Pour la première fois de la saison, le KV Ostende a engrangé 6 points sur 6. Si son succès à l'Albertpark, face à Mons, voici dix jours, entrait encore dans une certaine logique, le club côtier a sans nul doute réalisé l'exploit le plus retentissant de ce championnat en disposant samedi d'Anderlecht, invaincu dans ses installations depuis le début de la compétition. Un succès que les promus doivent en grande partie à leur gardien, Dimitri ...

Pour la première fois de la saison, le KV Ostende a engrangé 6 points sur 6. Si son succès à l'Albertpark, face à Mons, voici dix jours, entrait encore dans une certaine logique, le club côtier a sans nul doute réalisé l'exploit le plus retentissant de ce championnat en disposant samedi d'Anderlecht, invaincu dans ses installations depuis le début de la compétition. Un succès que les promus doivent en grande partie à leur gardien, Dimitri Habran, auteur d'une prestation sans faille dans la capitale. Dimitri Habran : Les propos du nouvel entraîneur adjoint du RSCA, Glen De Boeck, qui avait prophétisé une victoire par 4 à 0 des siens, en cours de semaine, étaient évidemment de nature, dès le départ, à me motiver. Sans compter que j'avais encore un £uf à peler avec Aruna Dindane qui avait ouvert la voie à un succès anderlechtois, au match aller, suite à un plongeon spectaculaire qui m'avait valu d'être renvoyé aux vestiaires tout en permettant aux siens de bénéficier d'un penalty tombé du ciel. Cette victoire au Parc Astrid, c'est en quelque sorte un prêté pour un rendu. Si la phase s'était déroulée à l'avantage du Sporting, pour sûr qu'aucun des joueurs anderlechtois n'y aurait trouvé à redire. Je ne vois pas pourquoi ils devraient se lamenter dans le cas présent. Et, que je sache, personne dans leurs rangs ne s'était offusqué après l'obtention d'un penalty-cadeau, chez nous, au match aller. Alors, pour moi, c'est kif-kif. Nous venons de réaliser une opération formidable, d'un seul coup, face aux deux clubs de la capitale. Mais le chemin menant au sauvetage est encore long. Même s'il me paraît de plus en plus évident que la lutte pour le maintien ne se limitera pas à trois clubs. Saint-Trond et le Germinal Beerschot, pour ne citer qu'eux, ne sont guère mieux lotis. Ce serait moche de minimiser les mérites de Gilbert Bodart, qui s'est donné corps et âme mais qui n'a pas eu la chance de voir l'équipe prendre beaucoup de points. Avec le nouveau coach, on bénéficie actuellement de ce coup de pouce. Soyons logiques : si ce match à Anderlecht devait être joué 100 fois, Anderlecht l'emporterait à 99 reprises. Il faut la baraka de temps en temps. Et, pour le moment, on l'a. (B. Govers)