Ce dimanche 18 août, les Bruxellois sont en émoi sur la Toile : la pluie déverse sa mauvaise humeur sur la capitale et on se dit " pas de chance ". Pas de chance parce que si Knokke-Heist n'échappe pas au déluge, cette séance de beach soccer dominicale qu'on imaginait parfumée de soleil risque de tirer une sacrée tête de catch dans la boue. Déjà qu'évoluer dans le sable n'a rien d'évident au sec, faut se le figurer dans la pluie et la mélasse...
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Ce dimanche 18 août, les Bruxellois sont en émoi sur la Toile : la pluie déverse sa mauvaise humeur sur la capitale et on se dit " pas de chance ". Pas de chance parce que si Knokke-Heist n'échappe pas au déluge, cette séance de beach soccer dominicale qu'on imaginait parfumée de soleil risque de tirer une sacrée tête de catch dans la boue. Déjà qu'évoluer dans le sable n'a rien d'évident au sec, faut se le figurer dans la pluie et la mélasse... Heureusement pour les joueurs, les quelques centaines de curieux présents dans les gradins et l'auteur de ces lignes, le soleil a l'air d'avoir envie de savoir qui, du SKBD Braine ou du Cartel Waterloo, deviendra champion de Belgique de la discipline. Tenue entre juin et août, la compétition permet aux footballeurs amateurs de rester affûtés pendant la trêve estivale : physiquement, jouer dans le sable a tout de l'épreuve de force. Techniquement, en revanche, on reste un peu sur notre faim. Malgré une abondance de ciseaux retournés et de déviations aériennes, les débats restent un brin trop hachés pour affoler l'amateur de jeu traditionnel. Bizarrerie : le beach soccer, qu'on penserait a priori plus favorable aux habitués de la Côte et du sable, laisse les joueurs flamands complètement indifférents. " En équipe nationale, on recense près de 100 % de francophones. On a essayé de faire prendre la sauce en Flandre, mais en vain. Et ce malgré le nombre d'événements de beach soccer qui y sont organisés ", commente Hervé Pestiat, coach adjoint de l'équipe nationale. Ou plutôt de ce qu'il en reste : si les Diables Rouges de Marc Wimots ont réveillé les instincts sportivo-patriotiques de nos concitoyens, leurs collègues ensablés se tournent allègrement les pouces en ce moment. " L'équipe nationale est assez mal lotie, il faut bien l'avouer. En 2009, l'Union Belge a repris le flambeau de ce qui n'était, jusqu'alors, qu'une équipe nationale officieuse. Au début, cela s'est bien passé, un terrain permanent a même été installé sur le site du centre d'entraînement de Tubize. En 2011, on s'est entraîné pendant trois mois pour aller disputer un match de qualification en Hollande, mais l'Union Belge a oublié de nous inscrire... En 2012 et en 2013, on n'a pas joué un seul match avec l'équipe nationale ! Manifestement, il n'y a pas de budget pour nous... ", regrette Hervé Pestiat. A défaut d'une véritable équipe nationale compétitive, la Belgique se contentera, juste après la victoire du SKDB Braine, d'une compilation d'anciennes gloires locales lancées dans un duel contre la Hollande de Michael Mols, Regi Blinker, Leo Koswal et du... Belge Pieter Collen. L'occasion d'admirer la Brabançonne de Gert Verheyen, la touche de balle de GillesDe Bilde, l'expérience d'Yves Soudan (par ailleurs sélectionneur national) ou la technique légendaire d'Yves Vanderhaeghe... C'était déjà limite sur le gazon, ici ça devient carrément complexe : quand il s'essaye aux joies de la Papinade, dans un mouvement d'une rapidité flirtant avec le ralenti, l'ancien Anderlechtois rend le sourire à un public qui, soyons francs, n'a pas grand-chose d'autre à se mettre sous la dent. Le score ? 2-3 pour les Bataves. Mwais...PAR GUY VERSTRAETEN Vanderhaeghe ? C'était déjà limite sur le gazon, ici ça devient carrément complexe.