Retour du prochain championnat à 18 clubs, menaces des grands de discuter individuellement avec les opérateurs... Les débats pour l'attribution des futurs droits télé ont démarré. Jean-François Sacré, qui suit le dossier pour le journal L'Echo, analyse la situation.
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Retour du prochain championnat à 18 clubs, menaces des grands de discuter individuellement avec les opérateurs... Les débats pour l'attribution des futurs droits télé ont démarré. Jean-François Sacré, qui suit le dossier pour le journal L'Echo, analyse la situation. Jean-François Sacré : Non, Belgacom et les clubs ont besoin l'un de l'autre. D'un côté, la Pro League sait que Belgacom est un partenaire fiable. Changer serait un pari risqué. De l'autre, Belgacom ne peut pas se permettre de lâcher le football belge. Surtout que d'autres opérateurs installent une concurrence sur le marché : Voo, Mobistar, Billy,... La pression de Voo est forte. Si cela n'avait pas été le cas, Belgacom serait moins dépendant du foot. De plus, la réforme a été votée pour deux saisons : Belgacom savait que l'on n'était pas à l'abri d'une marche arrière. Oui. Mais la véritable baffe serait que Voo et Telenet s'approprient les droits télé ! Cet argument risque d'être effectivement mis sur la table. Pour moi, c'est du bluff. Anderlecht irait avec Belgacom, Bruges avec Telenet et le Standard avec Voo, etc. Et que deviennent alors les autres clubs ? En plus, je vois mal un opérateur miser toutes ses billes sur une seule équipe. Nous ne sommes pas en Espagne, avec le Real Madrid et Barcelone : le marché belge est trop petit. Oui, Voo a rattrapé son retard et s'est structuré. Et il peut compter sur Telenet comme allié naturel en Flandre. Les deux pourraient lancer une offre. Et faire monter le prix des droits. Mais pas énormément. Voo s'est endetté en achetant le réseau des câbles. S'il y a une surenchère, ce sera pour mettre la pression sur Belgacom et l'ennuyer, comme lors de l'attribution des test-matches.