On savait qu' Aruna Dindane était dans le collimateur de pas mal de clubs huppés, mais sans doute pas que les choses se préciseraient au point qu'il y ait des chances réelles de le voir décamper lors du mercato d'hiver.

Anderlecht û par la voix de son manager Michel Verschueren û jure que ce ne sera pas le cas et que l'Ivoirien terminera la saison au Sporting. Mais comment le club bruxellois pourrait-il résister à une offre hivernale juteuse en ces temps de problèmes économiques généralisés ? Les supporters verseraient alors une larme et Hugo Broos demanderait du renfort. Cependant, le départ éventuel de l'Ivoirien pourrait parfaitement coïncider avec le retour sur la scène de Nenad Jestrovic et la confirmation d' Ivica Mornar. Et Anderlecht aurait encore d'autres possibilités en pointe ( Seol, Zane, Wilhelmsson... sans parler d'autres jeunes encore inconnus) pour sans nul doute compenser de façon très acceptable le départ de son sprinter habile.

De toute manière, Anderlecht a, ces dernières années, appris à tomber et à se relever. Il n'y a pas d'autre solution, de toute manière, quand on émarge à un petit championnat, selon les normes économiques européennes. Et puis, de toute façon, le football est devenu tellement prévisible dans l'instabilité des compositions des noyaux qu'il serait naïf de pleurer là-dessus.

D'après la minutieuse enquête de Bruno Govers, Anderlecht laisserait û évidemment û partir Dindane pour 12 millions d'euros, alors que l'agent du joueur, Serge Trimpont, pense que son protégé pourrait quitter le Sporting pour la moitié du prix. Marchandage classique.

Cela dit, si nous étions Aruna Dindane ou son agent û par ailleurs ex-charmant collègue autant passionné de tennis et de basket que de foot û, on se dirait sans doute que, vu l'âge du joueur (très bientôt 23 ans), c'est maintenant ou jamais. Et tant pis si Aruna se retrouve dans un club à passer ses journées à faire de la post-formation et à cirer le petit banc ou fréquenter les tribunes les jours de match ?

Au moment de signer un nouveau contrat meilleur par définition, un joueur a toujours tendance à ravaler ses sentiments. Il risque de faire face à plus de concurrence ? Et alors, c'est normal dans un club de plus haut niveau ! Quitte à se retrouver sur le banc ? C'est la règle du jeu, non !

Six mois plus tard, avec 26 minutes de présence réparties sur quatre matches en équipe fanion du nouveau club, le joueur transféré regrette les matches avec son ancien club, où il jouait tout le temps sauf grippe ou blessure carabinées, marquait, donnait des assists et faisait les manchettes des journaux. Un joueur, c'est fait pour jouer, point. Demandez à Mornar ou Pär Zetterberg ce qu'ils en pensent.

A voir les Diables Rouges rentrer dans l'épais mur estonien samedi soir pendant 90 minutes, on a pu û une nouvelle fois û réaliser à quel point les Belges manquaient de culture tactique moderne.

Où étaient les débordements par les ailes, les une-deux vifs et tranchants ou les dribbles ? Non, on a décidé d'y aller par le centre et û surtout sans doute û de laisser venir l'adversaire pour pouvoir se ménager de l'espace afin de repartir en contre et de se retrouver devant le portier Mart Poom en deux ou trois passes verticales ?

C'est vrai que la génération actuelle est très prometteuse et que le test de samedi était vraiment empoisonné. Mais pour avoir û à l'avenir û une équipe nationale meilleure que celle qui se produisit à la dernière Coupe du Monde (ne parlons pas de notre faiblesse à l'EURO 2000), il faudra faire des choix. A commencer par privilégier les joueurs les plus rapides et les plus techniques dans tous les compartiments. Ce n'est qu'en passant par là qu'on pourra mettre la barre plus haut. C'est bien d'être costaud derrière et d'avoir du fond au milieu mais ce n'est pas assez. Il faut qu'un jour, nos défenseurs osent jouer ballon au pied plus près de leur gardien pour écarter le jeu et être en mesure d'effectuer des passes qui font vraiment mal à l'adversaire.

Contre l'Estonie, nos avants ont souffert parce que nos arrières ont profité de la tactique adverse pour monter jusqu'à la ligne médiane et ne prendre aucun risque ballon au pied. Le jeu ne s'est pas déroulé sur la moitié estonienne uniquement parce qu' Arno Pijpers avait décidé de défendre...

