Roland Duchâtelet a présenté la semaine dernière les nouvelles lignes directrices de St-Trond (voir Sport/Foot Magazine du 24 mars). Elles sont basées sur une augmentation de capital d'un million d'euros et la création d'une société anonyme dotée d'un nouvel organigramme par rapport à l'ASBL qui reste actuellement en place.
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Roland Duchâtelet a présenté la semaine dernière les nouvelles lignes directrices de St-Trond (voir Sport/Foot Magazine du 24 mars). Elles sont basées sur une augmentation de capital d'un million d'euros et la création d'une société anonyme dotée d'un nouvel organigramme par rapport à l'ASBL qui reste actuellement en place. L'homme d'affaires et homme politique, qui vient d'être réélu à la présidence de Vivant, déclare qu'il doit encore affiner la composition du conseil d'administration dont " il tiendra les rênes à défaut de pouvoir le diriger physiquement faute de temps ". Y siégera comme prévu Herman Schueremans, organisateur de festivals musicaux. Leo Schepers, le président actuel, n'y siégera pas mais restera à la tête de l'ASBL appelée à disparaître dans un avenir proche. Duchätelet s'est également entouré d'un coordinateur général, l'avocat Ludwig Sneyers qui supervisera la section sportive, dirigée par Guy Mangelschots, la section administrative et financière ainsi que l'école des jeunes. Chacune de ces sections aura son budget propre. Des accords ont déjà été pris entre la SA et l'ASBL pour régler les dettes à long terme de cette dernière (2 millions d'euros maximum). La philosophie de l'opération est d'assainir la situation en dix ans avec la garantie pour les anciens dirigeants de récupérer leurs investissements. Au niveau sportif, Duchâlet voudrait que St-Trond reste placé au milieu du tableau et offre du spectacle. Mangelschots, dont les prérogatives ont été élargies, aura pour première tâche de discuter avec l'entraîneur Jacky Mathijssen pour éventuellement poursuivre la collaboration avec le club. Idem pour Gunther Verjans qui ne resterait au club que s'il accepte les conditions qui lui ont été proposées. Roland Duchâtelet, qui s'est déclaré " analphabète footballistique ", est sans doute un homme d'affaires très brillant. Mais au niveau des réalités du football, il semble faire preuve d'un profonde naïveté (" un championnat n'est pas une compétition financière "). Un peu comme Abbas Bayat, lorsqu'il a franchi pour la première fois les portes du Mambourg... Rappelons que Duchâtelet, qui a entre-temps renoncé à investir au G. Beerschot, avait déjà tenté de prendre le pouvoir à St-Trond. Mais l'Union Belge avait interdit l'opération car la reprise était effectuée au nom d'un parti politique, ce qui est proscrit par les règlements. (G. Lassoie)