Faut pas être plus catholique que le pape ou ce qu'il en reste, ni plus blanc que neige, ni plus con que la lune : en ayant recherché et obtenu un carton jaune voici dix jours contre le Pays de Galles, DavidBeckham n'a fait que ce que font û ou essaient de faire û tous les joueurs de toutes les équipes du monde en pareil cas.

Spice Boy, sous la menace d'un carton jaune qui le priverait de la rencontre suivante, a tenté de décrocher ce carton comme il tentait gamin la floche au carrousel : de façon à remettre son compteur/jaunes à zéro vu que, de toutes façons, la côte qu'il venait de se fêler l'empêcherait de disputer ce prochain match. Et il a réussi, sa seule gaffe ayant été d'ensuite avouer candidement la chose au lieu d'être hypocrite. Et tant mieux pour lui, et tant pis pour tous les journaleux qui se couchent sur pareille couillonnade pour jouer les vierges outragées, qu'ils aillent les jouer ailleurs : le jour où la morale footeuse ne sera plus chatouillée que par pareilles déviances microscopiques, le football aura gagné le championnat du monde du Bien contre le Mal ! Ce qui n'est pas pour demain.

Au niveau amateur, j'en ai connu des cas comme ça, et vous aussi,... et ce n'est pas toujours facile d'arriver à ses fins en jouant bien le coup ! Le plus souvent, ce sont de braves gars soucieux de paix conjugale ou familiale. Ils ont deux jaunes au compteur au départ du match précédant celui qu'ils louperont en raison d'un mariage (parfois le leur), d'un baptême, d'une communion ou d'un enterrement (en principe, pas le leur) : en pareil cas, la-famille-c'est-sacré, nul ne conteste le bien-fondé de l'absence prochaine et inéluctable, l'équipe et le coach sont donc au courant de la tentative d'obtention de jaune qui va suivre... Parfois aussi, le gars bosse certains week-ends : vaut quand même mieux bosser un dimanche où tu es suspendu, qu'être suspendu un dimanche où tu ne bosses pas !

Dans d'autres cas enfin, le gars la joue perso en douce, vu que le motif de l'absence future pourrait faire tiquer le groupe et le coach. Il ramasse sa troisième jaune, il a l'air tout penaud : mais tu apprends plus tard par hasard que, le jour de sa suspension, il est allé voir les Corrs à Forest National (les tickets se réservent longtemps à l'avance), ou qu'il a joué une finale de tournoi de tennis (il en raffole), ou û pire û qu'il est allé voir un autre match de foot (au Standard, parce qu'il avait une place gratuite dans les loges).

Traquer la jaune est une chose, l'obtenir comme il faut en est une autre ! Il y a celui qui l'obtient tôt dans le match... mais qui en ramasse une seconde avant la fin de celui-ci : son équipe termine à dix et est battue, il est suspendu la semaine suivante... mais sans avoir remis son compteur à zéro, mieux eût valu s'abstenir ! Il y a celui qui cherche une jaune, mais sans arriver, soit à doser la vigueur de son intervention (verbale ou physique), soit à évaluer la réaction de l'arbitre : il ramasse directement la rouge, celle-ci est synonyme de passage au tribunal et de suspension future,... mais il pourra jouer la semaine suivante et il garde ses deux jaunes ! Il y a celui qui devient fou et passe à côté de son match parce qu'il n'y arrive pas : l'arbitre a le dos tourné à chaque tirage de maillot ou à chaque pied qui traîne, l'arbitre reste pour une fois sourd aux contestations verbales les plus désagréables !

Alentour de janvier/février, il y a encore celui qui croit être arrivé à ses fins : il a reçu cette jaune suspensive pour pouvoir skier peinard la semaine suivante aux sports d'hiver... mais il apprend à son retour que les matches ont été remis ! Bref : le carton à la carte, c'est moins facile qu'on croit. Et c'est même parfois surprenant : ainsi m'a-t-on narré le cas d'un attaquant qui s'est affalé dans le rectangle tout seul comme un grand, qui s'est relevé pour ramasser en toute sérénité sa carte jaune pour simulation,... et qui a vu l'arbitre désigner non seulement le point de penalty, mais aussi donner la carte rouge à son adversaire innocent ! C'est sûrement une fable, ce sport que nous aimons n'est pas stupide à ce point. N'est-ce pas ?

par Bernard Jeunejean

" Il reçoit la jaune suspensive pour aller skier peinard... mais LES MATCHES ONT éTé REMIS ! "