" Le jeu ne s'est pas déroulé sur la moitié estonienne uniquement parce qu'Arno Pijpers avait décidé de défendre "

On savait qu' Aruna Dindane était dans le collimateur de pas mal de clubs huppés, mais sans doute pas que les choses se préciseraient au point qu'il y ait des chances réelles de le voir décamper lors du mercato d'hiver. Anderlecht û par la voix de son manager Michel Verschueren û jure que ce ne sera pas le cas et que l'Ivoirien terminera la saison au Sporting. Mais comment le club bruxellois pourrait-il résister à une offre hivernale juteuse en ces temps de problèmes économiques généralisés ? Les supporters verseraient alors une larme et Hugo Broos demanderait du renfort. Cependant, le départ éventuel de l'Ivoirien pourrait parfaitement coïncider avec le retour sur la scène de Nenad Jestrovic et la confirmation d' Ivica Mornar. Et Anderlecht aurait encore d'autres possibilités en pointe ( Seol, Zane, Wilhelmsson... sans parler d'autres jeunes encore inconnus) pour sans nul doute compenser de façon très acceptable le départ de son sprinter habile. De toute manière, Anderlecht a, ces dernières années, appris à tomber et à se relever. Il n'y a pas d'autre solution, de toute manière, quand on émarge à un petit championnat, selon les normes économiques européennes. Et puis, de toute façon, le football est devenu tellement prévisible dans l'instabilité des compositions des noyaux qu'il serait naïf de pleurer là-dessus. D'après la minutieuse enquête de Bruno Govers, Anderlecht laisserait û évidemment û partir Dindane pour 12 millions d'euros, alors que l'agent du joueur, Serge Trimpont, pense que son protégé pourrait quitter le Sporting pour la moitié du prix. Marchandage classique. Cela dit, si nous étions Aruna Dindane ou son agent û par ailleurs ex-charmant collègue autant passionné de tennis et de basket que de foot û, on se dirait sans doute que, vu l'âge du joueur (très bientôt 23 ans), c'est maintenant ou jamais. Et tant pis si Aruna se retrouve dans un club à passer ses journées à faire de la post-formation et à cirer le petit banc ou fréquenter les tribunes les jours de match ? Au moment de signer un nouveau contrat meilleur par définition, un joueur a toujours tendance à ravaler ses sentiments. Il risque de faire face à plus de concurrence ? Et alors, c'est normal dans un club de plus haut niveau ! Quitte à se retrouver sur le banc ? C'est la règle du jeu, non ! Six mois plus tard, avec 26 minutes de présence réparties sur quatre matches en équipe fanion du nouveau club, le joueur transféré regrette les matches avec son ancien club, où il jouait tout le temps sauf grippe ou blessure carabinées, marquait, donnait des assists et faisait les manchettes des journaux. Un joueur, c'est fait pour jouer, point. Demandez à Mornar ou Pär Zetterberg ce qu'ils en pensent. A voir les Diables Rouges rentrer dans l'épais mur estonien samedi soir pendant 90 minutes, on a pu û une nouvelle fois û réaliser à quel point les Belges manquaient de culture tactique moderne. Où étaient les débordements par les ailes, les une-deux vifs et tranchants ou les dribbles ? Non, on a décidé d'y aller par le centre et û surtout sans doute û de laisser venir l'adversaire pour pouvoir se ménager de l'espace afin de repartir en contre et de se retrouver devant le portier Mart Poom en deux ou trois passes verticales ? C'est vrai que la génération actuelle est très prometteuse et que le test de samedi était vraiment empoisonné. Mais pour avoir û à l'avenir û une équipe nationale meilleure que celle qui se produisit à la dernière Coupe du Monde (ne parlons pas de notre faiblesse à l'EURO 2000), il faudra faire des choix. A commencer par privilégier les joueurs les plus rapides et les plus techniques dans tous les compartiments. Ce n'est qu'en passant par là qu'on pourra mettre la barre plus haut. C'est bien d'être costaud derrière et d'avoir du fond au milieu mais ce n'est pas assez. Il faut qu'un jour, nos défenseurs osent jouer ballon au pied plus près de leur gardien pour écarter le jeu et être en mesure d'effectuer des passes qui font vraiment mal à l'adversaire. Contre l'Estonie, nos avants ont souffert parce que nos arrières ont profité de la tactique adverse pour monter jusqu'à la ligne médiane et ne prendre aucun risque ballon au pied. Le jeu ne s'est pas déroulé sur la moitié estonienne uniquement parce qu' Arno Pijpers avait décidé de défendre... " Le jeu ne s'est pas déroulé sur la moitié estonienne uniquement parce qu'Arno Pijpers avait décidé de défendre "