Déjà vaincue par la France et l'Allemagne, l'équipe nationale belge s'est inclinée pour la troisième fois de rang, contre la Turquie.

A quelque chose malheur est bon, veut le dicton. Nonobstant ces trois défaites, Aimé Anthuenis se dit heureux et rassuré, dans la mesure où il a enfin dégagé un 11 de base. L'ennui, c'est qu'il a procédé à tant de changements que je me demande réellement quelle peut bien être cette équipe-type. Et si réellement ses contours sont dessinés, il est peut-être temps de lui donner l'occasion de disputer l'intégralité de la rencontre à l'occasion du prochain rendez-vous amical contre les Pays-Bas. Car jusqu'à présent, à force d'apporter de sempiternelles retouches, le fédéral a davantage embué qu'éclairci les esprits. Mais faisons-lui confiance malgré tout.

Comme pour les hommes en noir.

Ils ont souvent été décriés cette saison et, quelquefois, à raison. Mais quand il y a du bon, il faut pouvoir l'admettre aussi. A cet égard, j'ai apprécié la manière dont Frank De Bleeckere a mené les débats lors du sommet Bruges-Standard et, dans un autre registre, j'ai été favorablement impressionné aussi par la prestation de Serge Gumienny lors du match Gand-Antwerp. Même si, avec un peu plus de dialogue, il aurait pu éviter deux cartes rouges sur un total de quatre.

Grâce à la victoire de Bruges sur le Standard, la lutte pour la deuxième place est terminée.

Ce n'est pas au Stade Jan Breydel que les Rouches ont perdu leurs espoirs mais plus tôt dans la saison. Quand, comme eux, on possède à un moment donné 11 points d'avance sur les Bleu et Noir, il n'est pas permis de se retrouver distancé de cinq unités aujourd'hui. Désolé pour les Principautaires, mais s'il y a une équipe qui mérite la place de dauphin derrière Anderlecht, c'est bel et bien le Club. Les Flandriens ont été plus constants que les Standardmen, qui n'ont excellé que par à-coups cette saison. Ce n'est pas suffisant dans une compétition de longue haleine comme un championnat.

Dans le bas du tableau, Charleroi a pris trois points précieux contre Mouscron.

Certains mettront en exergue le choc psychologique dû au changement d'entraîneur. A ceux-là, je dirai tout simplement qu'avant d'obtenir la victoire par l'entremise de Grégory Dufer, Luigi Pieroni avait eu l'occasion de plier le match. Alors, de grâce, cessons de parler du bien-fondé du remplacement de Robert Waseige par Jacky Mathijssen. De fait, si un homme a été à la base du succès des Zèbres, c'est bien Grégory Dufer. Le Carolo a pris une autre dimension cette saison, dans un contexte très difficile. Sa bonne tenue au Mambourg a été récompensée récemment par deux bribes de matches chez les Diables. Face à l'Allemagne déjà, il avait montré davantage en l'espace de quelques minutes à peine que certains titulaires. Face à la Turquie, il a fait mieux encore en agrémentant sa prestation d'un joli but. Ce Diable-là mérite bien le paradis sous la forme d'un transfert dans un club de pointe. Il ne détonnerait pas dans le Top 3 du football belge en tout cas.

Toujours dans la zone rouge, l'Antwerp a décroché un point inespéré à Gand.

Ce but de Patrick Goots, qui a valu le partage, pourrait être très important au moment du décompte final. Il ne faut pas oublier que des trois candidats à la descente, ce sont les Anversois qui ont le calendrier le plus favorable, puisqu'ils reçoivent St-Trond, complètement démobilisé en cette fin de saison, et qu'ils se rendent lors de la dernière journée à Beveren, qui n'a plus rien à gagner ni à perdre non plus dans le cadre du championnat. En revanche, Charleroi a toujours un déplacement difficile au Standard tandis qu'il accueille Mons au Mambourg, pour sa dernière sortie, dans un derby wallon qui promet d'être fumant. Dans le même temps, Genk disputera un autre derby face à Heusden-Zolder. Je peux évidemment me tromper mais je n'ai pas l'impression qu'il sera aussi engagé.