Faut pas être plus catholique que le pape ou ce qu'il en reste, ni plus blanc que neige, ni plus con que la lune : en ayant recherché et obtenu un carton jaune voici dix jours contre le Pays de Galles, DavidBeckham n'a fait que ce que font û ou essaient de faire û tous les joueurs de toutes les équipes du monde en pareil cas. Spice Boy, sous la menace d'un carton jaune qui le priverait de la rencontre suivante, a tenté de décrocher ce carton comme il tentait gamin la floche au carrousel : de façon à remettre son compteur/jaunes à zéro vu que, de toutes façons, la côte qu'il venait de se fêler l'empêcherait de disputer ce prochain match. Et il a réussi, sa seule gaffe ayant été d'ensuite avouer candidement la chose au lieu d'être hypocrite. Et tant mieux pour lui, et tant pis pour tous les journaleux qui se couchent sur pareille couillonnade pour jouer les vierges outragées, qu'ils aillent les jouer ailleurs : le jour où la morale footeuse ne sera plus chatouillée que par pareilles déviances microscopiques, le football aura gagné le championnat du monde du Bien contre le Mal ! Ce qui n'est pas pour demain. Au niveau amateur, j'en ai connu des cas comme ça, et vous aussi,... et ce n'est pas toujours facile d'arriver à ses fins en jouant bien le coup ! Le plus souvent, ce sont de braves gars soucieux de paix conjugale ou familiale. Ils ont deux jaunes au compteur au départ du match précédant celui qu'ils louperont en raison d'un mariage (parfois le leur), d'un baptême, d'une communion ou d'un enterrement (en principe, pas le leur) : en pareil cas, la-famille-c'est-sacré, nul ne conteste le bien-fondé de l'absence prochaine et inéluctable, l'équipe et le coach sont donc au courant de la tentative d'obtention de jaune qui va suivre... Parfois aussi, le gars bosse certains week-ends : vaut quand même mieux bosser un dimanche où tu es suspendu, qu'être suspendu un dimanche où tu ne bosses pas ! Dans d'autres cas enfin, le gars la joue perso en douce, vu que le motif de l'absence future pourrait faire tiquer le groupe et le coach. Il ramasse sa troisième jaune, il a l'air tout penaud : mais tu apprends plus tard par hasard que, le jour de sa suspension, il est allé voir les Corrs à Forest National (les tickets se réservent longtemps à l'avance), ou qu'il a joué une finale de tournoi de tennis (il en raffole), ou û pire û qu'il est allé voir un autre match de foot (au Standard, parce qu'il avait une place gratuite dans les loges). Traquer la jaune est une chose, l'obtenir comme il faut en est une autre ! Il y a celui qui l'obtient tôt dans le match... mais qui en ramasse une seconde avant la fin de celui-ci : son équipe termine à dix et est battue, il est suspendu la semaine suivante... mais sans avoir remis son compteur à zéro, mieux eût valu s'abstenir ! Il y a celui qui cherche une jaune, mais sans arriver, soit à doser la vigueur de son intervention (verbale ou physique), soit à évaluer la réaction de l'arbitre : il ramasse directement la rouge, celle-ci est synonyme de passage au tribunal et de suspension future,... mais il pourra jouer la semaine suivante et il garde ses deux jaunes ! Il y a celui qui devient fou et passe à côté de son match parce qu'il n'y arrive pas : l'arbitre a le dos tourné à chaque tirage de maillot ou à chaque pied qui traîne, l'arbitre reste pour une fois sourd aux contestations verbales les plus désagréables ! Alentour de janvier/février, il y a encore celui qui croit être arrivé à ses fins : il a reçu cette jaune suspensive pour pouvoir skier peinard la semaine suivante aux sports d'hiver... mais il apprend à son retour que les matches ont été remis ! Bref : le carton à la carte, c'est moins facile qu'on croit. Et c'est même parfois surprenant : ainsi m'a-t-on narré le cas d'un attaquant qui s'est affalé dans le rectangle tout seul comme un grand, qui s'est relevé pour ramasser en toute sérénité sa carte jaune pour simulation,... et qui a vu l'arbitre désigner non seulement le point de penalty, mais aussi donner la carte rouge à son adversaire innocent ! C'est sûrement une fable, ce sport que nous aimons n'est pas stupide à ce point. N'est-ce pas ? par Bernard Jeunejean" Il reçoit la jaune suspensive pour aller skier peinard... mais LES MATCHES ONT éTé REMIS ! "