Le moins que l'on puisse dire, c'est que tu n'auras pas attendu bien longtemps avant de faire tes débuts avec les Grenats. Moins de 48 heures après ton retour de sélection, tu es titularisé contre Paris alors que tu n'avais qu'un entraînement dans les jambes avec tes nouveaux coéquipiers. Tu as été surpris par la confiance que Philippe Hinschberger t'a accordée d'entrée ?

Matthieu Dossevi : Non, parce que le club, du président au team manager en passant par le coach, m'avait fait sentir que j'allais être ou en tout cas devoir être important pour le club. Dans ce sens-là, je n'ai pas été étonné. On m'a fait comprendre bien avant que je signe que j'étais estimé, que ce club avait réellement envie de moi. Quand c'est comme ça, la...

Matthieu Dossevi : Non, parce que le club, du président au team manager en passant par le coach, m'avait fait sentir que j'allais être ou en tout cas devoir être important pour le club. Dans ce sens-là, je n'ai pas été étonné. On m'a fait comprendre bien avant que je signe que j'étais estimé, que ce club avait réellement envie de moi. Quand c'est comme ça, la seule envie que tu as en tant que joueur, c'est de rendre cette confiance au centuple, de prouver qu'ils ne se sont pas trompés. Après, ce match contre Paris, il est à ranger dans une catégorie à part. Personne n'attendait une victoire de Metz. Le but, c'était juste de se libérer, de tenter des choses. Ce qu'on a bien fait pendant plus d'une heure. Dossevi : C'est clair mais, sur le terrain, tu fais abstraction de ça. Après, quand tu regardes les images à la maison, tu te dis " ouais, c'était joli ça " (rires). Je ne vais pas m'en plaindre, ça fait parler les gens, les supporters, les journalistes, mais sincèrement je ne tire pas une fierté supplémentaire de mon geste parce qu'il se fait au détriment de Neymar, Cavani ou un autre joueur, c'est pareil pour moi. Dossevi : Il est venu spontanément vers moi à la fin du match pour me proposer qu'on échange nos maillots, j'ai trouvé ça sympa. C'est un mec bien, vraiment. Enthousiaste, positif et agréable. Déjà, avant le match, on avait discuté un petit peu dans le couloir, c'est bien, ça prouve qu'il n'a pas changé, mais je n'en doutais pas. C'est sa plus grande qualité. Et footballistiquement, c'est pareil. Ce qu'il faisait à Bruges, il le refait ici, c'est juste que la portée médiatique n'est pas la même. Je ne vous apprends rien si je vous dis que quand vous faites un beau geste contre Courtrai ou un club du même acabit, ça n'a pas la même portée qu'en Ligue des Champions.