Il y a plus ou moins deux ans, alors que nombre de critiques négatives s'abattaient sur Dominique D'Onofrio, j'avais pris sa défense dans cette même rubrique car je trouvais ces reproches non fondés. Aujourd'hui, alors que la position du Standard devrait m'inspirer un sentiment de confirmation de mes propos de l'époque, je dois avouer qu'au contraire sa gestion du groupe m'exaspère.
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Il y a plus ou moins deux ans, alors que nombre de critiques négatives s'abattaient sur Dominique D'Onofrio, j'avais pris sa défense dans cette même rubrique car je trouvais ces reproches non fondés. Aujourd'hui, alors que la position du Standard devrait m'inspirer un sentiment de confirmation de mes propos de l'époque, je dois avouer qu'au contraire sa gestion du groupe m'exaspère. Le problème est que l'entraîneur du Standard n'est pas honnête. Car si chaque coach a ses joueurs préférés, cet aspect des choses est vraiment démesuré chez l'italo liégeois. Il est occupé à véritablement dégoûter toute une frange d'excellents footballeurs par un favoritisme exaspérant car dénué de toute logique footballistique. D'un côté, nous avons ceux qui bénéficient d'un crédit presque illimité : Marius Niculae (combatif mais que d'entrées au jeu stériles avant d'enfin apporter un petit quelque chose), Sergei Kovalenko (que de déchet encore dans son jeu), Milan Rapaic (jamais en bleu de travail la saison dernière), Oguchi Onyewu (merveilleux joueur mais lorsqu'on fait le compte de ses boulettes et cartons rouges, il coûte cher en points) et last but not least, Sergio Conceiçao (même chose que pour l'Améri-cain, avec en plus un exemple affligeant pour les jeunes et une probable influence négative sur des arbitres très justement excédés par ses rouspétances). Aux yeux du frère de l'autre, certains peuvent visiblement tout se permettre. De l'autre côté, il y a ceux à qui on ne pardonne rien et qui ne reçoivent leur chance qu'au compte-gouttes : Almani Moreira (pourtant décisif plusieurs fois au premier tour, le genre de joueur pour lequel on se déplace au stade et jamais rouspéteur sur les directeurs de jeu), Cédric Roussel (celui-ci a sans doute le tort d'être un transfert de Michel Preud'homme et non du frérot), Wambi Wamberto (classe footballistique et humaine), Eric Deflandre (bien que ce dernier ait disputé pas mal de matches cette saison, il se chuchote que l'entraîneur des Rouches ne le supporte pas, allant même jusqu'à prétendre que l'ancien Lyonnais est le plus mauvais arrière droit du championnat). Stéphane Debatty, Seraing