Ainsi donc, nos 24 clubs pros planchent sur une éventuelle réforme du championnat. Perso, je trouve les play-offs 1 excitants mais un tantinet injustes (Bruges risquant d'être le cocu 2018), tandis que les play-offs 2 sont tristes comme la pluie. Aussi me dois-je de taper sur le clou, comme voici 22 ans déjà, en faveur d'une formule proposée sans succès en Bundesliga dès 1989, et qu'avait repérée notre collègue Rudi Katusic : elle m'avait séduit, car combinant sans injustice la hausse du suspense et l'innovation ...mais elle n'a pourtant jamais trouvé preneur ! Même si Michel Preud'homme, alléché en 2005 et alors jeune président de la Commission technique, la proposa à la réflexion de notre URBSFA. Sans suite hélas.
...

Ainsi donc, nos 24 clubs pros planchent sur une éventuelle réforme du championnat. Perso, je trouve les play-offs 1 excitants mais un tantinet injustes (Bruges risquant d'être le cocu 2018), tandis que les play-offs 2 sont tristes comme la pluie. Aussi me dois-je de taper sur le clou, comme voici 22 ans déjà, en faveur d'une formule proposée sans succès en Bundesliga dès 1989, et qu'avait repérée notre collègue Rudi Katusic : elle m'avait séduit, car combinant sans injustice la hausse du suspense et l'innovation ...mais elle n'a pourtant jamais trouvé preneur ! Même si Michel Preud'homme, alléché en 2005 et alors jeune président de la Commission technique, la proposa à la réflexion de notre URBSFA. Sans suite hélas. Préambule. La victoire à 3 points est bête et laide. Elle fut imaginée voici un quart de siècle pour inciter les équipes à chercher l'estocade, plutôt qu'à se contenter du nul en craignant la défaite. Mais il n'y a jamais eu d'estocade : les matches nuls ont continué d'avoisiner les 25 % en championnats, la moyenne de buts par match flirte partout avec 2,5 depuis le début des sixties ! La victoire à 3 points est injuste car, au classement, elle peut défavoriser les équipes ayant accumulé les draws : il n'y a pourtant aucune volonté offensive supérieure à gagner une fois 1-0 et perdre une fois 1-0, plutôt qu'à faire deux fois 1-1 ! En l'absence d'estocade, il fallait soit revenir à la justice du 2 points d'enjeu et de partage d'un enjeu ...soit passer à la victoire à 4 points dans l'espoir qu'elle soit plus probante ! L'idée novatrice (mais lettre morte depuis 1989...) la voici : revenir à la victoire à 2 points, mais distribuer DEUX points supplémentaires à l'issue du résultat sur l'ensemble de l'aller et du retour entre mêmes adversaires ! Dieu du Foot, quand j'y repense, que ça reste excitant ! Dès les matches-aller, cela invitera les équipes menant maigrichonnement au score à ne plus considérer l'attentisme comme valeur essentielle : et cela empêchera cette plaie qu'est la démobilisation, dans les rangs de l'équipe menée largement ! À mi-championnat, tout restera davantage possible pour tout le monde...puisque seulement un tiers des points aura été distribué : à chaque match-retour, il y aura DEUX enjeux ! D'une semaine à l'autre, les bouleversements au classement seront plus fréquents (parfois 4pts pour l'un et que dalle pour l'autre ! ) et nous en serons nous-mêmes heureusement bouleversés ! Finies les équipes amères parce que leur goal-average superbe ne se traduit guère au classement ! Et, durant toute la deuxième moitié de championnat, un p'tit parfum de coupe chaque semaine ! Faut vous faire un dessin ? Okay, en voici même cinq. Si Charleroi bat Zulte 3-2 puis 0-4, il raffle les 6 points systématiquement mis en jeu sur deux matches (2 à l'aller, puis 2+2). Si Anderlecht bat le Standard 1-0 puis va faire 3-3 à Sclessin, il récolte 5 points (2, puis 1+2) et le Standard le point restant. Si Gand est battu 2-1 à Bruges puis gagne 2-0 chez lui, il obtient 4 points (0, puis 2+2) et Bruges 2 points. Si Charleroi et Lokeren se quittent deux fois dos à dos, il leur revient 3 points à chacun (1, puis 1+1). Si le Standard bat Waasland 3-1 puis se fait battre à Waasland 3-1 (ou 2-0, pas de recours à cette autre couillonnade qu'est le but à l'extérieur prétendument prépondérant ! ), il totalise 3 points d'une autre manière (2, puis 0+1) et son adversaire aussi (0, puis 2+1). Voilà. Plus de play-offs, mais toujours du suspense et cette fois ÉQUITABLE ! En étant 16, 18 ou même 20 en D1, peu m'importe personnellement ...du moment que la " D1B " (mais qu'on me dénonce l'hurluberlu ayant imaginé cette dénomination grotesque ! ) rassemble davantage que cinq pelés et trois tondus ...et puisse adopter la même comptabilité ! Je l'avoue, j'aimerais que la Ligue pro se laisse séduire : je ne jure pas qu'on cartonnerait à foison, mais l'idée me paraît chouette. Et si les pros n'en ont rien à kicker, j'invite les comités provinciaux à tenter pareille initiative, rien ne l'interdit ! Ce serait chouette qu'un " petit " montre une fois l'exemple aux grands, au lieu de les envier bêtement.