Les supporters du KV Ostende y sont habitués mais il y a quand même des limites. Se farcir, en pleines vacances de fin d'année, un voyage en car le vendredi après-midi, pour un trajet de 160 kilomètres et encaisser un score de forfait tout en perdant son entraîneur en cours de match, il faut le faire ! La nouvelle a fuité en première mi-temps et le club l'a immédiatement confirmée sur Twitter. Ça n'a pas empêché Kare Ingebrigtsen de continuer à gesticuler le long de la ligne en seconde mi-temps. Il n'est pas limogé, il a démissionné. Il avait l'opportunité de signer à l'Apoel Nicosie et le président Franck Dierckens ne s'y est pas opposé.

" Le nouveau T1 doit être un Belge, de préférence ", a signifié le président avant de faire appel à... Dennis van Wijk (57 ans). Un demi-Belge, car l'ancien défenseur néerlandais réside dans la périphérie de Bruges depuis les années '90. Un choix logique ? Oui mais... Pendant son premier passage à Ostende, malgré des moyens réduits, il a conduit le canot d' Eddy Vergeylen en D1. Neuf ans après son limogeage, Guy Ghysel, manager sportif, l'a rappelé pour maintenir le club en D2. Il a signé pour 19 mois mais n'est resté que... trois semaines pour rejoindre le STVV. Ostende a perçu une indemnité mais était furieux. Van Wijk ne voyait pas en quoi son départ posait problème. " Mon contrat incluait une clause me permettant de partir si je recevais une meilleure offre en D1. Le KVO m'a déjà limogé et ça m'avait laissé un sentiment désagréable. Ça n'a quand même jamais mis à mal mes liens avec Ostende. J'espère que ce ne sera pas le cas maintenant. " Apparemment pas.

On dépeint Van Wijk comme un " sauveur " ou " un manager de crise ". Il faut relativiser. Il a fait monter le Beerschot Wilrijk en D3 au printemps 2016 (mais n'a pu y rester) et a sorti le KVO (1998), Roulers (2005), Mons (2011), Charleroi (2012) et Westerlo (2014) de la mouise de la D2 mais son palmarès au plus haut niveau est limité. Quelques mois après la promotion du KVO, il a été remplacé par Jean-Marie Pfaff, ce qui reste un très mauvais souvenir pour lui. À Roulers, après une douzième place, il a préféré une aventure à Willem II, où son adjoint et ami Andries Jonker l'a remplacé la deuxième saison, ce qui l'a aussi affecté.

Les opérations de sauvetage de Saint-Trond et de Roulers ne se sont pas bien déroulées, Mons l'a remplacé par Enzo Scifo après la montée en février et à Westerlo, malgré le titre, il a été écarté en janvier au profit d' Harm van Veldhoven. La dernière mission de Van Wijk, au Cercle, s'est également mal terminée. Il devait assurer le maintien de l'association en D1A en quatre matches de play-offs 3 (2015). Il est également descendu en D1B avec le FC Malines, qui l'avait embauché pour remplacer Aleksandar Jankovic.

Lundi, il entame donc une nouvelle Opération Sauvetage, avec l'ailier sénégalais Amadou Sagna, que prête le Club Bruges. Dans sa fonction d'analyste, qu'il va tenter de conserver, dans la mesure du possible, il avait discerné des qualités à Ostende. " Elles se sont trop peu exprimées, l'équipe est trop irrégulière. " Il doit changer ça dans les prochaines semaines. Ses chances de réussite ? Difficiles à estimer. Son avance de sept points sur le Cercle peut suffire et il a en Franky Van der Elst un ami et un homme qui est sur la même longueur d'ondes que lui, même si on peut se demander comment ce groupe mentalement faible réagira à son style très direct. Car avec Van Wijk, on fonce tout droit. Sans compromis.

Sur le plan financier, Ostende a reçu quelques cadeaux en fin d'année. Quelque 100.000 euros pour le transfert de Fernando Canesin et une économie de 400.000 euros sur son salaire, une indemnité de départ pour l'entraîneur et des messages positifs de Marc Coucke, qui est prêt à diminuer, via sa société d'investissements, le prix de locations de la tribune, à condition de prolonger le délai de remboursement. Le club doit encore trouver 2,5 millions d'ici le 15 février mais le président se fait fort de trouver un investisseur d'ici la mi-janvier. À suivre.

