L'Atlético Madrid n'avait plus inscrit son nom au palmarès d'une compétition européenne depuis 1962, lorsqu'il avait remporté la Coupe des Coupes. En 1974, il avait disputé au Heysel la finale de la Coupe des Clubs Champions : après le partage 1-1 du mercredi contre le Bayern, le match avait été rejoué deux jours plus tard et les Colchoneros s'étaient inclinés 4-0. Sur le plan national, les supporters rojiblancos n'avaient plus rien eu à se mettre sous la dent depuis le doublé Coupe-championnat de 1996. Mercredi passé, à Hambourg, ils ont célébré la victoire en Europa League : 2-1 après prolongations face à Fulham. Le capitaine, Antonio López, savoure.
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L'Atlético Madrid n'avait plus inscrit son nom au palmarès d'une compétition européenne depuis 1962, lorsqu'il avait remporté la Coupe des Coupes. En 1974, il avait disputé au Heysel la finale de la Coupe des Clubs Champions : après le partage 1-1 du mercredi contre le Bayern, le match avait été rejoué deux jours plus tard et les Colchoneros s'étaient inclinés 4-0. Sur le plan national, les supporters rojiblancos n'avaient plus rien eu à se mettre sous la dent depuis le doublé Coupe-championnat de 1996. Mercredi passé, à Hambourg, ils ont célébré la victoire en Europa League : 2-1 après prolongations face à Fulham. Le capitaine, Antonio López, savoure. AntonioLópez : Qui l'aurait cru il y a quelques mois ? Petit à petit, nous avons trouvé notre rythme, et aujourd'hui nous sommes en mesure de réaliser un doublé. Nous avons forgé ces résultats à force de travail, de sacrifice et de confiance. En championnat, nous avons été beaucoup trop irréguliers. Mais, dans l'ensemble, la saison se révèle meilleure qu'on l'espérait. Antonio Lopez : Pas grand-chose, en fait. J'ai toujours estimé que les joueurs sont les principaux responsables lorsque les résultats ne suivent pas. Au lieu de sans cesse critiquer l'entraîneur, on devrait se regarder dans un miroir. Incroyable ! Si cela pouvait se réaliser... Nous sommes tous impatients de monter sur le terrain. C'est un joueur déroutant. Il est très rapide ballon au pied. Surtout en un-contre-un. J'espère que mes coéquipiers assureront bien la couverture, car il aime provoquer son adversaire direct. Celui-ci est amené à commettre beaucoup de fautes et s'expose à des cartons. Je devrai être attentif. J'ai vécu en tant que supporter le doublé Coupe-championnat de 1996. Je jouais dans une équipe cadette et n'avais pas encore signé à l'Atlético. Ces dernières semaines, j'ai rêvé à plusieurs reprises de pouvoir soulever la Coupe du Roi. Il nous a appris à ne plus jouer comme des fous. On ne pensait qu'à attaquer. De ce fait, le secteur défensif était souvent dégarni. Nous essayions toujours d'inscrire un but de plus que l'adversaire, plutôt que d'en encaisser un de moins. D'où quelques scores-fleuves. Avec Quique, on joue de manière plus compacte, on est mieux positionné tactiquement. Si sur papier, le système n'a pas changé, en pratique, il est différent. On reçoit plus d'aide des coéquipiers. Dans l'ensemble, c'est tout l'aspect défensif qui a été amélioré. Chacun participe à la tâche. En effet, elle s'est révélée positive tant pour les jeunes du centre de formation à qui il peut apprendre beaucoup, que pour l'équipe en général, qui s'est enrichi d'un bon défenseur central pour de longues années. Un joueur qui, de surcroît, n'a pas coûté très cher. Domínguez a un apport intéressant, il reste très concentré durant les 90 minutes et est très fort physiquement. Il ne se décourage pas : il continue à bien s'entraîner. Plus que les autres, même. Il a réagi en vrai professionnel. Je suis sûr qu'à un moment donné, on lui redonnera une chance. Je m'habitue aux nouveaux cracks : Joaquín, Pablo Hernández, Lionel Messi, Jesús Navas. Les attaquants sont plus forts d'année en année, et c'est particulièrement vrai pour les ailiers droits. Cela oblige les défenseurs à élever leur niveau. On peut voir cet aspect sous deux angles différents : cela signifie que l'on a gagné peu de matches, mais aussi que l'on en a peu perdu. Donc, que nous sommes un rival difficile pour l'adversaire, qui éprouve de la peine à nous mettre des buts. Réaliser un match nul en trouvant le chemin des filets à l'extérieur, c'est toujours un très bon résultat sur la scène européenne. Je sais qu'à Valence, on nous reproche de leur avoir " volé " la qualification, mais cela fait partie du jeu. Avant cela, il y avait aussi eu des décisions arbitrales en notre défaveur. Oui. Le Portugais s'est très bien intégré à l'Atlético, il nous a rendu de fiers services dans les compétitions espagnoles. C'est un joueur dont on avait besoin dans l'entrejeu, car il aime avoir le ballon dans les pieds et en fait généralement un bon usage. Ces deux équipes ne jouent pas dans la même catégorie que les autres. L'écart entre elles et le troisième, le FC Valence, en atteste. Ce qui m'a épaté, dans le cas de Barcelone, c'est que ces joueurs ont remporté six trophées l'an passé et qu'ils avaient toujours faim. La clef réside, selon moi, dans l'approche de leur entraîneur Pep Guardiola : c'est lui qui leur inculque cette rage de vaincre. Au-delà de cela, les joueurs ont également cette faculté d'appliquer les consignes qu'ils reçoivent. Je n'apprendrai rien à personne en affirmant qu'ils sont tous très forts techniquement, mais aussi tactiquement. C'est un ensemble bien huilé. Cette rage de vaincre, je l'ai également retrouvée dans les rangs du Real Madrid. Dans la Liga, ils ont su, à plusieurs reprises, trouver le caractère pour renverser une situation qui leur était défavorable. Cristiano Ronaldo symbolise cette force de caractère. C'est un joueur à l'amour propre très prononcé, qui ne renonce jamais et qui mettra tout en £uvre pour triompher. Ces deux joueurs ne sont pas aussi différents qu'on le dit. Ce sont les deux meilleurs attaquants du monde, chacun à leur manière. Pour résumer, l'un te passe en coup de vent et l'autre te tourne en bourrique. Pour un défenseur, il n'est agréable d'avoir à faire ni à l'un, ni à l'autre. par juan carlos casas (esm) - photo: belga