"Je suis un peu collectionneur ", concède Bruno Bodeux en poussant la porte de son salon. Sur le divan, quelques écharpes de clubs aussi variés que Cluj, Alemannia Aachen ou Étalle, son village gaumais. Sur les armoires, des BDs, des livres et des Sport/Foot Magazine. " Je fais particulièrement attention aux numéros spéciaux d'avant saison, mais je conserve tous les exemplaires, la mezzanine de la chambre de mon fils en est remplie. "

Bruno s'est abonné à Sport/Foot Magazine aux alentours de 2005, à une époque où il cherchait un média qui parle du football belge sans devoir être constamment branché sur l'actu. À l'époque, il est encore fidèle au Parc Astrid. " J'ai commencé à supporter Anderlecht par esprit de contradiction par rapport à ma famille qui tenait pour le Standard ", sourit celui qui s'est définitivement converti avec l'âge.

Deux matches européens ont particulièrement marqué son esprit : celui contre le Rapid Bucarest pour le premier match de Kompany au Parc (Anderlecht l'avait emporté 3-2 après avoir été mené 0-2) et, surtout, celui face au Partizan Belgrade, lorsque les Mauves ont envoyé trois essais dans les airs lors des tirs au but. " Malheureusement, je suis un peu dégoûté depuis l'arrivée de Coucke : d'abord par les résultats, puis aussi par l'esprit. J'ai été fort déçu par le renvoi sans trop d'explication d'un symbole comme Pär Zetterberg. "

J'ai été fort déçu par le renvoi de Pär Zetterberg. " Bruno Bodeux

Bruno a tapé la plupart de ses ballons de footballeur à l'US Étalle pour qui il n'a toutefois disputé qu'un seul match en équipe première. " J'étais un joueur d'assist... mais pas de contact, j'ai donc surtout évolué en réserve avec laquelle on s'est rapproché du record de soixante matches sans défaite détenu par l'Union. Lors de la 55e rencontre, plusieurs coéquipiers n'ont pas réussi à se lever parce qu'ils avaient fait la bringue la veille : on a joué à 10 contre 11 et on a perdu ( rires). "

Plus tard, Bruno s'est surtout impliqué dans le futsal, est devenu président d'un club à Étalle et a exercé en tant que correspondant pour Sudpresse. Un poste qui lui a permis de suivre l'Excelsior Virton lors de son premier passage en D2 et de s'offrir quelques jolies excursions à Roulers, Anvers ou encore Ostende. " On faisait du covoiturage avec d'autres journalistes de la région, c'était une expérience assez sympa. "

Cette saison, le Stabulois a évidemment suivi avec attention les pérégrinations de l'Excelsior Virton en D1B. D'autant plus que l'attaquant Aurélien Joachim est originaire d'un hameau proche d'Étalle, où vit le gardien Anthony Moris. " Il y avait aussi Guillaume François comme autre régional ", ajoute Bruno. " À ce propos, je suis fort attaché aux distinctions quand on parle des Luxembourgeois : Meunier est Ardennais, Emond est Gaumais et Castagne Lorrain ! "

Outre Anderlecht et Virton, Bruno n'a jamais hésité à visiter l'Europe pour le foot... mais pas uniquement. " À la fin des années 80, j'ai vu 3-4 matches en Islande, où je fréquentais une fille de Reykjavik rencontrée en Belgique. La visite de l'île m'a fortement marqué, autant que la prohibition de la bière : les magasins d'alcool n'ouvraient que le week-end donc c'était la ruée, je n'ai jamais vu autant de gens bourrés. " Aujourd'hui, Bruno partage la vie d'une femme originaire de Roumanie, où le couple se rend chaque année. L'occasion pour lui d'ajouter quelques tickets de matchs de Cluj, du Gloria 1922 Bistrita ou du Sepsi Sf. Gheorghe à sa collection.

Bruno Bodeux

Depuis quand êtes-vous abonné ?

Une quinzaine d'années. Maintenant que mon fils a quitté la maison, je suis seul à lire le magazine.

Quel est votre club favori ?

Anderlecht et Cluj (Roumanie)

Quelle est votre rubrique préférée ?

