Qui va croire que Mémé Tchité serait resté au Standard si Pierre François n'avait pas été licencié ? C'est la nouvelle thèse de l'agent du joueur, Alfred Raoul, qui avait déjà donné une autre explication au transfert de Mémé au Club Bruges. C'était son espoir de pouvoir profiter des connexions de Michel D'Hooghe (président d'honneur des Blauw en Zwart) à la FIFA pour que l'attaquant voie sa nationalité belge reconnue au plan sportif aussi pour jouer avec les Diables Rouges...

Selon Raoul bis, même si Tchité avait encore un contrat de deux ans avec le Standard, il aurait conclu un accord informel avec l'ex-DG des Rouches concernant une prolongation de trois ans avec projet commun d'une académie africaine dans laquelle le frère du joueur aurait été intéressé. Est-ce en échange de cette possibilité que le joueur a finalement refusé de partir au dernier mercato à Al Shabab ? On s'y perd un peu avec ce joueur qui change aussi souvent d'avis en coulisses que de direction sur le terrain.

Mais s'il y a un fond de vérité dans cette négociation secrète entre son agent et Pierre François, on comprend mieux pourquoi le DG a été prié de partir par un Roland Duchâtelet, qui insiste pour que tout soit transparent.

Raoul se plaint de ne plus avoir d'interlocuteur au Standard une fois François parti. Soit Duchâtelet et Jean-François de Sart n'ont pas été mis au courant, soit ils n'ont pas partagé les plans de François... ce qui tend aussi à prouver que ce dernier l'aurait jouée solo. De Sart dit plus loin dans ce numéro que le club avait encore un contrat de deux ans avec Tchité et se demande pourquoi il aurait fallu le prolonger. Assez logique comme remarque.

La semaine passée, le Standard a communiqué de façon très agressive quant à ses rapports avec l'agent de joueurs Mogi Bayat. Comme si une page se tourne et que le bonhomme n'est plus du tout en condition d'intervenir dans un transfert à Sclessin. Evidemment, en football, un fait est souvent contredit aussi rapidement qu'avéré. Il n'empêche, Duchâtelet avance dans le nouveau style qu'il veut donner à son club : les gens qui restent en place à Sclessin ont un profil volontairement discret... ce qui ne veut pas dire bas. Si l'ego est au placard, les sens restent en éveil. Mais à force de ne pas frimer, on se demande quand même ce qui va rester d'affriolant dans ce club.

Les gros transferts doivent être oubliés : de Sart suit la ligne Duchâtelet, qui veut un noyau (pas trop important) de bons joueurs contents d'être là. Le millionnaire ne tombe jamais dans le piège de la starisation et attend la même chose de son personnel joueurs. Il zappe évidemment un aspect du foot-spectacle : les vedettes se payent cher. Cette attitude lui vaut - déjà - la réputation d'être radin. Bonjour la pression, donc, sur son coach - Ron Jans - chargé d'apporter la plus-value attendue au noyau. On est curieux de le voir à l'£uvre dans un environnement de supporters où l'attente est gigantesque par rapport à l'investissement financier consenti.

A la fin du mercato, on devra faire les comptes des opérations entrantes et sortantes des clubs de D1... en se basant sur les données les plus objectives possibles. Car tout n'est jamais rendu public en Belgique et c'est dommage. Extérieurement, il n'y a que le Club Bruges qui fait confiance à sa propre croissance et opère des transferts à tour de bras. Nommé président du Club en février 2011, l'homme d'affaires spécialisé en développements urbains Bart Verhaeghe a fait preuve d'énormément d'ambition à son arrivée, voulant lancer un Club révolutionnaire et restructuré. Les résultats n'ont pas suivi - Anderlecht est champion - mais qu'importe : il a écrémé son personnel et renverse tout sur son passage... même l'Union belge en lui piquant Georges Leekens. Un style diamétralement opposé au modèle Duchâtelet. Si ce dernier fait régresser le Standard selon certains, Verhaeghe opère une fuite en avant. Pendant ce temps-là, Anderlecht et Genk - où rien ne bouge - semblent observer en attendant leur heure...

PAR JOHN BAETE

Ron Jans est chargé d'apporter la plus-value !

