En prélude au match de mercredi passé, la fédération allemande a présenté sa Coupe du Monde qu'elle organisera en 2006. La venue des Diables Rouges servait d'ailleurs de prétexte à l'inauguration officielle du Rhein Energie Stadion, qui risque d'abriter un club de D2 la saison prochaine tant le FC Cologne est à la dérive en Bundesliga. Il s'agit, en fait, de l'ancien Müngersdorfer Stadion qui a été complètement transformé. La piste d'athlétisme qui le ceinturait a été supprimée, c'est l'une des ...

En prélude au match de mercredi passé, la fédération allemande a présenté sa Coupe du Monde qu'elle organisera en 2006. La venue des Diables Rouges servait d'ailleurs de prétexte à l'inauguration officielle du Rhein Energie Stadion, qui risque d'abriter un club de D2 la saison prochaine tant le FC Cologne est à la dérive en Bundesliga. Il s'agit, en fait, de l'ancien Müngersdorfer Stadion qui a été complètement transformé. La piste d'athlétisme qui le ceinturait a été supprimée, c'est l'une des caractéristiques qu'ont tenu à souligner les organisateurs du prochain Mondial : alors qu'en 1974, sur les neuf stades ayant servi de décor au tournoi, seul celui de Dortmund était un vrai stade de football, cette fois, trois stades seulement sur les 12 qui seront utilisés possèdent encore une piste. L'un des stades du Mondial se situera à Leipzig, une ville qui, en 1974, était encore située à... l'étranger pour les Allemands de l'Ouest. La Coupe du Monde 2006 sera aussi, en vertu du principe de rotation entre les continents instaurée par la FIFA, la dernière qui sera organisée en Europe avant... 2026 ! Alors, ne ratez pas l'occasion. Mais, précisément, au vu de ce qu'ils ont montré mercredi passé, les Diables Rouges n'y sont pas encore, à la Coupe du Monde 2006. On a vu le gouffre qui sépare toujours les étoiles montantes du championnat de Belgique d'une bonne équipe nationale, même peu inspirée elle aussi, comme la Mannschaft. D'une certaine manière, cette constatation donne raison à AiméAnthuenis, qui avait parfois été critiqué lorsqu'il maintenait sa confiance à un groupe homogène alors que certains joueurs étaient en méforme ou peu utilisés dans leur club. L'absence des WesleySonck, EmileMpenza, BartGoor et autres TimmySimons n'est pas passée inaperçue à Cologne. En pointe, LuigiPieroni, très isolé, a couru dans le vide. Sur le flanc gauche, qui n'est pas sa place de prédilection, JonathanBlondel est apparu fort léger. Et derrière, si VincentKompany a laissé entrevoir des gestes de grande classe, sa présence n'a pas suffi à verrouiller l'axe central de la défense pour laquelle chaque corner, notamment, était synonyme de danger. Il y a donc du pain sur la planche. On en revient à l'éternel problème de la formation. " Et, à ce sujet, on ne peut pas uniquement pointer un doigt accusateur en direction de la fédération ", estime Aimé Anthuenis. " Ce n'est que la partie immergée de l'iceberg. Tout part de la base. Du travail en amont effectué dans les clubs, donc ". Et le coach fédéral de souligner, à juste titre, que dans des pays comme la Serbie-Monténégro ou la Bosnie-Herzégovine (qui feront précisément partie de notre groupe éliminatoire), les jeunes talents viennent à éclore avec une régularité encore plus grande que chez nous. Bref, la... deuxième place du groupe, derrière l'inaccessible Espagne, est loin d'être assurée. Daniel Devos