C'est exactement ce que le JAWOC a omis de faire. Les centres japonais, souvent propriétés de la ville, du canton ou de la province ont bénéficié de normes laxistes. La surabondance des centres a également entraîné une guerre entre eux. De nombreux centres, construits avec l'argent des pouvoirs publics, n'ont jamais ou peu été employés. En tout cas, aucun de ces centres n'a jamais ét...

C'est exactement ce que le JAWOC a omis de faire. Les centres japonais, souvent propriétés de la ville, du canton ou de la province ont bénéficié de normes laxistes. La surabondance des centres a également entraîné une guerre entre eux. De nombreux centres, construits avec l'argent des pouvoirs publics, n'ont jamais ou peu été employés. En tout cas, aucun de ces centres n'a jamais été exploité à plein rendement. Dormir par terreD'autres ne disposent pas des installations nécessaires ou manquent même de l'élémentaire expérience du fonctionnement d'une équipe nationale. L'un d'eux proposait un Ryokan, un hôtel typiquement japonais dans lequel les hôtes dorment à terre, en expliquant que comme les joueurs n'étaient pas encore venus au Japon, ils apprécieraient cette expérience. Peut-être pas pendant la Coupe du Monde. Marchandage sud-américainLa concurrence opposant les villes engendre des excès. Il est normal qu'un centre offre l'accès gratuit aux hôtels et aux installations sportives mais injecter des centaines de milliers de dollars en guise de bonus est plus douteux. Beaucoup d'équipes en profitent. De source sûre, deux formations sud-américaines ont exigé jusqu'à un million de dollars pour signer un contrat avec un centre et qu'un autre pays du même continent, plus connu, a demandé quatre millions de dollars à Hiroshima. Finalement, la ville a sagement refusé ce contrat.La responsabilité de cette situation échoit au JAWOC et à la FIFA. Le JAWOC n'a pas réduit le nombre de candidats à un chiffre réaliste de peur de heurter les politiciens des régions concernées, ce qui a provoqué cette situation absurde. La FIFA, elle, aurait dû mettre en garde le JAWOC et lui taper sur les doigts.La plupart des équipes ont trouvé un toit. Certains pays qui disputent le premier tour en Corée résident même au Japon avant de s'envoler vers la Corée: les conditions étaient trop belles pour être dédaignées.Robert Maes,