Qui va croire que Mémé Tchité serait resté au Standard si Pierre François n'avait pas été licencié ? C'est la nouvelle thèse de l'agent du joueur, Alfred Raoul, qui avait déjà donné une autre explication au transfert de Mémé au Club Bruges. C'était son espoir de pouvoir profiter des connexions de Michel D'Hooghe (président d'honneur des Blauw en Zwart) à la FIFA pour que l'attaquant voie sa nationalité belge reconnue au plan sportif aussi pour jouer avec les Diables Rouges... Selon Raoul bis, même si Tchité avait encore un contrat de deux ans avec le Standard, il aurait conclu un accord informel avec l'ex-DG des Rouches concernant une prolongation de trois ans avec projet commun d'une académie africaine dans laquelle le frère du joueur aurait été intéressé. Est-ce en échange de cette possibilité que le joueur a finalement refusé de partir au dernier mercato à Al Shabab ? On s'y perd un peu avec ce joueur qui change aussi souvent d'avis en coulisses que de direction sur le terrain. Mais s'il y a un fond de vérité dans cette négociation secrète entre son agent et Pierre François, on comprend mieux pourquoi le DG a été prié de partir par un Roland Duchâtelet, qui insiste pour que tout soit transparent. Raoul se plaint de ne plus avoir d'interlocuteur au Standard une fois François parti. Soit Duchâtelet et Jean-François de Sart n'ont pas été mis au courant, soit ils n'ont pas partagé les plans de François... ce qui tend aussi à prouver que ce dernier l'aurait jouée solo. De Sart dit plus loin dans ce numéro que le club avait encore un contrat de deux ans avec Tchité et se demande pourquoi il aurait fallu le prolonger. Assez logique comme remarque. La semaine passée, le Standard a communiqué de façon très agressive quant à ses rapports avec l'agent de joueurs Mogi Bayat. Comme si une page se tourne et que le bonhomme n'est plus du tout en condition d'intervenir dans un transfert à Sclessin. Evidemment, en football, un fait est souvent contredit aussi rapidement qu'avéré. Il n'empêche, Duchâtelet avance dans le nouveau style qu'il veut donner à son club : les gens qui restent en place à Sclessin ont un profil volontairement discret... ce qui ne veut pas dire bas. Si l'ego est au placard, les sens restent en éveil. Mais à force de ne pas frimer, on se demande quand même ce qui va rester d'affriolant dans ce club. Les gros transferts doivent être oubliés : de Sart suit la ligne Duchâtelet, qui veut un noyau (pas trop important) de bons joueurs contents d'être là. Le millionnaire ne tombe jamais dans le piège de la starisation et attend la même chose de son personnel joueurs. Il zappe évidemment un aspect du foot-spectacle : les vedettes se payent cher. Cette attitude lui vaut - déjà - la réputation d'être radin. Bonjour la pression, donc, sur son coach - Ron Jans - chargé d'apporter la plus-value attendue au noyau. On est curieux de le voir à l'£uvre dans un environnement de supporters où l'attente est gigantesque par rapport à l'investissement financier consenti. A la fin du mercato, on devra faire les comptes des opérations entrantes et sortantes des clubs de D1... en se basant sur les données les plus objectives possibles. Car tout n'est jamais rendu public en Belgique et c'est dommage. Extérieurement, il n'y a que le Club Bruges qui fait confiance à sa propre croissance et opère des transferts à tour de bras. Nommé président du Club en février 2011, l'homme d'affaires spécialisé en développements urbains Bart Verhaeghe a fait preuve d'énormément d'ambition à son arrivée, voulant lancer un Club révolutionnaire et restructuré. Les résultats n'ont pas suivi - Anderlecht est champion - mais qu'importe : il a écrémé son personnel et renverse tout sur son passage... même l'Union belge en lui piquant Georges Leekens. Un style diamétralement opposé au modèle Duchâtelet. Si ce dernier fait régresser le Standard selon certains, Verhaeghe opère une fuite en avant. Pendant ce temps-là, Anderlecht et Genk - où rien ne bouge - semblent observer en attendant leur heure... PAR JOHN BAETERon Jans est chargé d'apporter la plus-value !