Hout a d'abord refusé la proposition de 'Gladbach : "Les conditions n'étaient pas idéales Nous étions en camp d'entraînement. Tout est allé si vite qu'il m'était difficile de faire le point. Ce qui a été décisif, c'est que je sentais que ma position idéale n'était pas en défense mais en attaque. Ici, j'ai l'opportunité d'évoluer en pointe, ce qui n'était pas clair à Anderlecht. Or, je sens que c'est ma place naturelle. A Anderlecht, j'ai reçu la chance de progresser et d'enrichir mon bagage en évoluant à l'arrière droit. J'ai fait de mon mieux mais je sentais bien que ce n'était pas pour moi".Van Hout, profitant d'une blessure de son concurrent hollandais Arie Van Lent, a marqué quatre buts lors de ses trois premiers matches. Meyer : "Il était en confiance. Il devait jouer, nous n'avions personne d'autre à cette position. Et un avant qui marque immédiatement obtient un certain crédit". Que se passera-t-il quand Van Lent reviendra? L'entraîneur affirme que ça ne signifiera pas le renvoi automatique de Van Hout sur le banc: "A Malines, il a été brillant comme second avant, qui surgit de l'entrejeu. Il peut très bien fonctionner ainsi, avec Arie en pointe. Grâce à son jeu de tête et à son abattage, il constitue un danger permanent pour l'adversaire".La presse allemande apprécie le nouvel attaquant de 'Gladbach, d'autant plus qu'il parlait déjà allemand à son arrivée. "C'est parce que mes parents passaient toutes leurs vacances en Allemagne". En dehors du terrain, Joris Van Hout doit encore trouver ses marques. Il effectue la navette entre 'Gladbach et Louvain tous les jours, quittant Louvain à sept heures et demie pour arriver au club à neuf heures, à temps pour l'entraînement, qui commence à dix heures. "Quand nous nous entraînons le soir, je reste ici. Le week-end, je retourne chez mes parents, à Dessel, à une petite heure de route. Je chercherai une solution quand la situation actuelle ne me conviendra plus".Internationaux grâce à 'GladbachPeter Van Houdt habite déjà à Mönchengladbach depuis quelques années après avoir connu Kerkrade pendant quatre ans. "On ne rencontre personne en Allemagne. Ce n'est pas comme aux Pays-Bas, où les voisins viennent prendre le café chez vous ou vous invitent".Van Houdt se plaît à 'Gladbach. "On reste un nom. Contre nous, Hambourg attire 50.000 spectateurs, comme lorsqu'il reçoit le Bayern, Dortmund et Schalke 04 alors qu'il ne joue que devant 30.000 personnes contre les autres équipes". Cette saison, il n'a pas encore affronté d'adversaire nettement supérieur. "La saison passée, ça nous est arrivé à cinq reprises. Pendant six mois, nous avons dû nous habituer au niveau de la D1: chaque erreur était impitoyablement sanctionnée. Nous avons beaucoup appris et nous avons gagné de plus en plus souvent. Je suis prêt à jouer des années encore ici. Il ne faudrait pas croire que le football allemand se résume à courir et à travailler".Les supporters féminins se baladent avec le maillot de Van Houdt et on découvre des déclarations d'amour à son égard sur les vieux bancs du stade. Pourtant, ces dernières semaines, une partie de la presse lui accorde peu de crédit. Après sa défaite à Stuttgart, des journaux se sont demandés ce que Meyer lui trouvait: il défend trop peu, il n'a inscrit qu'un but et n'est guère dangereux. Van Houdt ne s'en émeut pas. Il est une valeur sûre et il ne lit plus les journaux. "Il y a trois fois plus d'intérêt médiatique qu'en Belgique. Si on lit tout, c'est pour devenir fou. Quels journaux écrivent-ils que je dois être remplacé? Le Bild et compagnie? Ce ne sont pas des journaux, ça". Il ne doit pas se tracasser. Meyer n'a pas l'intention d'écarter Van Houdt. "Il s'agit de quelques journaux qui ne me sont pas favorables", confirme l'entraîneur. "Or, Van Houdt est un de mes transferts. A travers leurs critiques, c'est moi qu'ils visent. Le seul conseil que je puis lui donner, c'est de ne pas lire trop de journaux. C'est sur le terrain qu'il doit répondre. Peter prend des risques, il court beaucoup et souvent, il n'est plus frais quand il se présente devant le but. Tant qu'il est en forme, il ne doit pas se faire de souci: il reste dans l'équipe".Rester dans l'équipe, ça signifie évoluer sur le flanc gauche ou droit, pas vraiment sa place favorite: le joueur rêve de devenir un second avant en décrochage. Meyer: "Il peut aussi se produire en attaque mais nous alignons depuis trois ans un trio qui fonctionne bien. Je n'ai pas d'ailier typique à la néerlandaise, un homme capable de réaliser une action et de centrer. De tous ceux qui sont susceptibles d'évoluer sur l'aile, c'est Peter qui se rapproche le plus de ce qu'il faut. C'est pour ça que je l'aligne là"."J'ai été transféré comme avant, pour évoluer en duo", explique Van Houdt. "Nous avons essayé mais l'entraîneur a modifié son schéma à la demande de l'équipe. Nouveau venu, je n'avais rien à dire. Je ne peux pas dire qu'on me sacrifie. J'ai changé de position mais je suis là depuis deux ans et demi. En plus, jamais je n'aurais été sélectionné en équipe nationale si je n'avais pas évolué sur le flanc à 'Gladbach. Donc, ça m'apporte quelque chose".Geert Foutré