" Landon Donovan est retourné au LA Galaxy à l'issue de son prêt de dix semaines. Malgré les tentatives pour prolonger son contrat, le LA Galaxy l'a rappelé avant le lancement le 27 mars de la saison de Major League Soccer ". Voici le communiqué diffusé par le club d'Everton dimanche dernier sur son site. C'est avec regret que les Toffees se sont séparés de leur meilleur joueur du mois de janvier. Pour le milieu, ce retour au bercail passe difficilement, d'autant que la situation au pays n'est pas rose. Il se pourrait même qu'il ...

" Landon Donovan est retourné au LA Galaxy à l'issue de son prêt de dix semaines. Malgré les tentatives pour prolonger son contrat, le LA Galaxy l'a rappelé avant le lancement le 27 mars de la saison de Major League Soccer ". Voici le communiqué diffusé par le club d'Everton dimanche dernier sur son site. C'est avec regret que les Toffees se sont séparés de leur meilleur joueur du mois de janvier. Pour le milieu, ce retour au bercail passe difficilement, d'autant que la situation au pays n'est pas rose. Il se pourrait même qu'il soit gréviste d'ici peu si une solution n'était pas trouvée entre le syndicat des joueurs, le MLSPU, et la Ligue de foot américaine. En effet, les joueurs s'opposent au contrat qui les lie à la Ligue, et non à leur club comme en Europe ; un modèle calqué sur celui de la NBA ou de la NFL. La décision du président de la MLS, Mark Abott, d'introduire un nouveau salary cap n'a pas fait sourire les joueurs qui, par voie de leur syndicat, ont publié certains de leurs revenus. A l'exception de DavidBeckham (4 millions annuels) ou de CuauhtémocBlanco (2,4 millions d'euros) les autres stars comme Juan Pablo Angel ou Freddy Ljunberg pointent, par exemple, à un million d'euros. Pas de quoi fouetter un chat, avancent-ils à l'unisson. C'est donc dans une ambiance plutôt tendue, et qui devrait repousser le début du championnat, que Donovan retrouve son club de Los Angeles. Le meilleur joueur US de tous les temps (élu six fois joueur américain de l'année) avait pourtant fini par faire son trou en Europe. Après plusieurs échecs en Bundesliga, par deux fois à Leverkusen, ou l'an dernier au Bayern Munich, Donovan faisait cette fois l'unanimité en Europe. Son ex-coach, David Moyes, espérait profiter de la grève en vue en MLS pour le prolonger à Goodison Park. Dans son rôle d'homme libre derrière les attaquants, l'Américain avait requinqué le jeu d'Everton qui retrouvait tout doucement des couleurs au classement. Élu meilleur joueur du mondial des -17 en 1999, ce petit format d'1m77 n'a plus rien à prouver ou à gagner au pays du soccer. La MLS est devenu pour lui un terrain de jeu trop familier dont le rythme ne fait pas le poids avec les meilleurs championnats européens. Son aura est telle que quand Beckham devient son partenaire à L.A., il n'hésite pas à balancer : " Becks est un équipier et capitaine très moyen ". Sous la bannière étoilée aussi, Donovan survole l'assistance avec des stats stratosphériques : 121 sélections, 42 buts et 41 passes décisives. En Afrique du Sud, il devrait encore tirer la sélection vers le haut, à l'image de son passage brillant à la dernière Coupe des Confédération où les Etats-Unis étaient arrivés en finale. Reste maintenant à s'extirper de son contrat avec Galaxy et briller pour de bon de l'autre côté de l'Atlantique. Là où l'on laisse une trace. THOMAS BRICMONT