Les supporters du KV Ostende y sont habitués mais il y a quand même des limites. Se farcir, en pleines vacances de fin d'année, un voyage en car le vendredi après-midi, pour un trajet de 160 kilomètres et encaisser un score de forfait tout en perdant son entraîneur en cours de match, il faut le faire ! La nouvelle a fuité en première mi-temps et le club l'a immédiatement confirmée sur Twitter. Ça n'a pas empêché Kare Ingebrigtsen de continuer à gesticuler le long de la ligne en seconde mi-temps. Il n'est pas limogé, il a démissionné. Il avait l'opportunité de signer à l'Apoel Nicosie et le président Franck Dierckens ne s'y est pas opposé. " Le nouveau T1 doit être un Belge, de préférence ", a signifié le président avant de faire appel à... Dennis van Wijk (57 ans). Un demi-Belge, car l'ancien défenseur néerlandais réside dans la périphérie de Bruges depuis les années '90. Un choix logique ? Oui mais... Pendant son premier passage à Ostende, malgré des moyens réduits, il a conduit le canot d' Eddy Vergeylen en D1. Neuf ans après son limogeage, Guy Ghysel, manager sportif, l'a rappelé pour maintenir le club en D2. Il a signé pour 19 mois mais n'est resté que... trois semaines pour rejoindre le STVV. Ostende a perçu une indemnité mais était furieux. Van Wijk ne voyait pas en quoi son départ posait problème. " Mon contrat incluait une clause me permettant de partir si je recevais une meilleure offre en D1. Le KVO m'a déjà limogé et ça m'avait laissé un sentiment désagréable. Ça n'a quand même jamais mis à mal mes liens avec Ostende. J'espère que ce ne sera pas le cas maintenant. " Apparemment pas. On dépeint Van Wijk comme un " sauveur " ou " un manager de crise ". Il faut relativiser. Il a fait monter le Beerschot Wilrijk en D3 au printemps 2016 (mais n'a pu y rester) et a sorti le KVO (1998), Roulers (2005), Mons (2011), Charleroi (2012) et Westerlo (2014) de la mouise de la D2 mais son palmarès au plus haut niveau est limité. Quelques mois après la promotion du KVO, il a été remplacé par Jean-Marie Pfaff, ce qui reste un très mauvais souvenir pour lui. À Roulers, après une douzième place, il a préféré une aventure à Willem II, où son adjoint et ami Andries Jonker l'a remplacé la deuxième saison, ce qui l'a aussi affecté. Les opérations de sauvetage de Saint-Trond et de Roulers ne se sont pas bien déroulées, Mons l'a remplacé par Enzo Scifo après la montée en février et à Westerlo, malgré le titre, il a été écarté en janvier au profit d' Harm van Veldhoven. La dernière mission de Van Wijk, au Cercle, s'est également mal terminée. Il devait assurer le maintien de l'association en D1A en quatre matches de play-offs 3 (2015). Il est également descendu en D1B avec le FC Malines, qui l'avait embauché pour remplacer Aleksandar Jankovic. Lundi, il entame donc une nouvelle Opération Sauvetage, avec l'ailier sénégalais Amadou Sagna, que prête le Club Bruges. Dans sa fonction d'analyste, qu'il va tenter de conserver, dans la mesure du possible, il avait discerné des qualités à Ostende. " Elles se sont trop peu exprimées, l'équipe est trop irrégulière. " Il doit changer ça dans les prochaines semaines. Ses chances de réussite ? Difficiles à estimer. Son avance de sept points sur le Cercle peut suffire et il a en Franky Van der Elst un ami et un homme qui est sur la même longueur d'ondes que lui, même si on peut se demander comment ce groupe mentalement faible réagira à son style très direct. Car avec Van Wijk, on fonce tout droit. Sans compromis. Sur le plan financier, Ostende a reçu quelques cadeaux en fin d'année. Quelque 100.000 euros pour le transfert de Fernando Canesin et une économie de 400.000 euros sur son salaire, une indemnité de départ pour l'entraîneur et des messages positifs de Marc Coucke, qui est prêt à diminuer, via sa société d'investissements, le prix de locations de la tribune, à condition de prolonger le délai de remboursement. Le club doit encore trouver 2,5 millions d'ici le 15 février mais le président se fait fort de trouver un investisseur d'ici la mi-janvier. À suivre.