Voilà bientôt deux mois que KristofSnelders (22 ans) a rejoint les rangs du Brussels. Transféré du Germinal Beerschot le 31 août, à l'extrême limite de la période des transferts, il commence seulement à trouver ses marques dans la capitale. " Je reconnais qu'au début, cela n'a pas été facile. J'ai eu du mal à retirer la prise. Les péripéties qui ont émaillé mon transfert m'ont longtemps hanté l'esprit et j'ai dû me convaincre que, désormais, je ne faisais plus partie du GBA. A Bruxelles, j'ai dû m'habituer à de nouveaux partenaires et à un nouvel environnement. J'ai aussi été fort ennuyé par le calendrier : je devais, en effet, retourner au Kiel avec ma nouvelle équipe, quelques jours à peine après avoir été transféré. J'avais craint le pire pour ce déplacement, mais finalement, mon retour là-bas s'est bien passé. J'ai très mal joué, et j'ai d'ailleurs été sorti par l'entraîneur au repos, mais j'ai été relativement épargné par les quolibets du public. Désormais, le plus dur est derrière moi et je peux enfin regarder vers l'avant. Aujourd'hui, je sais que j'ai pris la bonne décision. Après deux mois, je peux dire que mon adaptation s'est bien déroulée. J'ai été très bien accueilli et je me suis fondu dans un noyau de qualité, dont la mentalité est excellente et qui a largement les moyens d'éviter la relégation. La véritable place de cette équipe se situe, à mon avis, en haut de la colonne de droite : 11e ou 12e. En tout cas, le Brussels mérite mieux que la place qu'il occupe actuellement ".
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Voilà bientôt deux mois que KristofSnelders (22 ans) a rejoint les rangs du Brussels. Transféré du Germinal Beerschot le 31 août, à l'extrême limite de la période des transferts, il commence seulement à trouver ses marques dans la capitale. " Je reconnais qu'au début, cela n'a pas été facile. J'ai eu du mal à retirer la prise. Les péripéties qui ont émaillé mon transfert m'ont longtemps hanté l'esprit et j'ai dû me convaincre que, désormais, je ne faisais plus partie du GBA. A Bruxelles, j'ai dû m'habituer à de nouveaux partenaires et à un nouvel environnement. J'ai aussi été fort ennuyé par le calendrier : je devais, en effet, retourner au Kiel avec ma nouvelle équipe, quelques jours à peine après avoir été transféré. J'avais craint le pire pour ce déplacement, mais finalement, mon retour là-bas s'est bien passé. J'ai très mal joué, et j'ai d'ailleurs été sorti par l'entraîneur au repos, mais j'ai été relativement épargné par les quolibets du public. Désormais, le plus dur est derrière moi et je peux enfin regarder vers l'avant. Aujourd'hui, je sais que j'ai pris la bonne décision. Après deux mois, je peux dire que mon adaptation s'est bien déroulée. J'ai été très bien accueilli et je me suis fondu dans un noyau de qualité, dont la mentalité est excellente et qui a largement les moyens d'éviter la relégation. La véritable place de cette équipe se situe, à mon avis, en haut de la colonne de droite : 11e ou 12e. En tout cas, le Brussels mérite mieux que la place qu'il occupe actuellement ". Si Kristof Snelders a quitté le Germinal Beerschot, où il se sentait comme un poisson dans l'eau, c'est parce qu'il en avait assez d'être la tête de Turc des supporters du Kiel. Logiquement, il aurait pourtant dû être adulé : il est né à Anvers, a grandi dans la Métropole, livrait des prestations plutôt encourageantes et est d'un naturel plutôt jovial. Son seul tort, en fait, était d'être le... petit-fils de RenéSnelders. " Lorsque mon grand-père est entré dans le conseil d'administration du club, une frange des supporters s'est retournée contre moi ", explique-t-il. " On pensait que je bénéficiais d'un régime de faveur. Lorsque l'entraîneur procédait à un changement pendant le match, et que je n'en faisais pas les frais, les sifflets montaient des tribunes. Ces mêmes personnes se sont déchaînées sur le forum du site du club. J'évitais de regarder le site car c'était trop méchant, mais forcément, on m'en parlait. J'avais pourtant joué de bons matches en début de saison. La seule chose qu'on pouvait me reprocher, c'était de ne pas encore avoir trouvé le chemin des filets. Mais je combinais bien avec Cadu et l'équipe avait entamé le championnat par un 6 sur 6. J'ai essayé de faire la sourde oreille mais à la longue, on peut encaisser un coup, deux coups, trois coups, mais au dixième, on craque. J'étais plus tendu sur le terrain, je jouais avec l'angoisse de louper un contrôle ou un tir, car je savais qu'au moindre raté, le public ne me louperait pas. A la maison, j'essayais de penser à autre chose mais chacun voyait que j'étais tracassé. J'en ai discuté avec mon entourage et tout le monde m'a conseillé de changer d'air. Mon père, EddySnelders, avait connu la même mésaventure : il jouait au Germinal Ekeren lorsque mon grand-père en était un administrateur et il avait dû émigrer au Lierse ". Kristof a entamé à Bruxelles un nouveau chapitre de sa carrière, dans un club où l'on ne nourrit aucun préjugé à son égard. Mais il