Les reports de matches et les modifications au calendrier de D1 gonflent pas mal de monde et provoquent des opinions tranchées. Comme celle de Roland Duchâtelet, le président de Saint-Trond : " Même les pelouses chauffées ne sont pas une garantie de pouvoir jouer en hiver. Elles constituent une solution à 80 %. Il existe une solution fiable à 100 % : les terrains entièrement synthétiques. C'est inconcevable qu'ils soient autorisés par l'UEFA et la FIFA, qu'ils soient généralisés dans les pays nordiques, qu'il y en ait en D1 suisse ou néerlandaise, mais pas en Belgique, où on continue à les interdire. Pour...

Les reports de matches et les modifications au calendrier de D1 gonflent pas mal de monde et provoquent des opinions tranchées. Comme celle de Roland Duchâtelet, le président de Saint-Trond : " Même les pelouses chauffées ne sont pas une garantie de pouvoir jouer en hiver. Elles constituent une solution à 80 %. Il existe une solution fiable à 100 % : les terrains entièrement synthétiques. C'est inconcevable qu'ils soient autorisés par l'UEFA et la FIFA, qu'ils soient généralisés dans les pays nordiques, qu'il y en ait en D1 suisse ou néerlandaise, mais pas en Belgique, où on continue à les interdire. Pour un patron de club, c'est ridicule de dépenser des millions d'euros pour un joueur talentueux dont le talent ne pourra pas s'exprimer parce que les pelouses sont mauvaises. Sur un synthétique, au moins, on valorise à fond les qualités du footballeur. " Des clubs belges, dont Anderlecht et Lokeren, ont déjà une partie de synthétique dans leur pelouse. Selon Duchâtelet, c'est insuffisant. Et les risques de blessures ? " On dit n'importe quoi ", poursuit le boss du STVV. " Des études ont encore démontré récemment que le risque n'était pas plus élevé sur un synthétique que sur une pelouse naturelle. "Et Duchâtelet sort aussi un argument purement commercial : " Avec des pelouses synthétiques partout, les supporters pourraient rentabiliser leur déplacement. Actuellement, il y en a qui traversent le pays pour voir un spectacle de deux heures. C'est impossible de programmer deux rencontres à la suite parce que les pelouses ne le supporteraient pas. Sur un synthétique, on pourrait commencer la soirée par un match de femmes, par exemple. Cela intéresserait bien plus de monde qu'on le croit. Cela permettrait aussi de faire tourner les buvettes, les restaurants, etc. "Et quid du prix ? " L'aménagement d'un synthétique dernière génération ne dépasse pas 600.000 euros, c'est moins cher qu'un système de chauffage. "Mais ce qui irrite le plus Duchâtelet, c'est le comportement de la Ligue professionnelle : " Il y a quelques années, les clubs de D1 ont voté sur la question des terrains synthétiques. 12 clubs sur 18 étaient pour. Mais à la réunion suivante, on nous a dit qu'un des votants n'avait pas le droit de s'exprimer. On a fait un nouveau vote et celui-là n'était plus favorable aux synthétiques. C'est clairement une faute de procédure. Si on ne remet pas la question prochainement sur le tapis, je me réserve le droit d'intenter une action en justice contre la Ligue pro. "Jean-Marie Philips, patron de la Ligue professionnelle au moment des faits, confirme qu'il y avait eu un incident : " La question des synthétiques est revenue plusieurs fois dans nos réunions. Je me souviens par exemple que Michel Preud'homme y était farouchement opposé. J'ai aussi le souvenir d'un vote contesté et d'un revirement, mais je n'ai plus les détails en tête. Je ne mets pas en doute la parole de Duchâtelet. Il doit avoir tous les PV de nos réunions et donc tous les détails du fameux vote. "l pierre danvoyeL'aménagement d'un synthétique dernière génération ne dépasse pas 600.000 euros : c'est moins cher qu'un système de chauffage.