1. Dimanche, tu étais face à Philippe Clement, avec lequel tu as travaillé un an et demi. Que t'a-t-il appris ?

Philippe ne tolère pas le moindre relâchement de qui que ce soit, même pas des personnes extérieures au staff et au noyau. Il entraîne tout le monde. Il ne s'occupe pas uniquement de son équipe, de son noyau, de son staff mais aussi de l'encadrement, de la presse et des supporters. Il m'a appris qu'il fallait placer la barre haut pour chacun. Il m'a raconté à quel point Michel Preud'homme travaillait dur, de même que lui. Je retrouve ça en Hannes Wolf. La nouvelle génération d'entraîneurs est ultra-motivée.

2. Qu'a apporté Hannes Wolf à Genk et restera-t-il s'il loupe les PO1 ?

Il a apporté de l'intensité en match mais aussi à l'entraînement. Le physique est très important à ses yeux. Il défend la valeur du dur labeur, il est encore jeune et très clair. On voit son impact sur le groupe, comme celui de Philippe avant. Certains ont du mal à le suivre mais ils y sont obligés. On oublie parfois les bases. Il semble logique que tout le monde aille de l'avant mais il faut aussi tenir compte de l'absence de résultats.

Quant à la deuxième partie de la question : je trouverais grave de juger quelqu'un qui travaille bien s'il venait à nous manquer un ou deux points pour les PO1. Hannes Wolf est l'homme idéal pour nous remettre en selle.

3. Les Norvégiens du mercato hivernal se montrent et Paul Onuachu s'épanouit. T'y attendais-tu ?

Les avants sont très délicats. Avec le gardien, ils occupent la position la plus difficile car l'aspect mental y est crucial : ils ont besoin d'énormément de confiance. Nous l'avons déjà constaté il y a quelques années quand Samatta et Karelis jouaient en alternance. D'un coup, l'un d'eux a su qu'il pouvait continuer à jouer, y compris après un moins bon match, et il a acquis de l'assurance.

On a vu l'année passée avec Ally et maintenant avec Paul ce que la confiance permet à un avant de réaliser. Paul, en plus, a quitté un championnat moins ardu, le danois, pour le nôtre. Nos Norvégiens dévoilent leur potentiel dans l'entrejeu. Nous voyons enfin le bout du tunnel à une place importante. Nous avions perdu notre coeur mais un nouveau est en train de grandir, avec des joueurs qui peuvent encore s'améliorer.

4. Les joueurs partis sont bons dans leur nouveau club, tant Berge que Samatta, qui ont été vendus, et Ianis Hagi, qui est prêté.

Hagi souhaitait partir. Pendant le stage hivernal, nous l'avons posté à droite, une place où il est bon à Glasgow pour le moment, mais nous avons Junya Ito et il est si bon que nous ne pouvions offrir à Hagi la garantie qu'il serait titulaire plusieurs semaines d'affilée. Samatta profite des blessures à Aston Villa mais il a aussi le bon âge pour évoluer dans cette compétition et je ne suis pas non plus étonné que Berge joue. Le week-end dernier, j'ai également vu un Kabasele très fort en Angleterre. Les grands clubs étrangers savent que nous ne nous contentons pas de bien vendre : nous formons bien nos footballeurs.

5. Une non-qualification pour les PO1 aurait-elle une influence sur ton travail durant le prochain mercato ?

Non. L'Europe constituerait un argument supplémentaire pour conserver certains joueurs mais même sans ça, ceux qui ont envie d'un transfert peuvent encore progresser à Genk. Nous venons de le montrer cette année alors que nous n'avions pas un niveau susceptible de convaincre d'emblée de grands clubs.

Cette année, ce qui nous a manqué, c'est le coeur de l'équipe. Plusieurs jeunes sont en plein développement à cette place. Maintenant, je dois effectuer un tri, deux ou trois achats ciblés, en espérant que deux ou trois piliers dont nous pensons qu'ils peuvent encore se bonifier ne partent pas. Ensuite, nous allons faire passer deux jeunes dans le noyau A. L'exercice est difficile : il faut trouver un équilibre entre notre croissance et l'éclosion de nos propres talents.

