Samedi soir, après le derby entre La Louvière et Mons, c'était apparemment terminé : il n'y aurait pas de fusion dans le Hainaut d'ici le 31 mai. Le top de la politique wallonne n'avait pas abandonné l'idée de sceller in extremis une union entre Charleroi et La Louvière, mais le président Gaone estimait que cette démarche était arrivée trop tard. En fin de semaine, un nouvel élément important est en effet intervenu : les in...

Samedi soir, après le derby entre La Louvière et Mons, c'était apparemment terminé : il n'y aurait pas de fusion dans le Hainaut d'ici le 31 mai. Le top de la politique wallonne n'avait pas abandonné l'idée de sceller in extremis une union entre Charleroi et La Louvière, mais le président Gaone estimait que cette démarche était arrivée trop tard. En fin de semaine, un nouvel élément important est en effet intervenu : les investisseurs extérieurs que le président louviérois réclamait depuis plusieurs années se sont enfin manifestés. Ce sont des commerçants de La Louvière qui ont décidé, de façon concrète, de mettre la main au portefeuille. Ils sont occupés à réunir une somme (entre 250.000 et 300.000 euros) qui bouchera le trou laissé par cette saison. Et ils affirment qu'il ne s'agit nullement d'un one shot : leur engagement financier s'inscrira dans la durée. Parallèlement à ces commerçants, deux personnalités de la ville vont s'investir dans le sauvetage des Loups : Enzo Scifo et Franco Dragone. Que faut-il retenir de tout ce qu'on a lu et entendu au cours des dernières semaines ? Que la pression mise par Gaone a porté ses fruits ? Certainement. L'homme en avait ras-le-bol de crier dans le désert, et cette fois, il a hurlé en public. En menaçant les autorités communales de déménager, au travers d'une fusion. Les commerçants qui s'impliquent aujourd'hui ne voulaient pas que la RAAL disparaisse, et leur concours, associé à l'aide de Scifo et Dragone, devrait contribuer à rapprocher le club de la Ville. C'est bien nécessaire, car entre Gaone et le bourgmestre, les relations sont toujours aussi glaciales. Les négociations pour une fusion ont aussi permis au président louviérois de lire dans les comptes de Charleroi et de Mons. Ces séances de lecture l'ont rassuré : " Nous ne sommes sûrement pas plus malades ou moins professionnels qu'eux ". Charleroi est-il la principale victime de la poursuite du cavalier seul de la RAAL ? Vu la situation financière des trois clubs, c'est le Sporting qui aurait eu le plus d'intérêt à fusionner. Son sauvetage passera-t-il û notamment û par l'apport de fonds du fils du Colonel Kadhafi ? Tout cela reste très flou et rappelle le mirage Mandaric. (P. Danvoye)