ne s'est pas libéré directement. " Lors de mon premier match avec le Brussels, contre Westerlo, j'ai hérité d'une belle occasion en tout début de partie. Je suis certain que, si la même phase s'était déroulée une demi-heure plus tard, j'aurais envoyé le ballon au fond mais là, tout ce qui m'était arrivé au GBA était encore trop présent dans mon esprit et j'ai flanché ". Lorsqu'il a été transféré, certains ont froncé les sourcils : alors que le Brussels manquait de taille et de poids aux avant-postes, il a engagé un joueur de 1m68 et pèse 63 kilos. " C'est vrai que ma présence ne va pas relever la moyenne de taille de l'équipe, mais le club a transféré en même temps l'Estonien VladimirVoskoboinikov, beaucoup plus grand et plus costaud. A deux, nous devrions former une paire complémentaire ". Que pense-t-il pouvoir apporter au Brussels ? " Quatre choses, principalement. D'abord, des buts : je suis plutôt un finisseur qu'un donneur d'assists. Ensuite, de la mobilité. Enfin, ma faculté à conserver le ballon et mon volume de travail. Le Brussels va entamer une période importante, car il affrontera ces prochaines semaines beaucoup d'équipes à sa portée ". Le bonhomme a le sens du but : " C'est instinctif. Il faut sentir où va atterrir le ballon, où il faut le placer pour tromper le gardien. C'est un don que j'ai toujours possédé, depuis que je suis tout petit. Je suis aussi plus à l'aise dans les 16 mètres qu'en dehors. Je suis très explosif et je parviens toujours à me débrouiller. Par contre, à l'extérieur du rectangle, j'éprouve plus de difficultés. C'est quasiment inexplicable ". Aussi, le premier but inscrit pour le Brussels fut ressenti comme un soulagement : " C'était à Mons, voici trois semaines. Un but qui valait trois points face à un concurrent direct ". Kristof Snelders doit aussi s'habituer au système d' EmilioFerrera, très différent de celui de MarcBrys : " Au Brussels, on n'essaye pas nécessairement de prendre le jeu à notre compte. On spécule surtout sur les pertes de balle de l'adversaire. On joue donc beaucoup en contre-attaque. Cela ne me déplaît pas : pour évoluer de cette manière, il faut des attaquants rapides et mobiles, ce que je suis. Lorsqu'un ballon est envoyé en profondeur, je suis généralement le premier à démarrer. Les entraînements d'Emilio Ferrera sont aussi très différents de ceux de Marc Brys. Ils sont fort axés sur les situations de match, et surtout... plus courts. Ici, à 13 heures, on peut rentrer chez soi. Je n'y étais pas habitué. J'essaie alors de m'entraîner individuellement l'après-midi, en faisant un peu de musculation ou un jogging. Le GBA était, sans doute, l'équipe qui s'entraînait le plus : 20 heures par semaine, à raison de deux séances quotidiennes de deux heures. Et, entre les deux, il fallait rester au stade. S'entraîner longuement n'est pas mauvais. Je dois reconnaître que, grâce aux méthodes de Marc Brys, tout le monde était au point sur le plan physique. Il y avait très peu de blessés et on formait aussi un groupe très soudé. Le fait de rester ensemble avait, sans doute, permis à tout le monde d'apprendre à se connaître et à s'apprécier. Mais il ne faut pas prolonger la séance pour le plaisir de rester sur le terrain. A la longue, on accuse une fatigue mentale ". Kristof Snelders habite toujours à Anvers, mais a quitté la demeure familiale de 's Gravenwezel, au nord de la Métropole : " J'ai déménagé à Wilrijk à cause des... travaux sur le ring d'Anvers. Avec les bouchons, je mettais un temps fou à rejoindre les installations du GBA. J'ai donc emménagé dans un appartement à deux pas du Kiel. Finalement, ce n'est pas plus mal, car de là, je suis à Bruxelles en une demi-heure. Là où j'habite, je croise encore fréquemment mes anciens partenaires. Certains me disent qu'ils regrettent mon départ, car le GBA éprouve des difficultés à trouver le chemin des filets ces dernières semaines. Mais je suis certain que, si j'étais resté, j'aurais encore été traité comme la tête de Turc. Je continue cependant à suivre les prestations de mon ancien club, dont je reste un supporter. Certains joueurs, là-bas, figurent toujours parmi mes meilleurs amis. Dimanche, je n'ai pas manqué l'occasion d'aller les voir à l'£uvre, face au Standard. J'ai passé tellement de belles années là-bas que je ne peux pas effacer tout cela d'un trait. Mes meilleurs souvenirs ? Mon premier but en D1, contre Anderlecht, mais aussi la demi-finale de Coupe de Belgique contre St-Trond en 2003, l'année où La Louvière a remporté le trophée. J'ai également savouré les moments que j'ai passés avec MarcDegryse. C'était un plaisir de jouer devant un joueur pareil : les passes m'arrivaient précisément au moment et l'endroit où je les attendais. C'est dommage que cette belle histoire qui avait été entamée se soit terminée de cette manière-là. Peut-être retournerai-je un jour au GBA, mais certainement pas à court terme. J'attendrai, que mon grand-père ait quitté le C. 'A. ". Daniel Devos" Le Brussels a LARGEMENT LES MOYENS d'éviter la relégation "