1 Genk a décidé de ne pas prolonger le contrat de Thomas Buffel. C'était la décision la plus difficile à prendre pour un directeur sportif ?
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1 Genk a décidé de ne pas prolonger le contrat de Thomas Buffel. C'était la décision la plus difficile à prendre pour un directeur sportif ? Elle a été très difficile, surtout sur le plan humain, pour moi comme pour tout le club. Mais il fallait prendre en compte l'aspect sportif. Or, nous manquions de vitesse sur le flanc suite au transfert de Leon Bailey et à l'absence d'éclosion de Manuel Benson. Thomas est un Genkie et nous lui avons offert un poste. Je préférerais qu'il reste mais je comprends qu'il puisse être encore utile à d'autres clubs l'année prochaine et qu'il décide d'y jouer avant de revenir chez nous. 2 Quel regard portez-vous sur la saison passée ? Des achats coûteux comme Ingvartsen et Benson n'étaient même plus dans le noyau en fin de saison. Ingvartsen a un énorme potentiel et une mentalité fantastique mais il est encore très jeune et il a eu besoin d'un temps d'adaptation. Notre passage à vide les premiers mois a encore compliqué les choses. Quand il a joué, le jeu par les flancs ne lui convenait pas, mais un jour, il va trouver le chemin des filets. Des clubs de Bundesliga m'ont déjà téléphoné pour le louer mais ce n'est pas une solution. Benson possède aussi un énorme potentiel mais il doit tourner une page, dans sa tête. Il doit être plus exigeant envers lui-même. La confiance se gagne sur le terrain, par ce qu'on montre à l'entraînement. Benson doit placer la barre plus haut. Nous croyons toujours en lui et il doit faire ses preuves l'année prochaine, chez nous ou ailleurs. 3 Genk a un noyau étoffé. Des joueurs du cru comme Siebe Schrijvers reçoivent donc peu de temps de jeu. Vous le regrettez ? Personnellement, je trouve que Siebe doit oser affronter ses concurrents ici. La fuite n'est pas une bonne solution. Nous avons un noyau étoffé parce que nous avons décidé de faire éclore les jeunes plus vite. Nous avons 28 joueurs de champ et trois gardiens mais ça nous a été utile quand nous avons déploré douze blessés. Un noyau de cette taille n'est ennuyeux que quand tout le monde est disponible et que certains doivent prendre place dans la tribune. Sans Coupe d'Europe, nous aurions conservé 24 joueurs et trois gardiens, maintenant, ce sera 26 plus trois. 4 Malgré la largesse de votre noyau, vous cherchez des renforts. Et des joueurs partent. Il faudra attendre la fin du Mondial ? Le Mondial n'a pas d'impact sur notre travail. Un seul joueur, Danny Vukovic, doit revenir à Genk. Nous n'allons pas vendre pour vendre mais continuer à former une équipe tout en étant à l'écoute de ceux qui veulent partir. C'est la différence avec l'année passée, quand nous voulions conserver tout le monde. Nous achèterons éventuellement des nouveaux joueurs en fonction des départs. Nous cherchons aussi un autre profil d'attaquant mais il sera soit très cher soit très jeune et donc pas encore prêt pour l'élite. La vitesse des flancs a aussi été un item toute la saison. Nous voulons que tous nos transferts entrants aient vraiment envie de nous rejoindre. C'est aussi un message que j'adresse aux joueurs présents : nous libérons ceux qui ne se sentent pas bien avec nous. Pour enflammer le public, il faut dégager soi-même de la passion. Nous devons réveiller la fierté de porter nos couleurs. 5 Quel est l'aspect le plus difficile de votre poste dans un club comme Genk ? Notre défi consiste à tenter de rejoindre l'élite belge tout en ayant un budget moins important. Donc, l'année prochaine, notre ambition principale sera de rejouer les play-offs car à ce stade, tout est possible, comme on l'a vu cette année. Nous avons un atout : nous devenons un club modèle en Europe. Les jeunes issus de notre école sont très près de l'élite européenne depuis six ou sept ans. On parle donc partout en termes positifs de nous. On sait que Genk est une bonne pépinière.