Propos recueillis par Bruno Govers

A quelque chose malheur est bon, veut le dicton. Nonobstant ces trois défaites, Aimé Anthuenis se dit heureux et rassuré, dans la mesure où il a enfin dégagé un 11 de base. L'ennui, c'est qu'il a procédé à tant de changements que je me demande réellement quelle peut bien être cette équipe-type. Et si réellement ses contours sont dessinés, il est peut-être temps de lui donner l'occasion de disputer l'intégralité de la rencontre à l'occasion du prochain rendez-vous amical contre les Pays-Bas. Car jusqu'à présent, à force d'apporter de sempiternelles retouches, le fédéral a davantage embué qu'éclairci les esprits. Mais faisons-lui confiance malgré tout. Ils ont souvent été décriés cette saison et, quelquefois, à raison. Mais quand il y a du bon, il faut pouvoir l'admettre aussi. A cet égard, j'ai apprécié la manière dont Frank De Bleeckere a mené les débats lors du sommet Bruges-Standard et, dans un autre registre, j'ai été favorablement impressionné aussi par la prestation de Serge Gumienny lors du match Gand-Antwerp. Même si, avec un peu plus de dialogue, il aurait pu éviter deux cartes rouges sur un total de quatre. Ce n'est pas au Stade Jan Breydel que les Rouches ont perdu leurs espoirs mais plus tôt dans la saison. Quand, comme eux, on possède à un moment donné 11 points d'avance sur les Bleu et Noir, il n'est pas permis de se retrouver distancé de cinq unités aujourd'hui. Désolé pour les Principautaires, mais s'il y a une équipe qui mérite la place de dauphin derrière Anderlecht, c'est bel et bien le Club. Les Flandriens ont été plus constants que les Standardmen, qui n'ont excellé que par à-coups cette saison. Ce n'est pas suffisant dans une compétition de longue haleine comme un championnat. Certains mettront en exergue le choc psychologique dû au changement d'entraîneur. A ceux-là, je dirai tout simplement qu'avant d'obtenir la victoire par l'entremise de Grégory Dufer, Luigi Pieroni avait eu l'occasion de plier le match. Alors, de grâce, cessons de parler du bien-fondé du remplacement de Robert Waseige par Jacky Mathijssen. De fait, si un homme a été à la base du succès des Zèbres, c'est bien Grégory Dufer. Le Carolo a pris une autre dimension cette saison, dans un contexte très difficile. Sa bonne tenue au Mambourg a été récompensée récemment par deux bribes de matches chez les Diables. Face à l'Allemagne déjà, il avait montré davantage en l'espace de quelques minutes à peine que certains titulaires. Face à la Turquie, il a fait mieux encore en agrémentant sa prestation d'un joli but. Ce Diable-là mérite bien le paradis sous la forme d'un transfert dans un club de pointe. Il ne détonnerait pas dans le Top 3 du football belge en tout cas. Ce but de Patrick Goots, qui a valu le partage, pourrait être très important au moment du décompte final. Il ne faut pas oublier que des trois candidats à la descente, ce sont les Anversois qui ont le calendrier le plus favorable, puisqu'ils reçoivent St-Trond, complètement démobilisé en cette fin de saison, et qu'ils se rendent lors de la dernière journée à Beveren, qui n'a plus rien à gagner ni à perdre non plus dans le cadre du championnat. En revanche, Charleroi a toujours un déplacement difficile au Standard tandis qu'il accueille Mons au Mambourg, pour sa dernière sortie, dans un derby wallon qui promet d'être fumant. Dans le même temps, Genk disputera un autre derby face à Heusden-Zolder. Je peux évidemment me tromper mais je n'ai pas l'impression qu'il sera aussi engagé. Propos recueillis par Bruno Govers