Alors que les joueurs de Lokeren ont terminé leur entraînement et prennent leur douche, AlexandreJankovic s'adonne à son petit footing habituel autour du terrain. Un peu plus tard, il allait offrir des tartes à ses joueurs pour son 37e anniversaire. Son père, BobiJankovic, fut l'un des plus grands journalistes sportifs de Belgrade et il accepte facilement les interviews.
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Alors que les joueurs de Lokeren ont terminé leur entraînement et prennent leur douche, AlexandreJankovic s'adonne à son petit footing habituel autour du terrain. Un peu plus tard, il allait offrir des tartes à ses joueurs pour son 37e anniversaire. Son père, BobiJankovic, fut l'un des plus grands journalistes sportifs de Belgrade et il accepte facilement les interviews. Jankovic est un produit de l'Etoile Rouge Belgrade, où il s'est affilié à huit ans à 18 ans, il a commencé à faire son tour du monde du foot comme médian du fait de la guerre en ex-Yougoslavie : Australie, France, Etats-Unis. C'est à Pau, en L2, qu'il rencontre SlavoljubMuslin qui dirige Lokeren en 2005 : " J'avais 23 ans et il m'avait déjà transmis le virus du coaching... " A son retour en Europe des Etats-Unis, il a été contacté par le Racing de Paris : " Un club historique qui connaissait certaines difficultés financières. Juste avant de signer mon contrat, je me suis gravement blessé au genou lors d'un entraînement. J'avais 28 ans et quelques mois. "Cette blessure incitera Jankovic à franchir le pas un peu plus tôt que prévu. " Une possibilité de travailler comme assistant de Muslin à... l'Etoile Rouge s'est présentée de façon inattendue. Je n'ai pas voulu laisser passer l'aubaine. J'ai suivi Muslin durant six ans : Serbie, Bulgarie, Ukraine, Russie et... Belgique. Lorsque nous nous sommes séparés, en juin 2006, je suis revenu à l'Etoile Rouge. Comme scout d'abord, puis comme plus jeune entraîneur de l'histoire du club. Des problèmes ont surgi en novembre 2007 et j'étais libre lorsque GeorgesLeekens est parti le mois passé. La direction de Lokeren s'est souvenue de mon passage à Daknam et je n'ai pas hésité. La Belgique est extraordinaire pour un entraîneur qui a envie d'apprendre. La plupart des clubs sont bien organisés. Et lorsqu'on réussit en Belgique, la nouvelle se propage très rapidement dans d'autres pays. " Que trouve-t-il d'intéressant en Belgique ? " Voici dix jours, j'ai constaté qu'un club surpuissant comme Anderlecht était susceptible de perdre le titre sur la pelouse d'un descendant... Je trouve très intéressant que tout le monde puisse battre tout le monde. Je ne suis pas de ceux qui placent uniquement ce résultat sur le compte d'un jour sans du Sporting. En plus, j'adore la mentalité des joueurs belges. Mon message passe très facilement auprès d'eux, alors que j'arrive avec des méthodes auxquelles ils ne sont pas habitués. Il y a beaucoup d'influences étrangères dans ce championnat, mais la confrontation d'idées différentes permet aussi d'avancer. Et les Belges ont envie de progresser. Ils ne rechignent pas lorsque je tente de repousser leurs limites. " Jankovic n'a pas rencontré cette même mentalité partout : " J'ai beaucoup travaillé dans les pays de l'Est, mais par rapport à la Serbie, j'ai trouvé en Russie beaucoup moins de passion et beaucoup plus d'automatismes. Les contacts y sont aussi beaucoup plus distants entre les joueurs et le staff, tout est très hiérarchisé. Au Lokomotiv Moscou, les joueurs considéraient leur statut comme un aboutissement. Ils touchaient entre 150 et 200.000 euros par mois. Oui, vous avez bien entendu. Ils n'avaient donc plus très envie de se faire mal, c'était difficile de les motiver pour un entraînement un peu plus poussé. Il y a quelques exceptions, comme BranislavIvanovic, qui est parti à Chelsea. Malgré mon jeune âge, j'ai déjà vécu 350 matches de championnat et 40 de compétition européenne sur le banc. J'ai eu la chance de travailler avec de très grands joueurs, comme le tout jeune NemanjaVidic à l'Etoile Rouge ou YayaTouré au Metallurh Donetsk. Aujourd'hui, je suis capable de dire, parmi les joueurs que j'entraîne, ceux qui deviendront entraîneur. Cela se voit à leur manière de lire le jeu et de réagir aux problèmes tactiques. " Il est arrivé en fin de saison, à une période où beaucoup de clubs dont Lokeren qui, même si une infime chance d'accrocher une place européenne a vu le jour, terminent en roue libre, mais qu'importe. " On apprend à chaque match, et chaque victoire apporte quelque chose. Si pas un gain de places au classement, au moins une bonne ambiance de travail à l'entraînement. "par daniel devos - photo :belga