1. Dimanche, tu étais face à Philippe Clement, avec lequel tu as travaillé un an et demi. Que t'a-t-il appris ? Philippe ne tolère pas le moindre relâchement de qui que ce soit, même pas des personnes extérieures au staff et au noyau. Il entraîne tout le monde. Il ne s'occupe pas uniquement de son équipe, de son noyau, de son staff mais aussi de l'encadrement, de la presse et des supporters. Il m'a appris qu'il fallait placer la barre haut pour chacun. Il m'a raconté à quel point Michel Preud'homme travaillait dur, de même que lui. Je retrouve ça en Hannes Wolf. La nouvelle génération d'entraîneurs est ultra-motivée. 2. Qu'a apporté Hannes Wolf à Genk et restera-t-il s'il loupe les PO1 ? Il a apporté de l'intensité en match mais aussi à l'entraînement. Le physique est très important à ses yeux. Il défend la valeur du dur labeur, il est encore jeune et très clair. On voit son impact sur le groupe, comme celui de Philippe avant. Certains ont du mal à le suivre mais ils y sont obligés. On oublie parfois les bases. Il semble logique que tout le monde aille de l'avant mais il faut aussi tenir compte de l'absence de résultats. Quant à la deuxième partie de la question : je trouverais grave de juger quelqu'un qui travaille bien s'il venait à nous manquer un ou deux points pour les PO1. Hannes Wolf est l'homme idéal pour nous remettre en selle. 3. Les Norvégiens du mercato hivernal se montrent et Paul Onuachu s'épanouit. T'y attendais-tu ? Les avants sont très délicats. Avec le gardien, ils occupent la position la plus difficile car l'aspect mental y est crucial : ils ont besoin d'énormément de confiance. Nous l'avons déjà constaté il y a quelques années quand Samatta et Karelis jouaient en alternance. D'un coup, l'un d'eux a su qu'il pouvait continuer à jouer, y compris après un moins bon match, et il a acquis de l'assurance. On a vu l'année passée avec Ally et maintenant avec Paul ce que la confiance permet à un avant de réaliser. Paul, en plus, a quitté un championnat moins ardu, le danois, pour le nôtre. Nos Norvégiens dévoilent leur potentiel dans l'entrejeu. Nous voyons enfin le bout du tunnel à une place importante. Nous avions perdu notre coeur mais un nouveau est en train de grandir, avec des joueurs qui peuvent encore s'améliorer. 4. Les joueurs partis sont bons dans leur nouveau club, tant Berge que Samatta, qui ont été vendus, et Ianis Hagi, qui est prêté. Hagi souhaitait partir. Pendant le stage hivernal, nous l'avons posté à droite, une place où il est bon à Glasgow pour le moment, mais nous avons Junya Ito et il est si bon que nous ne pouvions offrir à Hagi la garantie qu'il serait titulaire plusieurs semaines d'affilée. Samatta profite des blessures à Aston Villa mais il a aussi le bon âge pour évoluer dans cette compétition et je ne suis pas non plus étonné que Berge joue. Le week-end dernier, j'ai également vu un Kabasele très fort en Angleterre. Les grands clubs étrangers savent que nous ne nous contentons pas de bien vendre : nous formons bien nos footballeurs. 5. Une non-qualification pour les PO1 aurait-elle une influence sur ton travail durant le prochain mercato ? Non. L'Europe constituerait un argument supplémentaire pour conserver certains joueurs mais même sans ça, ceux qui ont envie d'un transfert peuvent encore progresser à Genk. Nous venons de le montrer cette année alors que nous n'avions pas un niveau susceptible de convaincre d'emblée de grands clubs. Cette année, ce qui nous a manqué, c'est le coeur de l'équipe. Plusieurs jeunes sont en plein développement à cette place. Maintenant, je dois effectuer un tri, deux ou trois achats ciblés, en espérant que deux ou trois piliers dont nous pensons qu'ils peuvent encore se bonifier ne partent pas. Ensuite, nous allons faire passer deux jeunes dans le noyau A. L'exercice est difficile : il faut trouver un équilibre entre notre croissance et l'éclosion de nos propres talents.