Dans un entretien exceptionnel (étalé sur deux jours !) à L'Equipe, Raymond Domenech est revenu sur ses derniers mois à la tête de l'équipe de France. " On m'a reproché ma fameuse phrase sur l'odeur du sang, la veille de France-Serbie (2-1) mais c'est ce que j'ai ressenti ce jour-là. J'ai eu tort de le dire mais putain, cela puait la mise à mort. Dire ce que je pense est une erreur que je fais souvent. Il faut savoir se taire, surtout dans ce métier. " Sur sa nouvelle communication, il ajoute : " J'ai changé, je ne dis plus rien. Depuis six mois, vous m'avez entendu ? Une langue de bois parfaite ! Je m'ennuie à un point, vous ne pouvez pas savoir. Plus d'humour, plus rien. Oui, j'ai changé ma com'. "
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Dans un entretien exceptionnel (étalé sur deux jours !) à L'Equipe, Raymond Domenech est revenu sur ses derniers mois à la tête de l'équipe de France. " On m'a reproché ma fameuse phrase sur l'odeur du sang, la veille de France-Serbie (2-1) mais c'est ce que j'ai ressenti ce jour-là. J'ai eu tort de le dire mais putain, cela puait la mise à mort. Dire ce que je pense est une erreur que je fais souvent. Il faut savoir se taire, surtout dans ce métier. " Sur sa nouvelle communication, il ajoute : " J'ai changé, je ne dis plus rien. Depuis six mois, vous m'avez entendu ? Une langue de bois parfaite ! Je m'ennuie à un point, vous ne pouvez pas savoir. Plus d'humour, plus rien. Oui, j'ai changé ma com'. " A demi-mot, Domenech reconnaît certaines erreurs. " Vous écrivez sans arrêt que je ne sais pas reconnaître mes erreurs. Mais c'est quoi reconnaître ses erreurs ? Quand on fait un choix, on ne pense pas que c'est une erreur. Après, un mauvais résultat fait penser que c'est une erreur. "Il revient notamment sur la titularisation de Philippe Mexès contre l'Autriche : " Avant, j'étais le roi des cons parce que je ne le faisais pas jouer, et là, je me fais tailler parce que tout à coup, je le fais jouer et que le match se passe mal pour lui. Avec la Roma, il sautait au dessus de tout le monde. Après, oui, ce match-là était une faillite pour lui. " Au registre joueur, Domenech revient sur la mise à l'écart de Florent Malouda. " Quand je le laisse sur le terrain, tout le monde le trouve nul, et quand je le trouve moins bien, tout le monde le trouve indispensable ! Sa mise à l'écart ne coïncide pas avec ses déclarations, elle coïncide avec ses performances. Et cela ne veut pas dire qu'il ne reviendra pas. Il faut m'expliquer : quel intérêt j'aurais eu d'écarter sans raison un joueur que j'ai soutenu contre vents et marées pendant deux ans ?" Par ailleurs, Domenech s'en est pris à Luis Fernandez sans le nommer, coupable selon lui d'avoir changé d'avis sur Yohan Gourcuff. " Il doit prendre soin d'abord de savoir quelles sont les personnes qui se sont exprimées ", a répliqué Fernandez, " Je n'ai pas critiqué ce joueur (...). Qu'il cite mon nom, Luis Fernandez, un entraîneur qui a gagné des titres. Lui, il n'a encore rien gagné. Il n'a fait qu'une finale de Coupe du Monde, alors il faudrait un peu qu'il se calme. Raymond doit accepter que les anciens joueurs, qui ont porté le maillot de l'équipe de France soixante fois s'expriment. " BORDEAUX prête ses jeunes. Gabriel Obertan à Lorient et Florian Marange à Grenoble. SOCHAUX a frappé un grand coup en attirant l'attaquant tchèque du Banik Ostrava, Vaclav Sverkos. NICOLAS SAVINAUD, l'ancien joueur de Nantes, rejoint Vannes (Ligue 2). LA LIGUE 1 a repris ce week-end mais plusieurs matches ont été remis à cause de l'offensive hivernale. Ce fut le cas de Valenciennes-Caen, Nancy-Nice et de Le Mans-Lille. VEIGAR PALL GUNNARSSON, l'attaquant islandais de Stabaek, a signé un contrat de deux ans (2 millions) pour Nancy. KEVIN MIRALLAS, l'attaquant de Saint-Etienne, était sur le banc face à Sochaux. Il est monté à la mi-temps mais n'a pu empêcher la défaite de son équipe (1-0). LYON a repris 2009 sur un mode mineur : match de Coupe reporté à une date ultérieure, et match nul contre Lorient (1-1). Du coup, Rennes revient à deux points du leader lyonnais. LE MANS a engagé Georgi Makaridze, un jeune gardien (18 ans) du Dinamo Tbilissi et international Espoir géorgien. JEAN-ALAIN BOUMSONG, le défenseur de Lyon, s'est fait allumer par son ancien coéquipier des Rangers, Kevin Gallacher : " Après Boumsong, il faudra beaucoup de convictions pour convaincre les supporters écossais d'être heureux de la venue d'un joueur du championnat de France. Il a déçu et n'a jamais montré qu'il valait huit millions. " STÉPHANE VANDE VELDE