Je commence toujours par l'intro, qui donne le ton du journal. Jacques Sys soulignait il y a quelques semaines que Sport/Foot Mag recoupe ses infos et ne fait pas de sensationnalisme. C'est le sérieux que j'aime bien.

Quelle a été la Une la plus marquante ?

Je me souviens d'une avec Wasyl, au moment de son retour après l'affaire avec Witsel. Mais je ne suis pas très attentif à la première page parce que je trouve les titres parfois racoleurs.

"Je suis un peu collectionneur ", concède Bruno Bodeux en poussant la porte de son salon. Sur le divan, quelques écharpes de clubs aussi variés que Cluj, Alemannia Aachen ou Étalle, son village gaumais. Sur les armoires, des BDs, des livres et des Sport/Foot Magazine. " Je fais particulièrement attention aux numéros spéciaux d'avant saison, mais je conserve tous les exemplaires, la mezzanine de la chambre de mon fils en est remplie. " Bruno s'est abonné à Sport/Foot Magazine aux alentours de 2005, à une époque où il cherchait un média qui parle du football belge sans devoir être constamment branché sur l'actu. À l'époque, il est encore fidèle au Parc Astrid. " J'ai commencé à supporter Anderlecht par esprit de contradiction par rapport à ma famille qui tenait pour le Standard ", sourit celui qui s'est définitivement converti avec l'âge. Deux matches européens ont particulièrement marqué son esprit : celui contre le Rapid Bucarest pour le premier match de Kompany au Parc (Anderlecht l'avait emporté 3-2 après avoir été mené 0-2) et, surtout, celui face au Partizan Belgrade, lorsque les Mauves ont envoyé trois essais dans les airs lors des tirs au but. " Malheureusement, je suis un peu dégoûté depuis l'arrivée de Coucke : d'abord par les résultats, puis aussi par l'esprit. J'ai été fort déçu par le renvoi sans trop d'explication d'un symbole comme Pär Zetterberg. " Bruno a tapé la plupart de ses ballons de footballeur à l'US Étalle pour qui il n'a toutefois disputé qu'un seul match en équipe première. " J'étais un joueur d'assist... mais pas de contact, j'ai donc surtout évolué en réserve avec laquelle on s'est rapproché du record de soixante matches sans défaite détenu par l'Union. Lors de la 55e rencontre, plusieurs coéquipiers n'ont pas réussi à se lever parce qu'ils avaient fait la bringue la veille : on a joué à 10 contre 11 et on a perdu ( rires). " Plus tard, Bruno s'est surtout impliqué dans le futsal, est devenu président d'un club à Étalle et a exercé en tant que correspondant pour Sudpresse. Un poste qui lui a permis de suivre l'Excelsior Virton lors de son premier passage en D2 et de s'offrir quelques jolies excursions à Roulers, Anvers ou encore Ostende. " On faisait du covoiturage avec d'autres journalistes de la région, c'était une expérience assez sympa. " Cette saison, le Stabulois a évidemment suivi avec attention les pérégrinations de l'Excelsior Virton en D1B. D'autant plus que l'attaquant Aurélien Joachim est originaire d'un hameau proche d'Étalle, où vit le gardien Anthony Moris. " Il y avait aussi Guillaume François comme autre régional ", ajoute Bruno. " À ce propos, je suis fort attaché aux distinctions quand on parle des Luxembourgeois : Meunier est Ardennais, Emond est Gaumais et Castagne Lorrain ! " Outre Anderlecht et Virton, Bruno n'a jamais hésité à visiter l'Europe pour le foot... mais pas uniquement. " À la fin des années 80, j'ai vu 3-4 matches en Islande, où je fréquentais une fille de Reykjavik rencontrée en Belgique. La visite de l'île m'a fortement marqué, autant que la prohibition de la bière : les magasins d'alcool n'ouvraient que le week-end donc c'était la ruée, je n'ai jamais vu autant de gens bourrés. " Aujourd'hui, Bruno partage la vie d'une femme originaire de Roumanie, où le couple se rend chaque année. L'occasion pour lui d'ajouter quelques tickets de matchs de Cluj, du Gloria 1922 Bistrita ou du Sepsi Sf. Gheorghe à sa collection.