Tu es maintenant consultant pour Belgacom 5. Pourquoi avoir quitté Betv ?

J'ai créé une boîte de production et je cherchais à lancer un concept de capsules vidéo sur le basket. Betv n'a pas été intéressé par le produit, contrairement à Belgacom. Pour moi, produire des émissions sur Belgacom et rester consultant sur Betv n'était pas un problème. Mais vu les relations qui existent entre les deux opérateurs, Betv ne l'entendait pas de cette oreille. Une nouvelle aventure a donc commencé pour moi.
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J'ai créé une boîte de production et je cherchais à lancer un concept de capsules vidéo sur le basket. Betv n'a pas été intéressé par le produit, contrairement à Belgacom. Pour moi, produire des émissions sur Belgacom et rester consultant sur Betv n'était pas un problème. Mais vu les relations qui existent entre les deux opérateurs, Betv ne l'entendait pas de cette oreille. Une nouvelle aventure a donc commencé pour moi. Passer de Miami Beach à la Rue haute de Charleroi, c'est forcément moins sexy ! (il éclate de rire) Mais ce n'est pas pour autant moins intéressant. Même si tu n'as pas la même qualité de jeu et de coaching, tu ne peux pas cracher dans la soupe. De toute façon, tout le monde sait que mon amour pour la NBA est éternel. Je me gave toujours autant de matches, même si ce n'est plus via Betv. (il rit) Je serai toujours reconnaissant envers ce média. J'ai reçu une chance unique de reconversion juste après avoir achevé ma carrière professionnelle. J'ai tissé un réseau de relations aux Etats-Unis, je me suis retrouvé à Dallas pour couvrir un All-Star avec plus de 100.000 spectateurs, j'ai appris beaucoup aux côtés de Renaud Detrixhe, etc. Sans Betv, personne ne m'aurait entendu. Oui. En Belgique, les gens sont susceptibles. Si tu mets en doute le coaching, tu reçois immédiatement un tweet ou un texto te demandant des comptes. En NBA, personne n'écoute vraiment ce que tu racontes. La Belgique est un village et il faut être prudent. La basket belge est moins spectaculaire et c'est un peu plus difficile. On a dit : " Duke Tshomba, c'est juste du show, c'est un mec qui fait ouh, ah quand il y a un dunk et c'est tout ! " Or, en Belgique, il n'y a pas de dunk ! J'ai dû montrer que j'étais capable d'analyser un match, même si je suis encore loin d'être le Rodrigo Beenkens du basket. Lors des finals, je me suis retrouvé aux toilettes avec Magic Johnson. Problème : j'avais bu des litres d'eau et je suis resté longtemps devant l'urinoir. Il a cru que j'avais un problème et il m'a demandé si j'allais bien. Je n'avais pas vu qui c'était et je l'ai un peu envoyé balader. C'est quand je suis allé me laver les mains que je l'ai reconnu ! Nous avons éclaté de rire. Les jours suivants, nous nous sommes plusieurs fois revus. Chris Copeland, qui joue maintenant aux Knicks. Quand il était en Belgique, j'avais tourné une séquence avec lui pour l'émission Behind the scene. Nous avons passé la journée ensemble et son côté cool m'a vraiment marqué. En début de saison, je l'ai revu à New York. Ce que j'adore, c'est me rendre aux toilettes avant un match et écouter les critiques positives ou négatives du public. J'arrive généralement deux heures avant le début du direct et c'est pour moi l'occasion de me fondre dans la masse, d'échanger des opinions avec les supporters. PAR SIMON BARZYCZAK